Berg. und HutUnmfinn. Zeilttng, année i86i, p
4. Vroceedinye of Ihe Hoyal Sot ici ij of Lomloii. U octobre 18611.
Ib il Le fer nickelé, dispose en forme d*dponge, a donné:
I II Moyenne
Fer 89,975 90,878 90,426
^* Nickel 9,642 8.927 9,284
Cobalt 0,583 0,195 0,290
*^^* Gaivre traces traces traces
M, Haskelyne a cherché les rapports d'équivalents entre ces métaux, et il a trouvé ^e le fer est à Tensemble du nickel et du cobalt comme 40 est à 4. Hais on ne aurait rien en conclure, car le métal est manifestement composé d'alliages distincts.
Le même chimiste a étudié la partie pierreuse. L'énorme proportion de silice signalée par Stromeyer dans le fer de Rittergrun, ainsi qu'on Fa dit plus haut, était bien faite pour fixer l'attention, et l'ancien auteur pensait l'expliquer en admettant dans la masse qu'il étudiait la présence d'un trisilicate de magnésie. C*est une question qui a préoccupé M. Mnskelyne.
En traitant pendant quelques heures la météorite par une solution de bichlorui'e de mercure à 400^, le fer et la troïlite se dissolvent et le magma pierreux reste inattaqué ; il a perdu sa structure primitive et offre au triage des grains appartenant à trois espèces distinctes : 4^ un minéral vcrdâtre ou brunâtre, très fortement cristallin, consistant en enstatite (bronzite) ; 2<^ des grains parfois incolores, plus souvent bruns et parfois presque noirs, d'un minéral cristallin mais n'offrant des faces cristallines que d'une manière tout à fait exceptionnelle (c'est une variété spéciale de silice, différente de la tridymite) ; 5^ des grains cristallins de chromite. La bronzite a été soumise à des analyses par M. Haskelyne, qui a trouvé (eu moyenne) :
SUice 56,054
Magnésie 50,847
Protoxyde de fer 45,459
^^^ qui correspond presque exactement à la fonnule de la bronzite. Sa densité est ^^e à 5,258 et sa dureté à 6.
M. V. de Lang a soumis les grains à une étude cristallographique*.
On a déjà vu que le minéral associé avec la bronzite dans la météorite de Brei- ^^nbach consiste en silice libre. Elle possède une densité moindre que celle du cristal ^ roche et analogue à celle que possède le quartz après sa fusion. Elle est cristallisée dans des formes qui appartiennent au système orthorhombiquc. A ce >tiinéral, qui est distinct par ses formes de la tridymite de M. de Ratli, l'auteur Vropose de donrier le nom iVasmanite, A'snian étant le terme sanscrit (correspondant au grec â^ft&iv) pour désigner la foudre d'Indra.
i. Èerichl der Akaticmic dir Wissemchaft ;{/ W'icn^ volume 59, p. 848.
i04 ENCYCLOPEDIE CIIIHIQUE.
L*asmanite constitue environ le tiers du mélange des matériaux pierreux de la météorite. Les grains sont mêlés à ceux de la bronzite après qu*on s*est débarrasse du fer, de la troïlite et de la chromite. Ils sont très petits, fort arrondis et presque entièrement cristallins; ils sont rarement pourvus de faces permettant un exames goniomélrique. Parmi plusieurs milliers de ces grains examinés sous la loupe, m\ fut à peine possible d*on trouver une douzaine avec des caractères cristallograpl&Sr qucs sufTisaiits. Dans plusieurs, cependant, les axes optiques purent être distinguéquand on en fit Texamen dans le microscope polarisant, et par ce moyen les angli donnés par les plans appartenant aux zones, autrement trop incomplets pour résultat définitif, furent comparés sur différents cristaux.
M. Haskelyne a analysé l'asmanite de Breitenbach. Voici ses résultats :