PRESCRIPTIONS À METTRE A L'ORDRE
l'état-major, ou un officier particulier, pour être témoin à la levée des scellés et à l'inventaire des objets ci-dessus mentionnés.
« Lors de l'inventaire de ces objets, ceux qui seront reconnus appartenir au gouvernement, ou que l'officier nommé par le chef d'étatmajor jugera devoir l'intéresser, seront inventonés séparément et remis audit officier sur son reçu. Il sera rendu compte au ministre de la guerre de ceux qui appartiendront en propre au décédé ; l'estimation en sera faite et la valeur en sera acquittée à qui de droit sur les fonds affectés au dépôt de la guerre. Le surplus desdits objets provenant du défunt sera délivré de suite et sans frais à ses héritiers ou ayants droit. Copies de l'inventaire et du reçu de l'officier seront adressées au ministre de la guerre, et les objets ainsi recouvrés ou acquis seront remis sans délai dans les dépôts qui les concernent* >
Par ordre de l'Empereur, Le général de dirision, chef de l'état-major, Monthion. -
L'empereur Napoléon au major général Berthier.
Dresde, le 2 septembre 4843.
« Le secrétaire particulier du général Yandamme (fait prisonnier à Culm) se trouve à Dresde. Faites mettre les scellés sur ses portefeuilles : vous en retirerez tous les papiers relatifs à l'armée ou aux affaires d'Etat ; et les papiers particuliers du général seront cachetés et envoyés à sa famille. »
Ordre de laisser les étendards de cavalerie aux dépôts.
Le ministre de la guerre aux généraux commandant les divisions
territoriales et actives.
Paris, le 23 juillet 4870.
« Il a été décidé que les régiments d'infanterie de l'armée du Rhin emporteraient leurs drapeaux, mais que ceux de cavalerie laisseraient leurs étendards au dépôt du corps. >
À72 RELATIONS BtT GÉNÉRALE* ÙBXf AVEC SES LIEUTENANTS» § 4. PEHFBCTIOimBIIEKfS A TfFttLOmUKt BAtfS L'ORGANISATION.
Principes généraux.
Bès sa prise de possession du commandement, le général en chef introduitdans l'organisation de l'armée les perfectionnements ci-après, s'ils n'existent pas déjà :
infanterie. — Elaguer des rangs, après une visite de santé sévère, tous les hommes de faible complexîon, souffreteux, ou de la plus pe-* tite taille. Ces hommes, malheureusement trop nombreux par suite de la disposition vicieuse qui assigne à l'infanterie le rebut du recrutement, ne tarderaient pas à rester en arrière dans les marches, à -donner aux autres l'exemple contagieux de la débandade et à peupler les hôpitaux. Il est préférable de les verser dans les corps de troupes destinés à la garnison des placestfqrtes.
Alléger le sac du soldat en faisant porter sur des voitures ses effets de rechange. Accorder aux hommes la liberté de la chaussure, c'està-dire leur permettre de porter celle à laquelle ils sont habitués. Prescrire d'une manière générale que l'ordre de faire une marche forcée, c'est-à-dire dépassant sept lieues, contiendra implicitement Patftorisation de requérir des voitures pour porter les sacs. Pourvoir chaqrne brigade d'une voiture portant des semelles, du cuir et les nouvelles machines pour coudre eu visser les chaussures à la minute. Pourvoir les régiments d'infanterie de brancardiers et d'ouvriers spéciaux, maréchaux ferrants, charpentiers, bateliers, pour que le corps sache se suffire à lui-même en toutes circonstances, notamment improviser un
Eassage sur un cours d!eau dont les ponts ont été détruits, aménager un araquement provisoire lors de l'investissement d'une place forte, etc.
Cavalerie. — Prescrire aux régiments de cavalerie de se munir de carnets à distribuer aux postes de correspondance pour enregistrer les dépêches de passage. Leur remettre : 1* le tableau des uniformes de l'armée ennemie, avec indication des signes distinctifs des régiments, brigades, divisions, corps d'armée ; 2° la composition connue de l'armée ennemie, avec l'indication des parties douteuses à rectifier dans les reconnaissances; 3° des cartes du théâtre des opérations, au moins une par escadron.
Prescrire aux officiers de se munir d'une lunette, d'uae montre, de papier à calque, crayons, enveloppes... et petites fournitures de bureau nécessaires pour faire un rapport pendant une reconnaissance. Ces objets peuvent être contenus dans une poche en cuir fixée au ceinturon, comme il est d'usage dans l'armée allemande.
Distribuer à la troupe des cartouches de dynamite pour la destruction des voies ferrées. La cartouche, pour éviter les accidents, sera abritée par la matelassure des effets sur la selle.
Pourvoir chaque escadron de faucilles pour couper du vert ; de ciseaux pour couper les fils télégraphiques, d'outils pour enlever les rails.
§ 4. MRPECTIONHBMRNTS DANS L'ORGAlHSATIOff. 873
Disposer l'arrière de la voiture de bagages de chaque escadron en forge de campagne, car une seule forge est insuffisante pour tout un régiment, d'autant plus que, dans le service d'éclaireurs, tes escadrons sont presque toujours détachés. Les voitures d'escadron de l'armée al* lemande sont ainsi aménagées.
Alléger le chargement des chevaux, particulièrement de la grosse cavalerie, supprimer la croupière, et faire servir une partie des effets de rechange à augmenter la matelassure de la selle dans les coussins de siège, comme dans la cavalerie allemande.
Fournir aux divisions de. cavalerie un caisson de cartouches par brigade, un cheval de bât par escadron pour porter les médicaments des hommes et des chevaux, répartir dans chaque escadron deux infirmiers-panseurs montés et pourvus d'instruments, de charpie, de bandages, etc.
Artillerie. — Prescrire d'employer quelques cartouches de rebut à familiariser les nouveaux chevaux aux détonations.
Substituer les longes ferrées aux longes en corde. Munir chacun des avant-trains de la batterie de combat, pièces et caissons, d'une prolonge.
Disposer des crampons pour fixer aux coffres les sacs des servants, sans qu'ils empêchent de prendre les projectiles. En effet, un homme fatigué par la marche, surchargé par le poids de son sac et de ses armes, ne peut que mal servir sa pièce, et il faut choisir entre un portefaix et un canonnier, mais renoncer à la prétention d'avoir, des hommes faisant à la ibis ces deux métiers.
Retirer aux canonniers des batteries leur mousqueton qui ne sert qu'à les embarrasser ; mais le conserver aux hommes des parcs, qui peuvent en avoir besoin pour défendre le convoi.
Eviter la confusion entre les caissons portant les munitions d'infanterie et ceux portant des munitions d'artillerie en les peignant de couleurs différentes, et les rendre reconnaissables la nuit par des lanternes de verres différents.
Munir chaque batterie d'une longue- vue puissante, d'une paire de guides destinées au conducteur de derrière à conduire l'attelage du milieu lorsque le conducteur de ce dernier vient à manquer ; grouper les ustensiles de cuisine des hommes par pièce et les renfermer dans un seau d'abreuvoir. Fixer des outils au coffre d'avant-train, afin d'en avoir sous la main quand la batterie marche sans ses caissons.
Seller et paqueter les sous-verge comme les chevaux de selle, afin de faciliter les remplacements sous le feu, de manière qu'en cas de blessure du porteur, le sous- verge puisse être immédiatement monté.
Matelasser le couvercle des coffres au moyen des sacs à avoine couchés à plat et fixés par des courroies.
Substituer le frein au sabot, car ce dernier a le grave inconvénient d'obliger à arrêter la voiture quand il faut enrayer. Le temps d'arrêt et l'à-coup qui en résultent fatiguent et dégoûtent au plus haut point l'infanterie.
Pourvoir les réserves d'artillerie de médecins, de vétérinaires, d'employés des services administratifs, payeurs..., etc.
Prescrire à l'artillerie de porter avec ses forges de campagne : du fer-blanc, de rétain, et les autres matières nécessaires pour réparer les marmites de l'infanterie pendant les opérations.
Ordonner à l'artillerie divisionnaire et aux parcs d'emmener des voitures pourvues de caisses à tasseaux pour recevoir les armes des hommes de la division qui entrent aux ambulances et celles ramassées sur le champ de bataille.
Génie. — Munir chaque compagnie du génie de 250 kilogrammes de poudre de mine ou de dynamite, car l'expérience de la guerre 1870- 71 a montré notamment à trois reprises différentes, aux batailles de Frœschwiller, de Sedan et d'Orléans, que le génie ne pouvait compter sur la poudre de l'artillerie.
Pourvoir les prolonges de torches et de lanternes pour les travaux de nuit ; d'outils pour la destruction des voies ferrées ; de cisailles pour couper les fils télégraphiques.
Outre ses prolonges, donner à chaque compagnie, deux chevaux de bât pour rendre plus mobile la section qui marche avec Pavantgarde.
Aménager les prolonges de manière à porter le chargement du sac des soldats et ne donner à ceux-ci qu'une musette ; car un homme appelé à s'arrêter à chaque instant pour réparer la route ne peut, sans être bientôt éreinté, être obligé à remettre ensuite son sac pesamment chargé sur ses épaules. Ce que le soldat du génie doit constamment porter, c'est son outil, son arme, ses cartouches et un jour de vivres. Un perfectionnement de détail consisterait à transformer en scie, comme dans l'armée allemande, une arête de sa baïonnette sur la plus grande longueur, tout en conservant une pointe tranchante.
