Coviptea rendus^ t. LXXIY, p
METEORITES. 581
fondéoMnt par la structure. La première, en effet, est grenue, Tautre entièrement oolithique. Or, la chute observée le 8 mars 1829 à Forsyth, en Géorgie (États- Unis ' a fourni des échantillons qui pourraient presque également être placés dans Tun ou dans Tautre type : c*cst de la lucéite contenant quelques globules inégalement répartis. L*irrégulière distribution des globules produit même ce résultat qne les petits échantillons peuvent différer entre eux au point d*appartcnir à des types distincts.
Mous avons vu que la mesminite et la cancllite sont des brèches ayant pour élément commun la lymerickite qui en forme la base. La première est formée en outre de fragments de lucéite et la seconde de fragments de monlréjite. Or, la pierre trouvée à Assam, dans Tlnde, en 1846% renferme des fragments rigoureusement identiques à la roche de Forsyth qui vient d*étre citée. Cette roche étant, comme nous venons de le voir, un intermédiaire entre lu lucéite et la monlréjite, la pierre d* Assam constitue par cela même une transition entre la mesminite et la canellite.
Déjà, la communauté d'origine de la montréjite et de la limcrickite a été prouvée par ce fait qu'elles sont associées entre elles dans la canellite. Il n*en est pas moins intéressant de signaler les caractères ambigus entre ceux qui leur sont respectivement propres, que présente la météorite tombée, le 10 octobre 1857, à Obaba, dans le Sicbenbourg. La montréjite et la limcrickite se ressemblent par la structure qui, chez toutes les deux, est oolithique; mais elles diffèrent par la dureté, qui est beaucoup plus grande chez la dernière, et surtout par la nuance, qui est foncée et bleuâtre dans la limcrickite et blanche dans la montréjite.
Labutsurite constitue un terme de passage entre la montréjite et la stawropolite. Cette roche contient, comme la stawropolile, des globules noirs, mais, comme dans la montréjite, le ciment qui lui sert de base est blanc.
Enfin les nombreuses météorites appartenant au type dit chantonnite, et caractérisées par leurs marbrures noires, font le passage entre l'aumalite et la tadjérite. (Cours de géologie comparée,)
Quoique d*une manière tout à fait secondaire, nous mentionnerons, toujours dans le but de démontrer la communauté de gisement originel des météorites, la coexistence de types lithologiques distincts dans la même chute de météorites '.
Le 17 novembre 1775, on vit tomber à Sigena, en Espagne, des météorites dont les unes sont constituées par la sigénite et les autres par de la painallite. Il en résulte évidemment que ces deux roches proviennent du même gisement. Le fait, malgré sa complication, s*est reproduit identiquement le même. En efiét, le 12 novembre 1856, à Trenzano, en Italie, eut lieu la chute simultanée de météorites appartenant les unes au type bustite et les autres au type pamallite. Il convient de i*emarquer combien cette reproduction est instructive, en ce qu'elle suppose la superposition de causes très rarement réalisées.
En effet, il est très rare qu'une même chute fournisse deux types distincts; en second lieu, la sigénite est une roche extrêmement rare, et troisièmement la par-
i. Siilintan^ë Auiertran, l. XVIII, p. 5H8.