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CHUTE DE LA BÉCASSE (INDRE

Le 51 janvier 1879, vers midi et demi, une météorite tomba dans la commune de Dun-le-Poëlier (Indre), dans la localité dite la Bécasse.

Une détonation formidable, dont on a comparé le bruit à celui d'une décharge d'artillerie ou d'une explosion de mine, et qui a été entendue sur une distance de

4M ESaCLOPÉDIE CaiHIQUE.

plus de 20 kilomètres, fut suîtîc d*iin roulemeot semblable à celui du tonnerre, qui se répercuta pendant plusieurs minutes et frappa de stupeur les personnes qui Fentendirent. Yen ce moment, on ounier qui traTaillait dans un champ, ayant vu la terre jaillir sous forme de nombreuses éclaboussures , alla avertir le sieur Auchapt, caltiTatenr, et l'on retira alors du sol une pierre qui s*y était enfoncée jusqu'à une profondeur de 0"^.

D'après la forme du trM, celle sorte de projectile est arrivée sur le sol à peu près ferticalement. Certaines drcoiistanees paraissent indiquer que la trajectoire du bolide était dirigée dn sud-est an Dord-oord-ouest. Ainsi, lors de la détonation, le bruit a été enteoda arac intensité tout près dlssoudnn, c*est-â-dire à 30 kilomètres ihi point da lieu d^ b chute, tandis qu'aux abords de ce dernier point le bruit était beaooap moins ^/rt *•

La détooatioQ jT^it été tHe-même préopdée, dit-on, d'un bruit semblable à celui d*an train de dtemia ée ia^ se m^Mifant a une certaine distance. On n'a pas remarqué, on platôt oa b'j pas «ûiialé, dans les récits qui nous sont parvenus, le phéBOBèBe IvBÎKBi fû a eertaîiieiDait accompagné la chute.

Oi ■ a resaeîMi mwmt «aie météorite.

(Wâh).

La nêpoa m les mëkBÊtàa dTsIherville sont tombées a été visitée par Lavrsi» Stnôà*. E3îe est eiacsemeot située sur la frontière commune des Ébis iTïwa ^ Je SmiesaÊi yar45*5ft! de latitude nord rt^94*âûL de longitude ^Hoesc - Ell«f i^s. lixir:^ î: re territnîrt' si remarquable oîi, dans Tespace d'un seul ïx^'L^. sf se; siors-ie is5 rrs^ d'«ilt> àv Hochosler (Indiann). de Cvnthiana (Keii-

In I r;c5^ «r .' e;*- î"^** *^- Tih^n^m^n^ n^dinaires qui accompagnent les ,-ûttaK> TwvtJ-'rinxes^ w*^ .''•^. rn ifi<.»*>viî i*Mi : unî fxceptionnelle. Le clioc des rw.-rf< iîir V 5 » X > '•• "'^ '**' *^.>vuf.n> lu.in.iirent nettement à 200 et

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"^ -^ri*^^^ '"''^^ ''*'^'^ ^ ^'""^*^ i'i-^it's^us k u surface du sol. La seconde ..^'**s* >ti.^ ettil^v i i-.50 Jt* pr^iuiitk'dr Jati* uqo argile bleue, à 3 kilo- ^>«*^**^^ *"* t""'"*'^'**^- La t:vt.^èiiie tjtf fut JtkiHiïerte que le 25 février 1880, "^^jjif* «^«^' "^'-^^ '^^ ^'J"^*^^* '^"^^ ^^ >*^i. ^-^lle^'i est tombée à 6 kilomètres ^ Jr b ^»n.>mièrv. II y u quelques Ki a^meuts plus petits, sans doute déUclit>s

i. ^^ r*^' àé entemt . jas»|u-4«.i caMn.Q> Jo Tour., ter. loucfl, cldc Sainl-FIoiciiUii ^H^ilfc Astanles I une de Pautr* de fJus ck* ltW> k»|.>iii. ^0t^r& rtndus. t. \C, p. 95».

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(le l'échantillon principal, au voisinage de la surface du sol, car on les a ramassés tout près de lui.

Les blocs recueillis pèsent respectivement i98, 78, 42, 15 kilogrammes, 4^", 5, 2^", 2 et 1 kilogramme. Un ingénieur des chemins de fer estime à 60 kilomètres la hauteur du bolide quand il apparut et à un nombre un peu moindre son altitude au moment de Texplosion.

Des enfants^ qui gardaient des bestiaux sur la limite commune du comté d'Emmel et de celui de Dickson, à 8 ou 10 kilomètres au sud-ouest du point oîi les grosses météorites furent trouvées, assurèrent avoir vu et entendu, immédiatement après le passage du bolide, une grêle de pierres tomber dans Teau qui submergeait une prairie voisine. On avait oublié ce récit quand, près d*un an après le phénomène, on trouva sur le sol, dénudé par Tincendie de la prairie desséchée, quelques petites météorites. L'attention fut tellement éveillée alors, que plusieurs centaines de personnes, hommes, femmes et enfants, s'appliquèrent à explorer la surface du sol jusqu'à i3 kilomètres de distance. Il résulta de ce travail la découverte de plusieurs milliers de fragments, dont les plus petits sont à peine gros comme un pois, tandis que d'autres, beaucoup plus rares, pèsent jusqu'à 500 grammes. On estime à trois mille au moins le nombre de ces échantillons et leur poids total à 50 kilogrammes. Pour la forme et les dimensions, ils ressemblent beaucoup aux météorites de Pultusk, qui sont cependant un peu plus régulières; mais ils en diffèrent par leur nature essentiellement métallique. Ils consistent en effet en fer nickelé, et les plus grands eux-mêmes ne possèdent que des quantités très faibles de minéraux pierreux. Un fait remarquable est que, malgré leur séjour de près d'un an au sein de l'eau, ils n'ont pas éprouvé le moindre commencement d'oxydation; plusieurs même sont tout à fait brillants et ressemblent à des pépites de platine natif. Peut-être cette préservation est-elle duc à l'existence d'un revêtement, d'ailleurs invisible à cause de sa minceur, de silicates en poudres.

Le passage rapide de la météorite à travers l'atmosphère en a désagrégé la surface : la substance pierreuse s'est pulvérisée complètement, tandis que les granules métalliques privés du ciment qui les retenait ensemble sont tombés successivement tout le long de la trajectoire du bolide, c'est-à-dire sur plusieurs kilomètres de distance. Grâce à cet éparpillement, nous pouvons maintenant reconnaître la vraie direction de cette trajectoire, orientée S.-O.-N.-E.

CHUTE D'AHANEUD.

Le 16 février 1885 ^ à 2 h. 45 minutes de l'après-midi, une forte détonation se fit entendre sur beaucoup de points de la province de Brescia et même des provinces voisines de Crémone, de Vérone, de Mantoue, de Plaisance et de Parme. La détonation fut épouvantable dans la commune d'Alûanello, arrondissement de Yerolanuova, province de Brescia.

C'était une météorite qui éclatait à quelques centaines de mètres au-dessus d'Alfianello. Un paysan la vit tomber dans la direction de nord-est à sud-ouest, ou plus

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