Train des équipages et moyens de transport. — Outre les compagnies numérotées, emmener comme réserve dans chaque corps d'armée une compagnie surnuméraire chargée: 1° de conduire une réserve de chevaux haut le pied ; 2° de fournir les cadres pour les convois de réquisition ; 3° de combler les vides dans les compagnies numérotées.
Emporter une réserve de bâts, comme en-cas si un détachement doit opérer sur un point où les routes cessent d'être praticables.
Emporter sur les voitures médicales de la troupe une boîte de médicaments pour les chevaux.
Pourvoir toutes les voitures de frein, de moyens d'éclairage, torches et lanternes sourdes nécessaires quand on fait des marches de nuit, de pièces de rechange, notamment de palonniers et de volées, afin de pouvoir atteler des chevaux de renfort, de fers à cheval et clous, faucilles, cordes à chargement, sacs à fourrage et musettes de rechange, seaux en toile, de graisse à voitures. Disposer les voitures à quatre colliers de manière à être conduites par trois chevaux de front, en cas de perte d'un cheval.
Substituer, au fur et à mesure que ce sera possible, les voitures à
f 4. PERFECTIONNEMENTS DANS L'ORGANISATION. SV5
quatre roués aux voitures à deux roues traînées par un seul cheval ; car ces dernières, toujours surchargées en campagne, sont impropres à gravir ou à descendre les côtes.
Délivrer aux conducteurs auxiliaires un brassard servant de signe distinctif, un livret indiquant leur signalement, leur domicile, leur patron ou commune responsable, les prestations auxquelles ils ont droit, solde et vivres, le signalement de leur voiture et attelage, et leur embrigadement.
Pourvoir les voitures de réquisition de bâches, d'une inscription portant leur embrigadement, de pièces de rechange, notamment de traits de rechange, cordes de chargement, cordes d'attache, cordes à piquet ; de fers à cheval et de clous ; d'essieu, de faucilles, de torches et lanternes, de musettes et de seaux en toiles, de graisse à voitures, de crics et d'échelles (poulains) pour faciliter les chargements et déchargements, de balances avec poids, vrilles, robinets, entonnoirs,, mesures pour les distributions, de soufflets, enclumes et outils pour ferrer les animaux, de barres d'acier pour la ferrure à crampons, de trousses de sellier-bourrelier et d'outils de charron ; de couvertures et d'ustensiles de cuisine pour les charretiers de réquisition.
Fournir au soldat du train régulier : en été une blouse en toile pour ménager ses effets de drap trop sujets à se salir dans les routes ; en* hiver, une vareuse et des gants de laine ou des moufles fourrées,, des chaussons et une ceinture de laine.
: Fixer la répartition des moyens de transport accordés aux officiers sans troupe et aux fonctionnaires civils appelés à l'armée ; régler ceux des adjudants, des sergents-majors, vaguemestres, tambours-majors, sous-chefs de musique, que Ton oublie d'ordinaire.
Intendance et service des vivres. — Affecter en propre à chaque bataillon, escadron et batterie deux voitures à quatre roues, régulières pour porter les vivres du lendemain et du surlendemain et aller aux distributions, ou en réquisition. En effet, avec les armées immenses qu'on met sur pied aujourd'hui, l'Intendance est, et sera désormais absolument impuissante à nourrir les troupes combattantes de 1" ligne ; elle ignorera le jour même leur emplacement et leur dislocation, toujours très -étendue par suite de la méthode des cantonnements ; le sût-elle, que ses convois, arrêtés par les troupes de 2e ligne, ne pourraient pas arriver à temps jusqu'aux cantonnements de 1" ligne. Cette dissémination dans une foule de villages, cet accroissement des effectifs rendent indispensable la division du travail de l'approvisionnement. On vit aujourd'hui, partie de réquisitions ou de ressources trouvées sur place, telles que pain ou farine, viande, légumes frais, foin ou paillé; partie de denrées tirées du convoi et que le pays ne possède pas en quantité suffisante dans chaque localité, telles que café, sel, légumes secs, conserves alimentaires, avoine. Si on ne dote pas chaque bataillon, escadron et batterie de ces deux voitures, leur appartenant exclusivement pour le service des vivres, comme les armées allemandes ont été forcées de le faire en 1866 et 1870, on peut être certain que le soldat ne mangera que mal, peu ou point : l'Intendance
576 RELATIONS PB GÉHÉBÀi, EH GBB» A¥«C SE» UHJTtHàNTS.
s'excusera en disant que ses convois sont s tel endroit ; mus» avçedes fantassins épuisés de fatigue, ne pas distribuer des vivres sur- plaie équivaut à ne pas en avoir du tout. Au contraire, avec des moyens de transport ad hoc, on peut aller aux distributions ou en réquisition sans difficulté, emporter une réserve de vivres pour un ou deux jours. Sur une voiture on chargera de la farine et du levain ou du pain, dn sel, du café ; sur l'autre, des légumes et la viande dépecée en gros quartiers, car conduire des troupeaux sur pied et les forcer à faire des marches aussi longues que celles de la troupe, c'est propager avec soi la peste bovine et distribuer aux troupes des squelettes, fi faut donc répartir entre les corps de troupes des ouvriers boulangers et bouchers, tout en affectant à l'Intendance des compagnies de réserve de ces ouvriers pour travailler en station. En effet, aux officiers de troupe incombe le soin de nourrir leurs soldats pendant les marches et opérations, car eux seuls sont en mesure de pouvoir le faire ; par contre, à l'Intendance incombe le devoir d'organiser les convois pour fournir ce que le pays ne peut donner, et celui de nourrir les troupes dès qu'elles deviennent stationnaires.
Prescrire à l'intendance de régler le chargement des wagons et des voitures de son convoi par groupes de rations de toute nature nécessaires à un bataillon, escadron ou batterie, de manière à ne pas obliger le chemin de fer de trier les wagons, et la troupe de courir à plusieurs lieux de distribution.
Remente des officiers et fonctionnaire*. — Défendre de* monter les officiers, fonctionnaires et agents divers, aux dépens des régiments de cavalerie *, mais créer, dans chaque division et corps d'armée, uffi commission de remonte pour fournir des montures aux ayants droit, notamment aux médecins des ambulances, aux officiers sans troupe, à ceux qui ont perdu leurs chevaux, à ceux qui font un service d étiu> major, d'intendance, de vaguemestre ou d'ordonnance.
Quant aux employés civils appelés à l'armée active, l'expérience a montré qu'il était préférable de les faire monter en voiture plutôt qu'à cheval, car, faute d'habitude, le cheval les fatigue ou devient but
Sremier ennemi. Cette remarque s'applique notamment aux employés u ministère de la guerre, des postes et des télégraphes.
Simplifier la justification par écriture des opérations des commissions de remonte, et rendre le paiement des vendeurs immédiat.
Service d'état-major. — Attribuer aux commandants des régiments d'infanterie un ou plusieurs officiers de réserve montés pour servir a la transmission des ordres, sinon le colonel privera les chefs de bataillon de leurs adjudants-majors, dont ils ont cependant un urgent besoin.
Prescrire aux officiers faisant un service d'état-major de se munir d'une poche à compartiments fixée au ceinturon et contenant des fournitures de bureau, les cartes, une petite boussole, un carnet à souche pour les ordres à transmettre. Les feuilles de ce carnet à souche seront timbrées d'avance, afin de donner aux ordres un caractère d'authenticité, la signature étant la plupart du temps illisible.
En rétablissant les anciennes désignations d'adjudant commandant et d'adjudant général, en usage sous la première République, on éviterait la confusion qui se produit quelquefois entre celles de chef d'état-major de division ou de corps d'armée.
Prescrire à tous les chefs de corps et de service de se munir de timbres et de cachets.
Rapporté entre le génie et l'artiUerie. — Moreau était d'avis que,
{tour prévenir les conflits perpétuels entre ces deux armes au sujet de 'établissement des ponts à l'armée, il convenait d'adopter une règle invariable et de confier ce soin au génie, en le dotant des moyens nécessaires ; parce que l'artillerie, dit-il, est plus facilement portée à sacrifier tout un équipage de ponts, dont cependant dépend souvent le salut d'une armée dans une retraite, plutôt que ses canons, qui sont ses armes et auxquels elle attache son honneur. Il est certain que, sans règle fixe, on a des récriminations réciproques, mais point de ponts. L'expérience de la guerre de 1870 a d'ailleurs montré que la mobilisation d'un seul ou môme de deux régiments chargés de fournir tous les équipages de pont d'une armée active de 600,000 hommes ne peut ôtre que tardive, vu la nécessité ^e recevoir, marquer, accoupler, harnacher et immatriculer plus de 6,000 chevaux.
Introduire l'usage des pontons en toile avec armature légère en bois . doter les divisions de cavalerie indépendante d'une passerelle à la Birago, pour qu'elles ne soient pas arrêtées par les cours d'eau où l'ennemi a pris position.
$? Attribuer un équipage de pont au grand convoi, disposition essentielle, afin qu'il n'embarrasse pas la marche des troupes, surtout dans les retraites.
Munir également chaque division d'infanterie d'un équipage de ponts, outre l'équipage central du corps d'armée.
