‹ Les météoritesChapitre 158 sur 208 · Comptes rendus, t. LXXlU. i · texte numérisé non relu

Comptes rendus, t. LXXlU. i

nallite aussi est un type litliologiquc très peu fréquent. (Cours de géologie comparée,)

En résumé quatre méthodes, complètement indépendantes entre elles, concourent à la démonstration des relations stratigrapbiques des météorites. Les Toici résumées en quelques mots ^

1<* Étude IWiologique des brèches polygéniques. — Les brèches renfermant des fragments juxtaposés de roches appartenant à de^ types divers,' démontrent les relations stratigraphiques de ces ty])es. Leur étude fournit ainsi la preuve de la communauté d*origine d*un grand nombre de roches cosmiques, normalement mélangées, par exemple dans les brèches appelées : déesitc, mesminite, canellite, pamallite, etc.

2® Examen des passages minéralogiques entre divers types. — Cette méthode consiste à prouver la relation de divers types, en montrant que, dans certains échantillons, ils passent insensiblement les uns aux autres. Cest un fait dont les roch&s terrestres nous donnent un si constant spectacle. Des passages de ce genre relient par exemple la montréjite à la stawropolite, la montréjite à la lucéite, la montréjite à la limerickite, Taumalite à la tadjérite, Taumalite à la chantonnite, etc.

3*^ Constatation de la coexistence, en fragments distincts, de divers types dans la même chute. — La communauté d*origine de la pamallite et de la sigénite résulte de la coexistence de ces deux roches en fragments distincts, d*abord dans la chute de Trenzano, puis dans la chute de Sigena.

A^ Transformation de certaine types en d^ autres types. — Knfin, la transformation artificielle de certains types en (Fautres, en montrant que les derniers dérivent naturellement des premiers, prouve par cela même leur communauté d origine. C*est ainsi que la chantonnite et la tadjérite dérivent de Taumalite, et que la butsurile, la béjalitc et la stawropolite dérivent de la montréjite.

Conclusion, — 11 résulte do chacune de ces quatre méthodes d'investigation, que des météorites de types divers proviennent d'un même gisement, et par conséquent la notion de la Stratigraphie météoritique peut être considérée comme définitivement acquise à la science, et par conséquent à Tastronomie physique. Car on ne saurait méconnaître le caractère astronomique de recherches qui tendent à démontrer Tancienne existence d'un astre aujourd'hui disparu, et qui s*efibrcent d*en reconstituer les principaux éléments au moyen des débris que nous en avons. Ce sont évidemment des recherches astronomiques, quoique d'ailleurs elles appartiennent à une branche nouvelle d'astronomie, à la Paléontologie sidérale qui, opérant sur des fossiles, savoir : les restes des corps célestes à reconstruire, doit nécessairement emprunter h la géologie ses méthodes, seules applicables à Tétudc et à la mise en œuvre de documents de celte nature.

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