‹ Les Méthodes de Culture du Bacille de Koch appliquées au Diagnostic de la TuberculoseChapitre 11 sur 41 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Recherche des anticorps in vitro Recherche des anticorps in vivo

Recherche des anticorps in vitro AGGLUTININES

Les premiers travaux sur l’aggelutination, par Arloing, remontent à 1888 et sont faits à partir de culture homogène.

Le séro-diagnostie d'Arloing et Courmont se recherche aux dilutions de 1/20 et 1/10. L'examen macroscopique ne suffit pas, il faut aussi un examen microscopique. La réaction n’est pas rigoureusement spécifique, elle peut être positive au cours de la pneumonie, la fièvre thyphoïde, l’érysipèle, l’ietère, ia grippe, et redevient négative après la convalescence. Elle peut être positive chez certains individus cliniquement non tubereunleux, et négative chez les tuberculeux gravement atteints. Les

Statistiques de Arloing et Courmont donnent 87 % de réactions positives chez les bacillaires avérés, 34 % chez

les suspects, 26 % chez les individus supposés sains, 100 % dans les tuberculoses chirurgicales. D’autres auteurs apportent une proportion beaucoup plus forte de résultats positifs avec des sujets sains; il est probable que ces réactions positives traduisent des tuberceu- .-loses latentes. Le résultat n’aurait de valeur clinique que lorsqu'il est négatif. Du point de vue pronostic, de fortes oscillations du titre agglutinatif seraient en faveur d’un processus actif. Pour Courmont, le taux d’agglutination s’élèverait chez les tubereuleux qui guérissent.

Les aggelutinines existent dans d’autres humeurs que le sérum: épanchements pleuraux, liquides d’ascite, d’hydrathroses, d’hydrocèles. L’agglutination ne permet pas de différencier les diverses races de bacilles.

PRÉCIPITINES, PRÉCIPITO-DIAGNOSTIOS

Calmette et Massol, en 1909 mettent en présence des sérosités suspectes avee du sérum de bovidés traités en vue de leur immuuisation. Les résultats sont trop irréguliers pour que la réaction puisse être pratiquement utilisée. Positive dans la méningite tuberculeuse, dans la syphilis cérébrale, la fièvre tÿphoïde, par contre une réaction négative permettrait d’exclure la suspicion de tuberculose. Bezançon et de Serbonnes attribuent à la réaction, quand elle est forte, une valeur pronostique favorable, car elle diminue ou disparait dans les cas graves. .

Réaction de floculation de Meinicke

Elle utilise trois antigènes différents (alcoolique fort, faible et aqueux) ; il y a floculation en mettant en contact du sérum actif et de l’extrait standard additionné d’antigène tuberculeux. La floculation apparaît sous forme de petits flocons qui se sédimentent; il existe une micro et une macro- réaction.

Le degré de spécificité est élevé. 100 % de résultats

Te ee

négatifs avec des sérums normaux, 92 % de résultats négatifs avec des sérums de diverses maladies, 89 % de résultats positifs avec les sérums tuberculeux. \ Réaction d’opacification de Dujaric de la Rivière ct Gallerand

Ces auteurs ont indiqué une méthode d’opacification de sérum tuberculeux en présence d’un mélange antigène gomme-gutte; sa spécificité est très inférieure à celle de la réaction de fixation et à celle de la réaction de Vernes à la résorcime.

SENSIBILISATRICES Réaction de déviation du complément

L'application à la tuberculose des travaux de Bordet- Gengou, précéda celle que Wässermann en fit à la syphilis. De nombreux antigènes ont 6t6 proposés: antigène B2 de Calmette et Massol, antigène méthylique de Boquet et Nègre, antigènes de Besredka, de Pétroff, de Wassermann, ete. L'emploi presque exclusif, à l’heure actuelle de l’antigène de Besredka fait désigner le plus souvent cette réaction par le nom de cet auteur. La technique utilisée est celle de Calmette et Massol qui permet le dosage des anticorps et donne une réaction pour des doses minimes d'anticorps.

Tour à tour attaquée et défendue, la valeur de cette réaction est loin d’être absolue. Elle n’est, en définitive, qu’un renseignement, un symptôme à ajouter aux autres. Généralement négative en cas de non tuberculose clinique, elle peut cependant donner des résultats positifs au cours de la syphilis, du paludisme en activité, de l’encéphalite léthargique. Son caractère positif est, par contre, assez constant dans la tuberculose pulmonaire confirmée. Cependant, une tuberculose récente ou trop

grave, peut donner une réaction négative par manque de production d'anticorps. Les autres formes de tuber:culose donnent des résultats irréguliers et à pourcentage faible.

OPSONINES

La détermination de l'index opsonique nécessite des manipulations délicates. La méthode a pour but de mettre en évidence l’action stimulante des opsonines dun sérum du malade sur l’action phagocytaire par rapport aux bacilles de Koch, de leucocytes observés 4x vitro. Les renseignements fournis n’ont qu’une faible valeur du point de vue diagnostic, cette méthode ne peut être utilisée avec profit que pour le pronostic.

Mais 1l faut alors faire des examens répétés et dresser une courbe de variations de cet indice, Une courbe sans oscillations traduit un indice stable et quel qu’en soit le chiffre, un bon pronostic; un indice variable avec des hauts et des bas est, au contraire, d’un mauvais pronostic.

PHÉNOMÈNES DE FLOCULATION Séro-réaction de Vernes à la résorcine

Si. l’on distribue, dans une série de petits tubes, du sérum humain normal, puis un réactif capable de provoquer la floculation dans le mélange, l’un à |dose fixe et l’autre à dose régulièrement croissante de gauche à droite, la floculation augmente et diminue tour à tour en dessinant une courbe ondulée (sinusoïde), dont le tracé varie suivant le réactif employé. Le phénomène s’obtient en présence d’un antigène lipoïdique (péréthynol) pour la syphilis, avec la résorcine pour la tubereulose.

Les résultats se lisent au photomètre de Vernes. Si le

sérum observé est parfaitement clair, le chiffre 30 et au-dessus indique l’existence de la tuberculose. Seuls,

Page 1