Rapports entre V intendance et le service de santé. — Venir en aide à l'intendance, en la déchargeant d'une partie du fardeau de ses. nombreuses attributions; car vouloir tout diriger, vouloir être présent partout, c'est se condamner à ôtre faible partout et absent là où il y a urgence d'agir. Faire vivre l'armée, créer des magasins, diriger les arrivages par chemin de fer, prendre des mesures pour ne pas encombrer les voies ferrées, sont une tâche tellement lourde et difficile qu'elle suffit à absorber toutes les facultés d'un homme, si capable et actif qu'il soit. Aussi, dans l'armée allemande, a-t-on confié aux médecins la direction du service de santé à l'armée, des ambulances et hôpitaux, mesure qui avait déjà donné les meilleurs résultats aux Etats-Unis pendant la guerre de sécession.
Améliorations communes aux troupes de toutes armes. — Faire répartir également entre les compagnies, escadrons et batteries des ouvriers pour les réparations courantes à l'habillement, l'armement, la chaussure et le ferrage, et pourvoir chacune de ces unités administratives d'une trousse de tailleur, cordonnier, sellier-bourrelier, maréchal ferrant.
Munir chaque homme d'une sorte de scapulaire portant l'indication de son corps et $00 numéro matricule, aûn de pouvoir sûrement constater son identité en cas de décès.
Remettre en vigueur Tordre du maréchal Bugeaud prescrivant de donner à chaque homme, non une ceinture de flanelle sous les vêtements, qui fait corde pendant la marche et gêne les mouvements de l'homme, mais une large ceinture de laine, faisant plusieurs fois le tour des reins, placée sut* les vêtements, protégeant le bas-ventre contre les refroidissements, et qui constitue le meilleur préservatif contre la dyssenterie.
Comme on n'est point encqre parvenu â trouver des vêtements convenant aussi bien à l*été qu'à l'hiver, il faut se rendre à l'évidence, imiter les peuples des pays chauds, et distribuer en été des vêtements de toile et une coiffure à larges bords ; imiter les peuples du Nord, et distribuer en hiver des vareuses de laine, des peaux de mouton, des gants ou moufles, des bonnets fourrés, des houzeaux fourrés et des chaussons de laine ; sinon les entrées aux ambulances et le dépérissement des effectifs montreront qu'on a fait une mauvaise économie.
Munir chaque homme, comme dans l'armée allemande, d'un pansement qu'il porte sur lui, et qui permet, en cas de blessure ou d'accident, de lui donner de suite Un premier secours.
Corps de partisans. — La puissance de plus en plus meurtrière des armes à feu actuelles ne permet guère de compter uniquement^ pour enlever une position, sur une attaque de front; il faut combiner avec elle une attaque de flanc, qui s'obtient après avoir décrit un mouvement enveloppant. La guerre de 1870-71 a montré ^tt'on employait surtout les divisions de cavalerie indépendante à assurer, côtoyée, protéger ce mouvement enveloppant , et à casser les chemins de fer sur les flancs ou les derrières de l'armée ennemie. L'art dé la guerre actuel exige donc que Ton prenne des mesures pour garder ses flânas et protéger lés chemins de 1er sur les derrières de l'armée de première ligne.
On satisfera à la première nécessité en créant des corps de partisans comme garde-flancs, composés d'infanterie légère, dont les sacs seront portés sur des animaux de bât, et de quelques éclaireurs à cheval. L'expérience de la guerre de 1871 a montré que ces corps de partisans avaient réussi à barrer le chemin et à paralyser les mouvements enveloppants de la cavalerie allemande. Il est vrai que celle»ci n'était pas alors armée d'un fusil à longue portée; mais, quel que soit son armement) le cavalier n'aura jamais, à pied, l'agilité voulue pour combattre avec des partisans abrités dans des bois, des fourrés on derrière des clôtures.
Pour satisfaire à la deuxième nécessité, celle de protéger les derrières de l'armée dans une guerre défensive, notamment les chemins de fer qui la ravitaillent, il y a lieu de recourir à une disposition nouvelle. On formera une armée de deuxième ligne, composée d'éléments insuffisamment instruits pour combattre en première ligne; ces troupes de deuxième ligne 1° occuperont les cours d'eau en arrière de
} 4. PJSRFIGTI09NBMSNT8 DANS L ORGANISATION. 570.
la position défensive de l'armée combattante, oréeront sur ces cours d'eau des têtes de pont et des ponts sous la direction du génie militaire et civil des armées, et les rampes d'accès nécessaires pour qu'en cas de retraite les passages soient suffisammentanombreux, accessibles et sûrs; 2° fortifieront d'avance les positions défensives que Tannée devra occuper successivement dans sa retraite, surtout les ailes, de manière que l'ennemi soit obligé à des attaques de front ; 3» prépareront la destruction des viaducs et des ponts sur les voies ferrées, pour que l'ennemi ne puisse profiter des chemins de fer, soit obligé de a'avancer en colonnes tronquées, ce qui nous permettra , quand nous lp verrons ainsi décousu en profondeur, de reprendre l'offensive en nous donnant la supériorité numérique sur ses* têtes de colonne mal soutenues et privées de leurs parcs de vivres ou de munitions. Quand on se trouve dans la dure nécessité de soutenir une guerre défensive, il faut au moins se donner le seul avantage de la défensive : celui, quand on a réuni toutes ses forces, de choisir son heure et son terrain pour combattre, et attendre le moment où l'envahisseur, ayant perdu sa cohésion par de longues marches , séparé de ses dépôts par des brèches de distance en distance dans les chemins de fer, a été attiré assez loin.de sa frontière pour s'être en partie épuisé. Ici, le discernement de l'à-propos est tout, et le succès n'est l'apanage ni des impatients qui devancent l'occasion, ni des timides qui la fuient. Vouloir, par un faux amour-propre, combattre sur la frontière même un envahisseur que Ton sait mieux pourvu, mieux organisé que soi et
Î numériquement supérieur (ce qu on reconnaît implicitement en resant sur la défensive), c'est combattre du faible au fort, quand l'adversaire est frais, confiant, uiii et compact; l'attirer, au contraire* au lpin, pour l'affaiblir et le désunir, c'est se ménager la certitude, si on lie bat, de le couper de sa. base ; mais, pour rétrograder ■ à - propos, il faut autant de résolution que pour s'avancer hardiment, et ce n'est, à la guerre comme ailleurs, que le privilège des esprits fermes et clairvoyants*
Documents à. méditer*
* Tout progrès est condamné à passer par deux phases: « D'abord, on le nie : « C'est absurde! >
« Ensuite, on le méprise : < C'est connu; c'est vieui ; tout le monde lia dit; nous le savions. »
Le comte de Gasparin.
Organisation allemande.
Le corps d'armée allemand sur le pied de guerre doit être composé, d'après l'organisation actuelle (1876), ainsi qu'il suit, et comprendre, abstraction faite de ses état-majors, savoir :
1° Deux divisions d'infanterie. Chacune est forte généralement de 2 brigades d'infanterie à 2 régiments de 3 bataillons, d'un régiment de cavalerie à 4 escadrons, d'un groupe de 4 batteries (1), d'une ou deux compagnies «lu génie (le corps d'armée en a trois en tout), d'un équipage de ponts divisionnaire et d'un détachement de brancardiers.
Le bataillon de chasseurs à pied affecté à chaque corps d'armée est rattaché à une brigade d'infanterie. Si le corps d'armée possède deux de ces bataillons, chaque division en reçoit un.
£• L'artillerie de corps. Elle se compose d'un régiment d'artillerie de campagne qui comprend deux groupes de 3 batteries montées, de l'artillerie à cheval qui n'a pas été attachée aux divisions de cavalerie, et d'un détachement de brancardiers.
3° Les parcs de munitions. Dans la guerre de jl 870-4 871, ces parcs dépendaient de l'artillerie de corps. Depuis cette guerre, ils ont été placés sous les ordres directs du commandant de l'artillerie du corps d'armée. Ils se décomposent en deux échelons d'égale force, c'est-àdire que chacun comprend 3 sections de munitions d'artillerie et 2 sections de munitions d'infanterie.
4° Le bataillon du train. Il pourvoit à la conduite de 5 parcs de voitures de vivres courants, de 5 parcs de voitures de vivres de réserve, du dépôt des chevaux haut le pied, et du parc de boulangerie. L'équipage central de ponts du corps d'armée lui est adjoint.
5° Les services administratifs. Outre ceux attachés aux états-majors, il faut mentionner les douze ambulances mobiles (hôpitaux tempoi raires).
Nous supposons déjà connus l'organisation, le fractionnement par unités tactiques et le rôle des troupes combattantes du corps d'armée. Par contre, il est intéressant de se rendre compte, par des données précises, du nombre de rationnaires d'un corps d'armée comparé à celui des combattants qu'il envoie au feu, car l'effectif des troupes en campagne doit être distingué à ces deux points de vue. Il est en outre important de connaître le nombre de véhicules réglementaires emmenés en campagne par les états- majors et les troupes, puisque ce nombre influe si prodigieusement sur la longueur des colonnes en marche.
