‹ Les météoritesChapitre 67 sur 208 · HO : HO · texte numérisé non relu

HO : HO

D*après l'analyse de H. Tschermak la bronzite de Lodran renferme :

Silice 55.35

Magnésie 32,05

Protoxyde de fer 12,13

1. Silsungsberichle der Akademie der Wisêentchafien zu Wien, séance du 7 tTriJ 187(

MÉTÉORITES. i47

La forme cristalline est celle des bronziles basaltiques. H. de Lang en a fait une étude dont nous extrayons les chiflres suivants :

Observés Calculés

iOO : liO = 45^56 45^52

iOO : 230 = 57M5 57«,6

La structure des grains silicates est fort intéressante. On y obsenre des inclusions remarquables par leur volume relativement considérable. H. Tschermak a dessiné celles qu*on observe en grand nombre dans la bronzite et qui, souvent incolores et presque invisibles dans la lumière ordinaire, se teignent de nuances très vives entre les deux niçois. J*ai eu Toccasion d*en voir plusieurs de ce genre et de noter de remarquables accidents de coloration. Mais les grains de péridot m*en ont offert de bien plus intéressantes encore par la présence de noyaux solides enfermés dans des cavités spbéroîdales qu ils sont loin de remplir. L'une des vacuoles d'une substance incolore et active possède cinq noyaux noirs et opaques qui, au grossissement de 550, sont de formes tout à fait irrégulières. A 780 diamètres leur aspect n*est pas' notablement différent. La nature de ces noyaux est peut-être indiquée par celle des inclusions noires noyées en pleins silicates et dont ^H. Tschermak a dessine deux exemples en les considérant comme du fer chromé. Cîontrairement à ce que suppose le minéralogiste autrichien, ces inclusions ne sont pas spbéroîdales, mais tout à fait polyédriques : c'est ce que Ton voit très nettement au grossissement de 550 ; il est cependant impossible, même dans ces conditions, d*y reconnaître aucun cristal.

Un autre fait à rapprocher des inclusions est celui, fréquent surtout dans le péridot, des fissures de clivage contenant des granulations foncées d*aspect dendritique et que M. Tschermak regarde encore comme constituées par le fer chromé. Cependant si, au lieu de s'arrêter à 60 diamètres comme a fait M. Tschermak, on examine ces dendrites à 140 diamètres et même à 550, on s'aperçoit qu*elles sont loin d'être opaques et présentent une nuance brunâtre qui n*est pas celle du fer chromé. A 780 diamètres il est manifeste que la matière qui les compose n'a aucune forme cristalline II s'agit vraisemblablement d'infiltration dans les craquèlements des silicates et la matière ainsi emprisonnée, sans rapport avec le fer chromé, date peut-être de la constitution même de la météorite.

Cette remarque nous amène vers le côté vraiment géologique de l'étude de la météorite de Lodran, et c'est sur ce côté, que personne n'a abordé jusqu'ici, qu'il me restera à appeler Tattcntion dans un chapitre ultérieur.

ATACAMAlTE. (Star. Meuh.)

Roche formée d'une pâte métallique renfermant des fragments rocheux grisâtres. La pâte métallique est malléable et prçud bien le poli. — Densité : du fer,

u» iHCTCLOPton cannouB.

7.5, de la pierre, 5.5. — CampotiHm mMéraiogique. U partie métallique est eaKotieUement composée de kamacite et de Innite. Les grains pierreux consistent en donile, c'esl-à-dire, en une rocbe od sont en mélange le p^i-idot, le pyroxène el la diromite.

Fig. 3S. — AUcinuKe découTerle en 1S27 à [niilac, lUurt d'AUciau. Surhcc polie IriiUc pur ua icide; grandeur piiurellc.

Ckiitet principales :

1827. Imilac, Atacama, (Boline).

1877. Caracoles, désert d'Atacama, (Bolivie).

Imilac, Atacama. — Le fer d'Atacaraa (lig. 58) e$t remarquable par sa structure spongieuse. Les nombreuses vacuoles qu'il présente sont remplies d'une matière lithoïde essentiellement péridolîque. Soumis i l'analyse chimique successÎTemenl par Allan et Turner', Field',Frapoli', de Kobel*, Horren », Riïero, Schmiilt*, etc., il a donné des résultais tout à fait analogues è ceux que l'on obtient dans Texameii du fer de Pallas, el c'est pour cela que Gustave Rose l'a compris dans son groupe des pallasiles.

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