INOCULATION
Comment se situe ce.procédé dans les méthodes de diagnostic bactériologique de la tuberculose? Dans quel but fait-on appel à lui?
D'une facon générale, l’inoculation d’un germe à des animaux a pour but de créer chez ceux-ci une infection expérimentale, véritable matérialisation du caractère de virulence. I] faut bien reconnaître que c’est là rarement le but que l’on se propose en inoculant un cobaye avec des produits pathologiques suspects de tuberculose. Nous disons bien, en effet, produits suspects et non produits tuberculeux ; on veut done passer d’une suspicion à une certitude. Il faut reconnaitre que le cobaye accepte remarquäblement le rôle que l’on attend de lui. Animal susceptible de subir l’infection tuberculeuse, 1l va se comporter vis-à-vis des bacilles inoculés comme un véritable milieu de culture vivant où les bacilles vont marquer leur présence par des lésions caractéristiques, où ils vont se multiplier, ce qui rend leur mise en évidence singulièrement facilitée.
Le rôle du cobaye est plus remarquable encore, milieu vivant, disions-nous; milieu sélectif, faut-il encore préclser, puisque son organisme se chargera d’éliminer les germes secondaires et de réaliser un véritable isolement. Le cobaye précise, enfin, le caractère de virulence.
On conviendra qu’un tel procédé présente bien des avantages.
Il présente aussi des inconvénients : un élevage d'’animaux est une lourde charge pour un laboratoire. I1 faut
tenir compte de la possibilité de mort intercurente de , , . .
l'animal où de sa contamination.
Nous reviendrons d’ailleurs sur le sujet de l’inocula-
4 > M'A « tion pour le préciser et le comparer à la culture, lorsque nous étudierons ce chapitre.
Poursuivons les étapes du diagnostie bactériologique en général, nous avons vu la recherche du germe (caractères morphologiques) et la recherche de la virulence, nous avons sauté au passage la recherche des propriétés biochimiques qui n’est pas-encore du domaine pratique pour le diagnostic. Nous en arrivons à la recherche des témoins.