Eh bien! un corps d'armée prussien mobilisé et de formation normale, c'est-à-dire sans division de cavalerie ni ses trois batteries à cheval, fort par conséquent de 25 bataillons d'infanterie, 8 escadrons de cavalerie, et 14 batteries, peut débuter au feu avec 25,000 hommes d'infanterie, 1,200 chevaux et 84 pièces; tandis que le nombre journalier de ses rationnaires s'élève à 36,800 pour les hommes et à 10,250 pour les chevaux. Le corps d'armée mène d'ailleurs avec lui 775 voitures à 2 chevaux, 261 à 4 chevaux et 469 à 6 chevaux, au total 1,505 véhicules.
(1 ) Le projet est d'augmenter l'artillerie.
g 4. mraCTIONHBMBNTS DANS L'ORGANISATION. 381
Ces équipages, en apparence si considérables, sont cependant plus ou moins indispensables pour mener à la suite des troupes soit le matériel, comme les pontons et les outils, nécessaire dans le cours des opérations pour accroître la mobilité, soit les caissons de munitions et les voitures des corps sans lesquelles on ne pourrait combattre, soit les équipages de vivres pour assurer la subsistance des hommes et des animaux dans les circonstances difficiles, soit enfin les voitures d'ambulance et de médicaments destinées au soulagement et au transport des malades et blessés.
Nous allons maintenant étudier la manière dont on a pourvu aux besoins du corps d'armée en matériel de ponts, en outils, en munitions, en vivres, en ambulances, enfin en voitures pour le transport des bagages tant des officiers que des fonctionnaires, des fonds et des pa- Ï)iers, des réserves d'habillement et d'équipement. Il ne suffit pas à 'officier d'état-major d'avoir sur ces impedimenta des idées générales ; il faut, au contraire, qu'il en ait une connaissance approfondie, sans quoi il commettra dans la rédaction des ordres de mouvement et d'opérations, pour la marche de ces parcs et équipages, des erreurs de conséquence.
Equipages dé pont. — Les équipages de pont d'un corps d'armée mobilisé se composent de deux équipages divisionnaires portant le même numéro que les divisions auxquelles ils sont attachés, et d'un équipage de corps portant le même numéro que le corps d'armée.
Un équipage de ponts divisionnaire comprend : 2 baquets à chevalets du système Birago, attelés à six chevaux ;
2 haquets à pontons attelés à six chevaux et portant aussi les poutrelles à griffe ;
4 haquets à pontons attelés à six chevaux et portant les poutrelles de travée ; , 1 voiture d'outils pour ouvriers d'art, attelée à six chevaux; 1 voiture à ridelles, ou chariot de parc, attelée à quatre chevaux ;
3 voitures à outils de terrassiers, attelées à quatre chevaux ;
1 fourgon à bagages attelé de deux chevaux." Le commandant de réqui]
juipage divisionnaire n'est autre que celui de la compagnie du génie auquel il est attaché. Cette compagnie fournit comme escorte permanente au moins 1 sous-officier, 1 caporal et 16 hommeso
Un équipage de ponts de corps est composé de : 2 haquets à chevalets attelés à six chevaux ; 2 haquets à pontons attelés à six chevaux et portant les poutrelles
à griffe ; 24 haquets à pontons attelés à six chevaux et portant les poutrelles de travée ; 2 voitures à six chevaux portant des outils pour ouvriers d'art ; 2 voitures â ridelles attelées à quatre chevaux ; 1 fourgon à bagages attelé de deux chevaux. Le commandant de l'équipage du corps, dont l'escorte est fournie
582 RELATIONS DU GÉNÉRAL TO! CHW ATBC SES ittUtEl*A!ITS.
par 2 officiers, 7 sous- officiers ou caporaux et 54 hommes du génie, est un Capitaine du train.
Quand une division d'infanterie doit faire usage de son équipage de pont, le travail est dirigé par le capitaine du génie de la division. S'il* y a lieu d'utiliser l'équipage du corps, on y réunit momentanément une compagnie du génie, dont le capitaine ou un officier du génie spécialement désigné à cet effet, dirige le travail. Le matériel de ces deux espèces d'équipages est uniforme, ce qui permet de les employer en commun pour jeter un pont. Dans ce dernier cas, l'opération technique est confiée au chef du génie du corps d'armée, on au capitaine de compagnie le plus ancien.
Un équipage de ponts divisionnaire est pourvu de t 4 travées de poutrelles à griffe à 5 mètres sa 20 mètres ; 4 travées de pont à 4",50 = 18 mètres ; 39 mètres courant de tablier; et comme supports, de 4 chevalets et 6 pontons.
Ces ressources permettent de jeter un pont de chevalets de 20 mètres de longueur, ou un pont de pontons de 30 mètres de longueur, ou d'atteindre la longueur maximum de 36m,50 en formant le pont d'un chevalet sur chaque rive et de cinq pontons au milieu. L*équipage de pont du corps est pourvu dç : 4 travées de poutrelles à griffé à 5 mètres = 20 mètres ; 24 travées de pont à 4m,50 es 108 mètres; 132m,60 de tabljer; et, comme supports, de 4 chevalets et de 26 pontons.
Ces ressources permettent, dans la construction normale d'un- pont de 27 travées, avec 2 chevalets et 24 pontons, d'obtenir une longueur de 122 mètres.
Le corps d'armée mobilisé possède ainsi les moyens de franchir un cours, d'eau de 200 mètres de largeur.
Quant aux travées, on a admis comme portée tiormale 4m,50 de distance du milieu d'un ponton à l'autre, les poutrelles reposant sur quatre bordages.
En portant cet écartement à 4m,80, on peut obtenir svec l'équipage de corps une longueur de pont de 129",90 ; avec l'équipage division? naire, une longueur ae 37" ,20, H en résulte qu'en réunissant ces trois équipages dû corps d'armée, on se procure une longueur totale fle; 204œ,30 de pont, qui est praticable pour les troupes de toutes arî&es, à moins de circonstances exceptionnellement défavorables,
Mais, si on doit faire passée des voitures lourdement chargées, il faut réduire la portée des travées, ce qui réduit naturellement aussi la longueur totale du pont.
La portée la plus courte est de 3*,30 avec des poutrelles Téjïosant sur quatre bordages, et de 2m;4Q avec des poutrelles reposant sur six bordages.
Dans des circonstances exceptionnellement favorables, on peut atteindre une portée de; 6 mètres avec des poutrelles reposant sur trois bordages. Mais, dans ce cas, le pont ne peut plus être qu'Une passe-
§ 4. PERFECTlOltâtllfeRTS DÀlffi L'OHGAHTBAfïOfN. 383
relie permettant à l'infanterie de marcher par le flâne, et à la cavalerie de défiler par un.
Pour passer de l'infanterie sur l'autre rive afin de couvrir l'établissement du pont, ou si le matériel ne suffit pas pour en Jeter un, on peut l'utiliser en forme de pont-volant ou de bac.
Deux pontons accouplés permettent de passer 35 à 40 hommes avec
Îirmes et bagages ; mais, si on a à lutter contre un fort courant, le e vent et le ressao, ce nombre se réduit à 30 ou 35.
Deux pontons écartés par une portée de 4",50, couverts tfun tablier et pourvus de garde-fou, fournissent une plate-forme de 18 mètres propre à recevoir de l'artillerie et de la cavalerie. On y peut ainsi passer chaque fois de 8 à 9 chevaux et autant d'hommes, ou une pièce de campagne avec son avant-train* 4 chevaux et 8 hommes.
Si le courant est violent, il y a lieu d'assurer le va-et-vient dupontvolant par un câble, et on le compose de 8, 43 ou 5 pontons. Si Von n'a qu'un petit nombre de pontons disponibles, on peut, quand le cours d'eau n'a pas une largeur supérieure à 100 ou 120 mètres, composer une sorte de bac avec cinq ou six pontons, bac que Ton gouverne au moyen d'une traille.
La contenance de oes moyens de passage improvisés, bacs ou pontsvolants, est :
Avec 4 pontons, — de 80 à 90 hommes d'infanterie, ou de 16 à 18 chevaux atec autant d'hommes» ou de 2 pièces de campagne, 8 chevaux et 16 hommes ;
Avec 5 pontons, — de 400 à 110 hommes d'infanterie, ou de 20 à 22 chevaux avec leurs cavaliers, ou de 2 pièces de campagne avec tous leurs servants et leurs attelages ;
Avec 8 pontons, — de 160 à 180 hommes d'infanterie, otl de 32 à 36 chevaux avec leurs cavaliers, ou de 3 pièces de campagne avec leurs servants et attelages ;
Avec 13 pontons, — de 260 à 290 hommes d'infanterie, ou 52 à 58 chevaux et leurs cavaliers, ou de 5 pièces de campagne avec leurs servants et attelages/ Outils â$ terrassier*. «*• Le corps d'armée est pourvu de, savoir : 1° Avec les troupes,
Dans l'infanterie, par bataillon, à dos d'homme: 200 pelles courtes et 40 haches ; sur les voitures : 54 grandes pelles, 18 pioches, 12 cognées, 27 haches ; Dans les bataillons de chasseurs, à do* d'homme : 200 pelles courtes et 40 haches ; sur les voittires : 58 grandes pelles, 18 pioches, 12 cognées et 26 haches ; Dans la cavalerie, par régiment, à dos de cheval :
108 haches ; sur les voitures, 8 grandes pelles et 6 haches ; Dans l'artillerie, sur les voitures :
Par batterie montée ou batterie à cheval, 14 cognées, 36 haches, 18 pioches, 29 bêches; Par parc de munitions d'artillerie (de 26 voitures) : 4 cognées, 52 haches, 26 pioches, 48 bêches.
