Comptes rendus, t. LUI, p
5. Archivée des sciences physiques, déccnibre 1808 et février 1800.
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eroftte solide se orerasse par phoes, sons rinflaenoe des réactions méctnîqiies auxquelles elle est soumise ; puis par ces crevaitses ou failUi s'âèvent det matériaux sous-jacents qui, à cause de cette origiae» prennent le nom spécial de roches éruptives. Les espèces de murs souterrains que ces roehes forment ainsi, se présentent sons des formes variées , dont les principales sont désignées sous les appellations de filoru, de dyke$f de cuhti ou de typharu.
Les phénomènes Tolcaniques se montrent sur la Lune avec une netteté admi* rable : f C'est sur la Lune, a dit M. Paye, que les géologues pourraient étudier les phâiomènes plutoniques dans toute leur pureté. »
Les cirques volcaniques y sont plus profonds que sur la Terre, et cela tient sans doute à la faible valeur de la pesanteur sur notre satellite et à Texpansion, dès lors très puissante, des corps gazeux qui ont déterminé ces explosions. Les mêmes causes ont déterminé sur la Lune le nombre considérable et Tétcndue des cavités cratiformes dont elle est couverte. On a compté jusqu'à SOOOO de cescralèreSy et il doit en exister certainement une grande quantité dont le diamètre est trop petit pour que nous puissions les apercevoir.
Parmi ces cirques, nous devons citer d*une manière toute particulière la montagne de Copernic, qni atteint 3400 mètres, c'est-à-dire environ la hauteur de l'Etna, et qui a été étudiée avec soin par Secchi. Elle oflre une double enceinte annulaire de montagnes; l'extérieure, qui est la plus basse, se présente avec un diamètre de 87 kilomètres, et l'intérieure, à bords plus élevés, a un diamètre de 69 kilomètres; c'est sur cette enceinte que se trouve le pic« élevé de 5400 mètres. Le fond ou l'intérieur du cratère a 36 kilomètres; il présente luimême une triple enceinte de rochers brisés, et un grand nombre de gros fragments amoncelés au pied de l'escarpement semblent avoir été détachés des montagnes enrironnantes. Le cratère présente deux grandes échancrures ou plutôt deux crevasses aux extrémités du diamètre nord-sud.
Les cirques de la Lune ont une grande analogie avec les cirques et les montagnes volcaniques de rAuvergne et ;d'autrcs n*gions du globe terrestre. Ainsi, la montagne de Copernic a pu être comparée par Secchi aux cratères volcaniques des environs de Rome, et Henri Lccoq' y voit l'analogue des montagnes trachytiques du Puy de Dôme. De même, suivant la remarque de ce géologue, le grand cratère d'Aristillus est entouré, dans toute sa partie sud extérieure, de plusieurs séries d'obélisques plus élevés que les roches Tiiillit^re et SanaHoire du mont Dore, dont les masses énormes ont de la ressemblance avec les pics démantelés du volcan lunaire. Une montagne qui peut être de la même nature lithologique que les bords du cirque, puis une autre plus petite à côté, occupent la plaine unie du fond du cratère. La hauteur de ces deux montagnes est a peu près celle dont les deux Puys de Dôme, le grand et le petit, s'élèvent au-dessus de la plaine environnante. L'aspect de ces grandes roclies du cirque d'Aristillus rappelle la belle vallée de Chaudefour au mont Dore.
Certains cirques de l'Auvergne peuvent, pour la dimension, rivaliser avec les petits cratères de la Lune, par exemple le cirque du Cantal.
En terminant son intéressante notice, Lecoq signale encore d'autres rappro-