‹ Les méthodes de guerre actuelles et vers la fin du XIXe siècleChapitre 53 sur 85 · PRESCRIPTIONS ▲ METTRE À L' ORDRE · texte numérisé non relu

PRESCRIPTIONS ▲ METTRE À L' ORDRE

ARMÉE DU RHIN

Donanwœrth, 6 messidor an tiii.

Aux généraux de division Gudin et Montrichard.

< D'après les intentions du général en chef Moreau, transmises au lieutenant général Lecourbe, veuillez, mon général, donner les ordres les plus précis pour que les parlementaires qui porteraient des dépêches, n'importe leur importance, ne puissent jamais dépasser le premier poste d'officier placé aux avant-postes. C'est à lui à recevoir les dépêches, à lés envoyer à son général respectif, qui les fait passer à qui de droit.

< Si le parlementaire demande une réponse, il devra toujours l'attendre au poste où il sera arrivé. »

L 'adjudant général, chef de l'état-major de l'aile droite, Porson. XRMÉE D'ITALIE.

47 messidor an tiii.

Ordre du jour.

« D'après les ordres du général en chef, aucun parlementaire ne doit dépasser la ligne des avant-postes pour pénétrer dans l'intérieur de l'armée ; et personne ne doit passer pour aller vers l'ennemi sans une permission signée du chef de l'état-major général. »

Le général chef de l'état-major, Oodinot.

Le général Moreau, commandant en chef V armée du Rhin, au premier consul Bonaparte.

(Pendant l'armistice) Lunéville, le 28 brumaire an ix.

< Je vais faire cesser, à mon retour à l'armée, tout le parlementage d'officiers autrichiens aux avant-postes, qui n'est qu'un espionnage décent. Si l'ambassadeur veut correspondre avec sa cour, il le fera par des courriers, et je prendrai encore toutes les précautions pour son passage à l'armée. »

Le major général Berthier au maréchal Macdoncdd.

Du faoboarg desNoës, à Troyes, 24 février 4814.

« Je vous répète de nouveau qu'il faut retenir ^aux avant-postes tous les parlementaires qui arrivent, prendre leurs dépêches, envoyer ces dépêches au quartier général ; et, si les parlementaires veulent attendre la réponse, c'est aux avant-postes qu'ils devront les attendre. »

Le commandant en chef de V armée du Rhin aux commandants respectifs

des 5 corps d'armée. . .

Ban Saint-Martin, 24 août 4870.

« Je suis informé qu'un officier a cru pouvoir communiquer sans autorisation avec l'ennemi sous pavillon parlementaire.

• Je vous prie de rappeler aux troupes placées sous votre commandement que nul ne peut entrer en relations avec Tannée ennemie sans un ordre du commandant en chef. »

Le commandant en chef de V armée du Rhin au commandant du 4* corps.

25 août 4870.

< Je regrette que, malgré vos recommandations, le commandant des avant* postes ait laissé pénétrer jusqu'au quartier général un médecin prussien chargé d'accompagner un convoi de blessés français. De nouveaux envois étant annoncés, je vous prie de prescrire d'une façon formelle que les officiers qui se trouvent aux avant-postes se conforment rigoureusement aux prescriptions du service en campagne (art. 94).

Obligation de remettre an général en chef tout document

provenant de l'ennemi.

L 'adjudant général de Varmé* alliée aux officiers généraux commandant des corps ou divisions.

24 janvier 4844.

< En règle générale, S. Exe. le commandant en chef (Wellington) prescrit que toute personne ou toute communication venant de l'ennemi doit faire l'objet d'un rapport immédiat au général en chef de la part du commandant des avant-postes où le passage a eu lieu. >

ARMÉE D'ORIENT

""" Devant- Sébastopol, le 44 juin 4856.

Le général en chef Pélissier au général de division Bosquet,

commandant u 2* corps*

c Rien, dans la lettre que je vous ai adressée ce matin, quelque complaisance d'interprétation qu'on y veuille ou puisse mettre, n'est de nature à limiter vos espérances fondées, que < vos idées de loyauté et de dévouement militaire sont à l'abri de tout ».

c Veuillez redescendre aux horizons réglementaires; et vous rap-

§ 3. BJUHCHJKXIOBI& À «ITXBX A l/OUDlJU $43

peler que tout plan, document, livre, carte provenant de V ennemi doit

être remis au général en chef, qui en dispose selon le cas et la règle.

« Vous avez manqué à cette règle en détenant ou laissant détenir le

plan.

• Vous y avez manqué en ne m'informant point de cette trouvaille.

< Vous vous êtes même écarté de ce qui restait à faire ce matin en n'envoyant pas quérir le plan où il se trouvait, afin qu'il me soit rapporté par l'officier à vous envoyé dans ce but.

« Quoi qu'il en soit , je regrette que vous ayez poussé vos hypothèses dans d'aussi extrêmes limites.

« Soyez réglementaire et engagez chacun à l'être en tout : c'est tout ce que je demande. Plus qu'un autre, et depuis longtemps, je sais votre loyauté et votre dévouement militaire. »

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