Par parc de munitions d'infanterie (de 24 yoitures) :
2 cognées, 48 haches, 23 pioches, 23 boches; 2B Au convoi, sur les voitures; Au parc des vivres courants :
32 haches, 9 pioches, 10 grandes pelles (ce parc comprend 32 voitures ; il y a 5 parcs par corps d'armée). Au parc des vivres de réserve :
22 haches, 22 pioches, 22 grandes pelles (ce parc comprend 82 vojtures. Il y en a 5 par corps d'armée). Dans chaque ambulance :
6 haches, 2 pioches, 2 grandes pelles ; Par détachement de brancardiers :
1 cognée, 12 haches, 1 pioche, 2 grandes pelles ; Au parc de boulangerie :
2 haches, 1 pioche, 1 grande pelle ; Au dépôt de chevaux haut le pied:
6 haches, 2 pioches, 2 grandes pelles; 3° Dans les troupes du génie :
Par compagnie, à dos d'homme :
48 haches, 44 pioches, 88 pelles, 45 cognées ; sur la voiture d'outils, 20 cognées, 30 pioches, 60 pelles et des outils de charpentiers : scies, marteaux, 6 pinces, etc. Chacune des trois voitures d'outils de terrassiers affectée* aux deux équipages de pont divisionnaires contient 30 cognées, 6 scies, 200 pelles, 50 pioches et des outils de charpentiers, scies, marteaux, etc.
Outre les outils possédés par la cavalerie, l'artillerie et les parcs, outils destinés surtout à l'usage de la troupe au bivouac, ou à écarter des obstacles, à créer des emplacements pour l'artillerie, il y a donc à la disposition des 25 bataillons d'infanterie, pour les travaux de fortification de campagne :
5,000 pelles courtes, 2,994 pelles longues, 1,728 haches courtes, 675 cognées et 972 pics ou pioches.
Munitions. — Le corps d'armée possède en munitions ce que les troupes portent sur elles ou sur leurs voitures, et ce que ces parcs contiennent.
Les troupes ont par-devers elles, savoir :
Dans l'infanterie.
Le sous-officier porte 30 cartouches ; Le soldat, 80 cartouches ;
La voiture de munitions du bataillon, 19,200 cartouches ; Les 4 voitures de bagages des compagnies, 11,520 cartouches. Il y a donc 61 cartouches par sous-officier ; — 111 — par soldat.
Dans les chassenrs à pied.
Le sous-officier porte 30 cartouches ; Le^ chasseur, 80 cartouches ;
Les 8 voitures de compagnie, 38,400 cartouches.
Il y a donc 69 cartouches par sous-officier ; — 119 — par soldat.
Dans la cavalerie.
Cartouches de mousqueton, par cavalier 50 cartouches ; Cartouches de pistolet, par sous-officier et soldat 40 cartouches. Les voitures de la troupe dans la cavalerie ne portent pas de munitions.
Artillerie.
La batterie montée de 6 bouches à feu de 9 centimètres du modèle 1873 possède :
Dans les avant-trains :
120 obus, 60 shrapnels, 18 boîtes à mitraille ; Dans les caissons :
440 obus, 160 shrapnels, 16 boites à mitraille. La batterie à cheval de 6 pièces de 8 centimètres, du modèle 1873, est munie de :
Dans les avant-trains :
144 obus, 72 shrapnels, 18 boîtes à mitraille ; Dans les caissons :
480 ob.us, 192 shrapnels, 16 boîtes à mitraille,
Génie.
Le sous-officier porte sur lui 30 cartouches ; Le soldat du génie, 30 cartouches.
En outre, chaque compagnie est pourvue de 250 kilogrammes de poudre de mine.
Train.
Chaque sous-officier et soldat pourvu d'un mousqueton porte 20 cartouches.
Chaque sous-officier et soldat pourvu d'un pistolet porte 10 cartouches.
Parc de munitions.
Le corps d'armée possède quatre petits parcs, à 24 voitures chacun, chargées de munitions d'infanterie. Ils contiennent en tout 1,474,560 cartouches pour fusil ou carabine Mauser modèle 1871, par conséquent 60 environ par fusil ou carabine. 11 y a 23,448 fusils et 977 carabines.
(4) Les Toitures des sections de munitions d'infanterie sontpeintes en grit . Chacune de ces 4 sections porte 368,640 cartouches M. 74 ; 34 ,320 cartouches de cbassepot, et 6,240 cartouches de pistolet de cavalerie.
Les Toitures des sections de munitions d'artillerie sont peintes en bleu. Chacune de ces 6 sections porte 4230 obus, 445 shrapnels, 40 boites à mitraille pour pièce de 8 cent, et 294 obus, 402 shrapnels, 9 boîtes à mitraille pour pièce de 9 cent.
586 RELATIONS DU GÉNÉRAL BU CHEF AVEC SES LtKUTBîUHTS.
Les 6 sections de munitions d'artillerie, chacune à 26 voitures, contiennent :
9,144 obus, 3,282 shrapnels, 294 boîtes à mitraille, c'est— à-dire environ 98 obus, 34 shrapnels, 3 boîtes à mitraille par pièce de 8 centimètres ; 87 obus, 31 shrapnels, 3 boîtes à mitraille par pièce de 9 cent.
Il résulte de tout ce qui précède que le corps d'année est muni ppur ses armes à feu:
De 170 cartouches par fantassin ;
De 180 — par chasseur à pied ;
. De 289 coups par pièce de 8 centimètres ; De 258 coups par pièce de 9 centimètres.
Vivres et fourrages. — Le convoi de subsistances d'un corps d'armée comprend le parc de boulangerie, les cinq parcs de vivres -courants, et les cinq parcs de vivres de réserve.
Le parc de boulangerie doit couvrir les besoins en pain, biscuit et viande, s'il est impossible d'y subvenir autrement.. Il dispose de 78 boulangers. Il est aussi chargé d'amener et d'abattre la viande sur pied. Ce parc a deux voitures, attelées chacune de 4 chevaux.
Un'parc de vivres-courants se compose de 30 voitures à subsistances, attelées chacune de 4 chevaux, d'une voiture de rechanges à 4 chevaux, et d'une forge à six chevaux. Le chargement normal d'une voiture à subsistances est de 850 kilos.
vUn parc de vivres de réserve se compose de 80 voitures à 2 chevaux et de 2 fourgons à bagages, attelés également à 2 chevaux. Le chargement normal d'une de ces 80 voitures est de 1,000 kilos. Ce surcroît de charge et cette diminution dans la force de l'attelage indiquent suffisamment que les parcs de vivres de réserve ne sont pas en état, comme ceux de vivres courants, de suivre l'allure des troupes ni de passer par tous les chemins ; il faut leur assigner les meilleures routes.
11 est évident qu'il est de la plus haute importance d'utiliser ces voitures de la manière la plus conforme au service qu'elles doivent faire. Tout d'abord il faut éviter des chargements qui, sous un grand volume, porteraient peu de valeur nutritive ou qui seraient exposés à se gâter rapidement, et qu'il faudrait par suite remplacer fréquemment. Sous ces deux points de vue, les chargements de pain et de viande fraîche sont exclus en principe. Dans une guerre de mouvements, il est rare qu'on ne trouve pas de la viande dans les pays qu'on traverse ; quant au pain, il n'arrive que moisi entre les mains des troupes, si son transport a duré quelques jours ; il faut donc que les troupes s'en procurent sur place, au besoin à l'aide du parc de boulangerie, et que les voitures des corps de troupes le transportent, ainsi que la viande fraîchement abattue. Au contraire, si l'armée est arrêtée ou stationnaire, on doit s'efforcer d'établir des fours à portée des troupes et de leur amener régulièrement du pain. Dans tous les autres cas, on chargera les voitures des parcs avec du biscuit au lieu de pain, du lard et des conserves de viande au lieu de viande fraîche, et dé légumes secs, café et sel.
§ 4. pBBncTiomdartUTs dam i/o*gànisàtîoh. 587
Une autre question à élucider est celle de savoir si on chargera chaque voiture d'une seule espèce de vivres, ou si on y mettra un nombre rond des diverses denrées composant la ration complète pour un effectif donné, autant que possible par unité tactique, compagnie, bataillon, escadron, batterie* L'avantage qu'offre ce dernier mode, celui de faciliter les distributions, est évident; mais il prend plus de temps pour les chargements que l'autre, dans la proportion de 3 à 2 , de plus, en ne mettant sur chaque voiture qu'une seule denrée, on utilise mieux d'habitude toute sa capacité de transport.
Chez nous, les denrées sont empaquetées de la manière suivante :
Le biscuit, en caisses de 75 kilos. La caisse pèse a elle seule en outre 20 kilos.
Le lard, par tranches.
Les conserves de viande, en boites de 50 kilos; la boite pesant en. sus 40 kilos.
Les légumes secs et le riz, en sacs de 100 kilos.
Le sel, en sacs de 62 kilos.
Ig café (grillé), en sacs de 50 kilos.
La ration de vivres du soldat allemand en campagpe comprend ; 500 grammes de biscuit ou 750 grammes de pain ; 170 grammes de lard, ou 375 grammes de viande fraîche, ott
200 grammes de viande de conserve; 125 grammes de riz, ou 250 grammes de lentilles, pois ou fèves ; 25 grammes de sel ; 25 grammes de café grillé, en grains.
