Comptes rendus^ l. LXI, p
4. Siiiungsberichl der Akademie der Wisaenscha/len iu Wien, t. LYUI, 8 oct. 1860.
450 ENCYCLOPÉDIE CHIMlQCE.
satisfaisante. Fidèles aux idées de Hayer^ et de Joule*, divers savants attribuent l'incandescence des bolides à la destruction de leur force vive au moment où ib traversent Tair. Toutefois il ne faut pas appliquer trop rapidement le calcul à des questions aussi compliquées : il conduit à des conséquences évidemment erronées. C*est ainsi que relativement au bolide d*Orvinio, H. Ferrari arrive à trouver qœ la destruction de sa force vive a éh développer une température égale à 1 936 93! centigrades I Or, si telle était en effet l'origine de la température développée, celleci devrait se produiie également dans toute la masse du corps cosmique et la matière des météorites, extraordinairement sensible, comme on Ta vu» A Tactioo de la chaleur, conserverait nécessairement les traces de cet énorme échanffement L'étude directe des météorites nous a montré, au contraire, que réchaoflement subi dans Tair est exclusivement superficiel ; ceci dit, sans chercher pour le momeiit comment le fait peut se concilier avec la théorie mécanique de la chaleur.
C*est à réchauffement atmosphérique qu'il faut reporter la production de réoofte noire qui recouvre les météorites, et les faits dont Tensemble constitue le Méiamorphiime météoritique^ paraissent susceptibles, entre autres applications, de jeter quelque lumière sur ce sujet. La constance de cette croûte rend particulièrement intéressante l'étude de ses caractères d*où Ton peut espérer de tirer des domiëes positives quant à la partie météorologique du phénomène de la clmte des pierres.
Pour le moment, je n'ni absolument en vue que les pierres grises susceptibles de métamorphisme, c*est-à-dire celles qui se rangent dans les types désignés sous les noms d'aumalite, de chantonnite, de hicéite, de montréjite, etc. La plupaK des échantillons que j*ai étudiés proviennent de la chute si abondante de Paltnsk en Pologne (50 janvier 1868), et sont constitués par la chantonnite. D'autres types de pierres présentent également une croûte noire, plus ou moins analogue à celle qui m'a occupé, mais j'en fais ici complèlcment absti*action.
Mes expériences, dont il suflira de donner un très rapide résumé, sont les unes analytiques et les autres synthétiques.
En premier lieu, j'ai isolé une petite quantité de la croûte noire de Pultu.<k pour chercher à déterminer sa composition immédiate qualitative. Plusieurs essais, parfaitement concordants ([uoique portant sur des poinLs d'aspect un peu différent, y ont démontré l'existence de grenailles métalliques, de péridot, de pyroxène et d'une matière colorante noire attaquable. Sa densité est tout à fait comparable à celle de l'intérieur de la pierre (7), 57). En un mot, cette croûte présente la composition et les caractères physiques de la tadjérite, c'est-à-dire de la roche métamorphique tombée en 1807 aux environs de Sétif, en Algérie.
Celte même écorce noire, soumise à l'examen microscopique, loin d'être vitreuse, s'est montrée cristalline, au même degié que la chantonnite qu'elle recouvre et que la tadjérite qu'elle reproduit. Dans quelques points on trouve des filaments vitrifies extrêmement déliés qui tendent h former comme un réseau et souvent même une couche continue, certainement fondue, mais d'une minceur extraordinaire. Ces filaments et cette couche externe sont tout à fait incolores et amorphes; leur origine
1 Dynamik der Uimmel.