‹ Les météoritesChapitre 167 sur 208 · Comptes rendu», t. LXVIII. p · texte numérisé non relu

Comptes rendu», t. LXVIII. p

:». Ibid., t. I.XIX, p. CîîO.

rempli ptr une atmosphère très peu dente, s*y ëpanouissant et retombant ensiûte lentement en aflectant les formes les plus capricieuses.

Le« perfectionnements apportés aux procédés de Tanalyse spectrale ont permis de reconnaître, lors de la formation des protubérances, Tinjeclion de certaines vapeurs telles que celles du magnésium et du fer. Suivant MM. Frankinnd et LockyerS ces valseurs n'atteignent d'habitude qu'une très faible hauteur dans la chromosphère; cet^endant, dans de rares occasions, ces observateurs ont constaté que la vapeur de magnésium peut former des nuages flottant au-dessus de la photosphère et complètement séparés de c^lle^i .

Le fait de rinjev^tioa gaieuse dont les protubérances sont le siège est encore mis es évidence par le< mesures de préctsion que les mêmes savants sont parvenus à prvaJr^ à l'aide du 5pectn»eope, el dont ils ont contrôlé Texactitude par des essais Êùls ibik> le l^crstcîre sur des gaz comprimés artificiellement à un degré rigou- Rttsenent cuaaa*.

U porxt iefiwatnf pe le pbemMKiie protubérantiel est étroitement uni à celui «les tacbes. Le< étit> ks (^l«^ <ailbnt$ à cet égard sont dus à M. Respighî» qui a ■iKMier^ SOT il -.-rioictfr&MM de photcOTaphies prises tous les jours pendant deux iBUts^ ja m i«! viMC ;jasû» de protubérances dans le voisinage immédiat des pdles. El'es ctfcnmfeQc^KKC phis près de ces points que les taches, mais, de même que les tacètfs. et^cs i'^ iMet^nenl pas. De plus, et contrairement à Tapparence, 1. ks»<u:^ 1 .vostitié q«e les protubérances ne sont pas toujours des phénomènes «cssi. -TJt-iitiy^its i{«'oa fa cru : il en a vu persister sur le même point pendant ;iîiis««i^ ^wir^ i"*f« ^ résulte jusqu*à révidencc qu'elles sont liées à des actions ^stseraifs hi it»^ 5i.4jife. A ces faits on doit ajouter ceux annoncés par Secchi. L lî^r-HWOie TVOMia a trouvé dans le voisinage des taches, quelle que soit leur ^^ùtGicva sir ie dte*^ solaire, les raies caractéristiques de leurs protubérances'.

0^ *«t cvêf* 1* J- (l«?omac n'hésite pas à comparer les taches solaires à nos às{*vaa!i-vs infv4^0|ues. Sui^-anl lui, à l'origine, les taches d'un même groupe se

>a "^«K 5^'tarviiient, puis, lorsque la puissance des forces éruptives a acquis un

- - ut i^x^» '^"^ lignes de dislocation apparaissent, indiquant la relation qui existe

■^'^ les critères d'un même groupe, a Or, dit-il, il est bien remarquable

x-s ,»<\C^^'* d éruptions soient situes aux exlréniilés des lignes de grandes dis-

^ ^i'KVfcS. Aiï^ *I^*** ^^^'^ vallées circulaires d'élévation aux extrémités d'une brisure

Jk^ ;\vxH\v tenvstreV «

|s^^ QiK* leur dislanco les dérobe à une observation complète, les étoiles montrent .àt»s ^viiAins cas tics phénomènes éruptifs analogues h ceux du Soleil : au moins ne

»U^ ivjs expliquer autrement les apparences qu'elles nous offrent. C'est ce qui a j iml Mvvialoment pour les étoiles temporaires. L'existence d'un gaz chaud qui L ' ^i\\*lopiH\ lu soudaineté de l'explosion de leur lumière, la diminution rapide » Lxui MvIrtI. ont c(»n(lnil M. Ilug^ins à penser que l'astre s'est trouvé subitement

*|opi*<^ ^^^'î* llainmes de l'hydrogène incandescent. « Il pourrait se faire que cet liv dit I»* îittvanl anglais parlant de l'étoile t de la Couronne, ait été le siège de

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quelqne grande convulsion avec dégagement énorme de gaz mis en liberté. Une grande portion de ce gaz était de Thydrogène, qui brûlait à la surface de la planète en se combinant avec quelque autre élément. Ce gaz enllammé émettait la lumière caractérisée par le spectre à raies brillantes ; le spectre de Tautre portion de la lumière stellaire pouvait indiquer que cette terrible déflagration gazeuse avait surchaufTé et rendu plus vivement incandescente In matière solide de la photosphère. Lorsque l'hydrogène libre eut été éjmisé, la flamme s'abattit graduellement, la photosphère devint moins lumineuse et l'étoile revint à son premier éclat «.

On admet généralement que des phénomènes éruptifs se produisent dans les comètes. L'observation de ces astres parait montrer que la chevelure et la queue sont formées de matières issues du noyau. D'après M. Huggins, l'ordre ordinaire des phénomènes qui accompagnent la formation d'une queue semble être celui-ci : d'intervalle en intervalle, de la matière serait projetée par le noyau dans la direction du Soleil ; elle ne se dispose pas tout aussitôt en queue, mais forme d'ordinaire, en avant du noyau, un nuage lumineux intense, au sein duquel, pendant un certain temps, la substance du noyau continuerait à pénétrer sous forme de courant. On voit naître de la sorte une succession d'enveloppes dont la matière se dispose plus tard dans une direction opposée au Soleil et finit par former la queue. Habituellement on observe entre ces enveloppes des espaces de couleur plus sombre et, d'après M. Faye, les queues multiples s'expliqueraient par la présence dans les atmosphères cométaires de substances de densités très diverses*.

Toutefois, M. Tyndall voit dans les (jueucs des comètes le résultat d'actions toutes difTérentes qui lui ont été révélées par des expériences de laboratoire^. Dans le cours des recherches bien connues sur la décomposition des vapeurs par la lomière, l'auteur a été conduit à constater qu'une quantité de substance à \)eme appréciable, quand elle est diffusée sous forme de nuage, peut émettre, par réflexion, une masse de lumière considérable, et qu'en particulier une matière d'une ténuité presque infinie, et qu'il faudrait probablement multiplier par des millions pour qu'elle pesât autant que l'air qui la renferme, est apte à émettre une lumière bien plus intense que celle do In queue des comètes. Partant de là, M. Tyndall pense qu'une comète est formée de vapeurs susceptibles d'être décomposées par les rayons solaires; la tête visible et la queue seraient un nuage résultant de cette décomposition. Dans cette théorie, et c'est le fait important pour nous, la queue ne consisterait pas en une matière projetée par la comète, mais bien en une matière précipitée par le faisceau des rayons solaires qui traversent l'atmosphère. On prouve expérimentalement que cette précipitation peut avoir lieu lentement le long du faisceau ou instantanément sur toute sa longueur, de façon que la rapidité prodigieuse avec laquelle la queue se développe s'expliquerait sans qu'on fût forcé de recourir aux mouvements inconcevables de translation admis jusqu'à présent.

Nul doute que les phénomènes éniptifs ne s'exercent sur les planètes, au moins sur les plus voisines de la nôtre. On sait en quoi ils consistent sur la Terre; la

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