Le poid minimum d'une ration journalière serait celui résultant de la distribution de 500 grammes de biscuit, 170 de lard, 125 de riz, 25 de sel et 25 de café, en tout 845 grammes. Si, à l'exclusion du pain et de la viande fraîche,* on -substitue au lard de la viande de conserve, au riz les autres légumes secs, le poids augmente de 155 grammes, et arrive à 1 kilogramme.- La moyenne entre les deux est de 928 grammes ; mais il ne -faut pas oublier de tenir compte du poids moyen du récipient, qui est d'environ 250 grammes pour chaque ration ; de sorte qu'on peut dire crue la ration journalière pèse & peu près 1,175 grammes. Un parc ae vivres courants, d'un chargement normal de 25,500 kilos, peut donc apporter 22,000 rations, c'est-à-dirç presque les deux tiers aes besoins journaliers en vivres d'un corps d'armée foui, si sou effectif est au complet, compte 36,800 rationnai res pour 28,000 combattants).
Des essais de chargement ont donné dans la pratique les résultats suivants :
•J° En chargeant une seule denrée, on peut mettre sur une voiture du parc de vivres courants :
14 sacs de sel pesant 868 kilos pour 34,720 rations.
ou 9 sacs de riz pesant 900 kilos. , 7,200 —
ou 9 sacs de légumes secs pesant 900 kilos. , , . . . 3,600 —
ou 8 quintaux et demi de lard en tranches 5,000 —
ou 7quintauxdeviandedeconserve(90kil.derécipient) 3,500 —
ou 16 sacs de café pesant 8 quintaux ........ 32,000 rations.
ou 9 caisses à biscuit pesant 675 kil. (plus 90 k.récip.) 1 ,300 —
Dans ce mode de chargement, un parc de voitures de vivres courants porterait sur :
1 voiture de sel 34,720 rations.
1 — de café 32,000 —
2 — de riz 14,400 —
3 — de légumes secs. . . . 10,800 — • 2 — de lard 10,000 —
4 — de conserves de viande. 14,500 — 17 — debiscuit 22,950 —
30 voitures.
Ce mode de chargement donne donc la possibilité d'amener aux troupes 23,000 rations complètes, avec un notable excédant de sel et de café, ce qui est fort avantageux, vu l'importance de ces deux toniques, indispensables en campagne. Si/ d'autre part, on peut se procurer sur place 2,000 rations de pain, ce parc suffit à assurer la nourriture de 25,000 hommes.
D'après ce calcul et en tenant compte que les effectifs ne sont pas d'habitude au complet, on admet que les cinq parcs suffiront à amener environ quatre jours de vivres de bouche au corps d'armée.
2° En chargeant, au contraire, chaque voiture du parc de manière à lui faire porter un assortiment complet de toutes les denrées qui composent la ration journalière du soldat, on a :
i sac de sel pesant 62 kilos pour. — 2,400 rations.
1 sac de riz pesant 100 kilos, pour = 800 —
5 caisses à biscuit pesant 375 kilos (et récipients 100 kilos) pour , = 750 —
3 boîtes de viande de conserve pesant avec récipients 180 kilos ,,.,...= 750 —
1 sac de café pesant 50 kilos. = 2,000 —
Poids total « 8o7 kilogrammes fournissant 750 rations complètes,
avec un notable excédant en sel et en café ; — ou bien, si on prend :
2 sacs de légumes secs pesant 200 kilos pour 800 rations ;
Et du lard en tranches pesant 127 kilos 1/2 pour 750 rations, on arrive à un poids total de 914 kilos et demi fournissant le même nombre de 750 rations complètes.
Dans ce mode de chargement, un seul parc de vivres courants porte 22,500 rations complètes, avec un excédant d'environ 52,000 rations complètes, avec un excédant d'environ 52,000 rations de sel et de 37,500 rations de café.
On voit par ce qui précède que les deux modes de chargement don* nent des résultats* presque égaux, quoique dans le second les voitures, prises isolément, soient un peu moins chargées que dans le premier ; mais comme ce second mode est le plus avantageux pour la troupe, on fera bien, dès le début, de charger au moins 2 ou 3 parcs de vivres courants d'après le second mode et de chercher à conserver ce
genre de chargement pendant le cours des opérations. En effet, les corps de troupes ont si peu de moyens de transport qu'il est très-précieux pour eux de voir les voitures de vivres contenant chacune un assortiment complet de rations venir trouver directement chaque unité tactique, tandis qu'avec le premier mode de chargement ce sont les troupes qui doivent se rendre au lieu où sont les parcs de voitures pour y recevoir leurs distributions, quand les voitures ne portent qu'une seule espèce de denrées.
Des essais de chargement faits avec le nouveau modèle de voiture destiné aux parcs de vivres de réserve, ont fait voir qu'une de ces voitures peut charger :
16 sacs de sel pesant 992 kilos, pour 39,680 rations;
ou 10 sacs de riz pesant 1,000 kilos, pour 8,000 —
ou 40 sacs de légumes secs pesant 1,000 kilos pour 4,000 — ou du lard en tranches pesant 1,000 kilos, pour. . . 5,882 — ou 17 boîtes de viande de conserve pesant (avec récipient) 1,020 kilos 4,250 —
ou 8 caisses de biscuit pesant avec récipients 760 kil. 1,200 — ou 20 sacs de café pesant 1,000 kilos pour 40,000 —
En chargeant par assortiment complet de rations, une de ces voir tures reçoit 800 rations avec un excédant de sel et de café.
L'avoine est empaquetée en sacs pesant 75 kilos. Une voiture du parc de vivres courants en charge onze ; une voiture de vivres de réserve en prend treize. Il y a, en campagne, deux rations d'avoine : la forte, qui est de 5,625 grammes ; la légère, de 5 kilos. Comme le nombre de chevaux recevant la ration légère est relativement restreint, on peut évaluer à 5 kilos et demi le poids de la ration en moyenne. Une voiture du parc de vivres courants prend 150 rations; une voiture du parc de vivres de réserve porte 177 rations. Les cinq parcs de vivres de réserve peuvent donc apporter 71 ,000 rations, c'est-à-dire assurer les besoins d'un corps d'armée pour sept jours.
Service sanitaire et ambulances. — Le service de santé du corps d'armée est confié à trois détachements de brancardiers et à douze ambulances mobiles (sorte d'hôpitaux temporaires).
Un détachement de brancardiers comprend : 7 médecins, 1 pharmacien, 8 infirmiers, 8 soldats-panseurs, et 191 brancardiers, tant sousofficiers que soldats. Il a avec lui : 8 voitures de transport pour blessés ou malades, attelées chacune de deux chevaux, 2 voitures d'ustensiles et médicaments attelées à deux chevaux, et 2 fourgons h bagages attelés également de deux chevaux.
Cette organisation permet de fractionner le détachement en deux sections de force presque égale et d'occuper son personnel sur plusieurs points à la lois.
Sur le champ de bataille, les détachements de brancardiers des troupes ont pour mission d'installer, avec les médecins et leurs aides, un lieu de premier pansement pour les blessés, que leurs brancardiers, guidés par le capitaine du train chef du détachement, vont chercher et amènent au lieu de pansement à l'aide des voitures de transport.
690 RELATIONS DU CftRtlAI* BN CHEF AVEC SSS LTBUTKNANTS.
Les ordres concernant le départ du détachement, son établissement à l'endroit où se feront les pansements de premier secours, on ses changements de place, enfin pour décider sll y aura une ou; deux sections qui marcheront, sont donnés au chef de détachement par le général de division, ou le commandant du corps d'armée, qui d'habitude prend pour organe de sa volonté le médecin en chef. Au lieu des pansements, la tâche des médecins aidés des infirmiers et soldatspanseurs est de donner aux blessés un premier secours qui leur permette d'être transportés aux ambulances, c'est-à-dire qu'ils placent convenablement le blessé, le réconfortent, examinent sa plaie et appliquent l'appareil nécessaire pour qu'il puisse supporter le transport ; ils ne font que de petites opérations ou celles qu'on ne saurait différer. Les médecins des corps c|e troupes viennent leur prêter mainforte quand ils n'ont plus à panser d'hommes de leur corps, ainsi que les médecins qui précèdent les ambulances pour en déterminer l'emplacement, lesquels retournent ensuite à leur ambulance avec le convoi des blessés oui ont reçu ce pansement de premier secours.
Le transport des patients dirigés ainsi sur les ambulances est fait au moyen des voitures affectées au détachement de brancardiers,, si elles ne sont plus nécessaires sur le lieu du combat pour ramasser les autres blessés, et par des charrettes du pays requises par l'intendance et couvertes de paille. De plus, les corps de troupes engagés doivent mettre à la disposition du détachement de brancardiers pour ce service les voitures de réquisition qu'ils ont avec eux. Ces détachements de brancardiers, après avoir évacué les blessés, parmi lesquels ceux capables de supporter un voyage sont envoyés au commandant d'étapes le plus voisin, cessent d'opérer de nouveau sur le lieu du combat et se tiennent prêts à suivre les divisions dans leur marche ultérieure. Ainsi, ils ne s'occupent que très-passagèrement des blessés, et uniquement pour leur donner un premier secours ; le traitement ultérieur de ces derniers est l'affaire des ambulances mobiles ou fixes qui suivent l'armée de près ou de loin.
Un ambulance mobile comprend : 1 médecin-chef, 4 médecins traitants, 1 pharmacien, 9 infirmiers et 42 gardes- malades. Elle est pourvue de 3 voitures d'ustensiles attelées à quatre chevaux, de 1 fourgon à bagages attelé à deux chevaux, et de 2 voitures à médicaments attelées a deux chevaux. Chaque ambulance peut traiter deux cents (200) malades ou blessés ; elle est divisible en deux sections. * C'est le commandant du corps d'armée qui détermine quand les ambulances mobiles doivent entrer en action et leur répartition temporaire entre les divisions. Il leur fait savoir à quel moment elles ont à s'approcher du champ # de bataille, et le lieu où elles s'établiront; les généraux de division y veillent au besoin. Les ambulances, une fois établies, ont à s'occuper exclusivement du traitement des blessés, sans se préoccuper des mouvement de l'armée. Toutefois, si on est en retraite, elles envoient leurs voitures attelées, ainsi que le personnel et le matériel qui ne leur est point indispensable, se joinare au détachement de brancardiers le plus rapproché.
§ 4. PEAFKCTlOimSMfiNTS DANS L'ORGANISATION. 591
Si, au contraire, l'armée se porte en avant, ou reste stationnaire, le médecin-chef doit s'efforcer de rendre son ambulance disponible le plus tôt possible pour les troupes actives. Il tâche de diminuer le nombre des individus qu'il a à traiter en évacuant ceux transportables, et de faire relever son ambulance par le personnel de réserve affecté aux autorités des étapes. S'il ne peut ainsi se dégager entièrement, il vise à rendre au moins une section disponible. L'ambulance mobile une fois relevée, le groupe de ses patients avec les nouveaux traitants prend le titre d'ambulance fixe et ressort des Autorités des étapes qui veillent à la sûreté de la ligne de communication sur les derrières de l'armée. L'ambulance mobile rejoint alors le plus promptement possible son corps d'armée.
Les équipages. — Les équipages des états-majors et corps de troupes sont détaillés comme u suit;
Etat-major du corps d'armée.
1 voiture à 4 chevaux pour le commandement du corps d'armée.
4 — à 4 — le chef d'état- major.
4 — à 2 — le commandant du génie.
1 — à 2 — les bagages d'escadron (de la garde
. d'état-major).
Total 5 voitures.
Senices administratif* du corp» d'armée.
( 1 voiture à 2 chevaux pour l'intendant. Intendance J 1 — — le sous-intendant.
\ 1 — à 4 — ' les papiers.
Trésor: 3 voitures à 4 chevaux.
Direction des vivres ; 1 voiture de papiers à 2 chevaux. Direction de la boulangerie : 1 voiture à % chevaux. Médecin en chef: 1 voiture à 2 chevaux. Justice militaire : 4 voiture à 2 chevaux. 3 voitures pour les lettres à 2 chevaux ; !-__ iQ 6™** 1 voiture de matériel à 2 chevaux. S pour ia ™8Ve"
Total, 14 voitures.
Etat-major d'une dirision d'infanterie.
i voiture à 4 chevaux pour le général de division.
Services administratifs de la division.
Intendance* \ voî{ure \ f c£evaux Pou,\le surintendant. * \ i voiture à 2 chevaux pour les papiers.
Direction des vivres : i voiture à 2 chevaux pour la comptabilité.
, Justice militaire : 1 voiture, à 2 chevaux ;
Àumônerie: 2 voitures à 2* chevaux.
d^i^) 2 voitures à 2 chevaux pour les lettres; Fostes { 4 le matériel.
Total : 9 voitures.
Etat-major d'une brigade d'infanterie.
1 voiture à 2 chevaux pour le général de brigade. Etat-major do commandant de l'artillerie. 1 voiture à 2 chevaux pour le commandant de l'arme.
Etat-major de l'artillerie,
. , ( 1 voiture à 2 chevaux pour le sous-intendant ; intendance^ ^ jçg papiers*
Direction des vivres : 1 voiture à 2 chevaux ; Justice militaire : 1 voiture à 2 chevaux. Âumônerie : 1 voiture à 2 chevaux.
n~ * ) 2 voitures à 2 chevaux pour les lettres ; Postes} < r le matériel.
Total : 8 voitures.
Etat-major d'an régiment d'infanterie.
4 voiture d'état-major à 2 chevaux.
Un bataillon d'infanterie.
1 voiture de munitions à 6 chevaux ;
1 voiture de bagages de l'état-major du bataillon à 4 cbevaux ; 4 voitures de bagages de compagnie à 2 chevaux ;
4 voiture de médicaments à 2 chevaux ;
2 voitures de vivandiers à 2 chevaux.
Total : 9 voitures.
Un bataillon de chasseurs è pied.
4 voiture d'état-major à 2 chevaux;
4 voiture à médicaments à 2 chevaux ;
8 voitures de bagages (2 par compagnie) à 2 chevaux ;
2 voitures de vivandiers.
Total : 42 voitures.
Un régiment de cavalerie.
4 voiture d'état-major à 4 chevaux ;
4 voitures de bagages d'escadron à 2 chevaux (avec engins pour la
forge) ; 4 voiture de médicaments à 2 chevaux ; 2 voitures de vivandiers à 2 chevaux. Total: 8 voitures.
Etat-major d'an régiment d'artillerie* 4 voiture à 2 chevaux pour le colonel.
Etat-major d'un groupe de 4 ou 3 batteries. 4 voiture de bagages à 2 chevaux ; 3 voitures de vivandiers à 2 chevaux.
Total: 3 voitures.
Batterie montée ou batterie à cheval (de 6 pièces à 6 chevaux).
8 voitures de munitions à 6 chevaux ;
3 voitures de rechange à 6 chevaux ;
4 forge — —
Total : 12 voitures, et avec les pièces = 18 voitures.
Etat-major d'un parc de munitions de corps d'armée.
4 voiture à 2 chevaux pour le commandant du parc. 4 voiture de vivandier.
Total : 2 voitures.
Un petit parc de munitions d'artillerie (avec 20 caissons de munitions
à 6 chevaux).
4 voiture de rechange à 6 chevaux ; 4 forge — —
3 affûts de rechange avec avant-train, attelés de 4 chevaux ;
4 voiture de bagages à 2 chevaux.
Total : 6 voitures.
Un petit parc de munitions d'infanterie (avec 24 voitures de cartouches
à six chevaux).
4 voituce de rechange à 6 chevaux ; ' 1 forge — —
4 voiture de bagages à 2 chevaux.
Total : 3 voitures.
Une compagnie du génie.
4 voiture d'outils à 4 chevaux ; 4 voiture de poudre à 4 chevaux ; 4 voiture de bagages à 2 chevaux ; 4 voiture de vivandier.
Total : 4 voitures.
Un équipage de ponts divisionnaire (avec 8 haqnets à 6 chevaux et 3 voitures
d'outils a 4 chevaux).
4 voiture d'outils pour ouvrier d'art, à 6 chevaux ; 4 voiture à ridelles à 4 chevaux ; 1 voiture de bagages à 2 chevaux,
Total: 3 voitures.
Etat-major d'un bataillon du train.
4 voiture d'état-major à 2 chevaux ; 4 voitures de vivandiers à 2 chevaux.
Total : S voitures.
594 RELATIONS DU GfiKÉlUL Cil CHEF AYEC SES UltiTElUNTS.
Equipage de ponts de corps d'armée (avec 28 baquets à f> chevaux).
2 voitures d'outils à 6 chevaux ; 2 voitures fc ridelles à 4 chevaux ; 1 voiture de bagages à % chevaux.
Tptal : 5 voitures.
Un parc de vivres-courants (avec 30 voitures de vivres à 4 chevaux).
1 voiture de réserve à 4 chevaux ;
1 forge à 6 chevaux»
Total : 2 voitures.
Un parc de vivres de réserve (avec 80 chariots à 2 chevaux).
2 voitures de bagages d'escadron.
Le parc de boulangerie.
2 voitures d'outils pour la cuisson, à 4 chevaux. (Si on emmène les
fours de campagne, il y a en tout 5 voitures).
Le dépôt de chevaux haut le pied.
2 voitures de bagages d'escadron.
(Ce dépôt est destiné à fournir des chevaux à l'infanterie,, au génie, aux administrations et officiers du commandement ; quant à ràrtillerie et à la cavalerie, elles tirent leurs remplacements de leurs dépôts et ressources propres» ainsi que le train}*
Le dépôt de chevaux est fort de 106 hommes et 170 chevaux.
Un détachement de brancardiers (avec 40 voitures à 2 chevaut pour le transport
des malades et des médicaments).
2 voitures de bagages à 2 chevaux ; 1 voiture de vivandier à ? chevaux.
Total : 3 voitures.
Une ambulance mobile (avec 3 voitures d'ustensiles à 4 chevaux et % voitures
de médicaments à % chevaux),
1 voiture de bagages à 2 chevaux.
M. le général Bronsart von Scbellendorff, chef d'état-major de la garde royale prussienne.
« Outre les corps d'armée, qui en sont en quelque sorte leà unités constitutives, une armée en campagne a encore besoin d'autres formations particulières, d'extra-corps, si l'on peut dire, répondant à des services techniques et à des besoins spéciaux.
« Sous ce rapport, il faut citer le service télégraphique, le grand parc de munitions, les troupes pour garder la ligne çl'êtapes^ le service militaire des chemins de fer et les parcs de siège.
« Le grand parc de munitions de campagne se compose de huit petits parcs qui, suivant les besoins, sont répartis entre les armées et
§ 4. PEIlFBCTIOflflflmmTS DANS L'ORGANISATION, 895
placés sotls la direction des généraux commandant l'artillerie de ces armées. Ces petits parcs sont surtout organisés en vue du transport
J>ar chemin ae fer des munitions qu'ils renferment ; néanmoins, on eur a affecté un certain nombre de caissons attelés de manière qu'il* puissent de la dernière station du chemin de fer transporter les munitions à des dépôts intermédiaires eatre cette station et remplacement des corps d'armée.
« Le grand parc s'approvisionne lui-même à trois dépôts principaux, qui sont entreposés dans des places fortes convenablement choisies sut" notre frontière, et sont placés sous la dépendance de l'inspecteur général des étapes et des chemins de fer.
< Cet inspecteur général a sous ses ordres autant d'inspections d'étapes qu'a y a d'armées, en campagne ou de corps d'armée opérant Isolément. Ces différentes inspections ont à leur disposition des troupes
Sour garder la ligne de communication de l'armée et des états-majors e place ; de plus, elles possèdent un parc de réserve de boulangerie, tin dépôt de matériel eiae personnel ae réserve pour les ambulances et hôpitaux, une commission chargée de diriger l'évacuation des malades et blessés, un directeur du service télégraphique pour la ligne de communication de l'armée avec un personnel et un matériel attelé, un dépôt de chevaux de poste et des attelages de réserve ; enfin, autant de directeurs d'hôpitaux, de personnel pour ces hôpitaux, de parcs de voitures d'étapes et de détachements de gendarmerie que leur armée compte de corps d'armée.
« Pour le service militaire des chemins de fer, l'inspecteur général des étapes et des chemins de fer a sous ses ordres spécialement un chef des chemins de fer qui dirige tout ce qui concerne les voies ferrées sur le théâtre de la guerre et a môme la haute main sur les chemins de fer nationaux pour les transports militaires. Ce chef des chemins de fer de campagne a sous sa dépendance les directions militaires de chemins de fer, le bureau des chemins de fer du ministère, les commissions d'exploitation des diverses lignes ferrées, les commandants des gares et leur personnel, les compagnies de construction et d'exploitation que l'on forme au moyen du régiment militaire des chemins de fer,
* Quant au service télégraphique, le projet est de former 7 détachements de télégraphiera de \n ligne et 5 de réserve ou de 2* ligne («ans compter la Bavière). Les premiers sont destinés à suivre les. armées au fur et à mesure de leurs mouvements, en reliant lea généraux en chef et les commandants de corps isolés avec le généralissime, ou bien en établissant la liaison entre les diverses armées ou corps combinés et le réseau des télégraphes de la mère patrie. Les voitures destinées au transport du matériel et, des appareils sont en état de se mouvoir en dehors des routes et de les côtoyer rapidement , ce qui facilite singulièrement leur emploi. Lea détachements de réserve ont pour mission, avec (leurs voitures plus richement pourvues et, par conséquent, plus lourdement chargées, de suivre, mais sur les routes frayées seulement, la marche des télégraphiera de lra ligne, pour
consolider leurs installations improvisées, leur fournir, au besoin, du matériel et du personnel, et exploiter les lignes en arrière. Ils peuvent aussi relever les détachements de lre ligne ou coopérer au même service; enfin, ils sont en mesure de réparer les brèches faites à des lignes permanentes.
c En principe, il y a au quartier du généralissime un détachement de télégraphiers de 1" ligne et un autre de réserve ; au quartier général de chaque armée, un ou deux de la première espèce et un autre de la seconde. De plus, derrière chaque armée fonctionne une direction des télégraphes d'étapes, chargée de souder la ligne télégraphique construite par l'armée en campagne avec les lignes de la mère patrie, et de pourvoir au service des stations échelonnées sur la ligne de communication. Cette direction approvisionne, en outre, de matériel et d'appareils les détachements de télégraphiers de lre ligne et de réserve, c Le chef de la télégraphie militaire réside au quartier du généralissime et règle tout ce qui concerne le service militaire des télégra- Ï>hes sur le théâtre des opérations. Pour l'usage de la télégraphie à 'armée, il est directement sous les ordres du chef d'état-maior des armées combinées ; pour le service télégraphique des lignes d'étapes sur les derrières, il se tient en relations constantes avec l'inspecteur général des étapes. Quant aux ordres à donner aux détachements de télégraphiers affectés aux diverses armées, il les fait passer par l'intermédiaire des généraux en chef; par contre, il a absolument à sa disposition les deux détachements qui se trouvent au quartier du généralissime. Il reste en communication constante avec l'administration générale des lignes télégraphiques de la mère patrie, afin qu'il n'y ait
Sas de solution de continuité entre le réseau national, les lignes 'étapes et les lignes improvisées pendant le cours des opérations. « Un détachement de télégraphiers de 1" ligne comprend le personnel et les équipages. Le personnel est composé de 3 officiers du génie, 7 employés supérieurs des télégraphes, 90 soldats du génie et 4 mécaniciens. Les équipages sont formés de 6 voitures de matériel à 6 chevaux, 5 voitures-stations à 2 chevaux, pouvant servir au transport des employés, et de 2 voitures à ridelles à 4 chevaux. On porte ainsi 22 kilomètres 1/2 de fil en cuivre décapé, 11 kilomètres 1/4 de fil isolé, 1,200 mètres de fil léger en acier, 315 mètres de câble pour traverser les cours d'eau, 10 appareils du système Morse et 660 perches de support.
« Le temps reconnu nécessaire pour établir 1 kilomètre de fil décapé est de 20 à 30 minutes.
« L'organisation d'un détachement de réserve est analogue. Toutefois, il y a 12 employés supérieurs de l'administration des télégraphes et 8 mécaniciens. Les équipages se composent de 8 voitures de matériel à 6 chevaux, 7 voitures à 2 chevaux pour le transport des employés et 1 voiture à ridelles. On porte ainsi 33 kilomètres 3/4 de fil en cuivre décapé, 15 kilomètres de fil isolé, 75 kilomètres de fil léger en acier, 315 mètres de câble pour la traversée des cours d'eau, 14 appareils du système Morse et 1,296 perches de support.
S 4. PERFECTIONNEMENTS DANS i/ ORGANISAT ION. 897
c Une direction des télégraphes d'étapes dispose, an début, de 33 employés supérieurs de 1 administration des lignes télégraphiques, 10 mécaniciens, 30 télégraphiera, 32 appareils du système Morse, du
ministration des lignes télégraphiques de la mère patrie.
M. le général Bronsart Ton Schellendorff, chef d'état-major de la garde royale prussienne. ^
Alléger le lardeau de l'infanterie et élaguer de ses rangs les hommes de faible complezion.
Le maréchal de Saint-Arnaud, commandant en chef l'armée d'Orient,
aux généraux commandant les divisions.
Varna, le 22 juillet 4854.
< Ma circulaire du 13 juillet courant vous invitait à faire établir des états nominatifs des hommes des corps sous vos ordres qui, trop faibles pour suivre les opérations de la campagne, devaient être renvoyés en France, soit au dépôt de leur corps , soit en congé de conva* lescence. J'attends, pour votre division, le résultat de cet examen. >
t En France, on a l'habitude singulière, lors du recrutement de l'armée, de mettre les gros hommes sur les petits chevaux et les petits hommes sous les gros sacs , et la manie inhumaine, cruelle, absurde, brutale, intolérable, funeste au plus haut point, de charger les fantassins plus que les mulets. La charge du fantassin équivaut souvent au tiers de la charge du mulet, qui pèse moyennement quatre fois plus que lui. Sous un poids de 60 livres, l'ouvrier et le laboureur marchent mal, le lettré ne marche pas. 2,000 voitures à 2 chevaux suffiraient pour alléger de moitié le fardeau de 300,000 fantassins. Des voitures constituent sans doute des impedimenta gênants, mais Vécrar sèment du fantassin est le plus grave des impedimenta, un impedimenta mortel. »
M. Paixhans.
Le maréchal de Mac-Mahon, commandant les 1 w, 5€ et 7e corps d'armée,
aux généraux de division.
42 août 4870.
• MM. leô généraux de division devront se procurer quelques voitures de réquisition pour transporter les hommes qui ne pourraient pas marcher et resteraient en arrière. »
Le maréchal de Mac-Mahon, commandant le 1" corps d'armée, aux généraux commandant les divisions.
30 juiHet 4870.
« J'ai décidé que chaque régiment d'infanterie aurait une réserve de mille (1,000) paires de souliers, et chaque bataillon de chasseurs à pied une réserve de quatre cents (400) paires. A cet effet, une voiture de réquisition par brigade sera affectée au transport de ces chaussures. Des ordres sont donnés à l'intendant du corps d'armée pour assurer l'exécution de cette mesure. >
f Le sac nue le soldat porte sur le dos le gêne beaucoup pour l'exécution des feux ; ïï empêche le second et le troisième rang de se serrer sur le premier : e'est un des obstacles au feu du troisième rang. Les Russes étaient dans l'usage de poser leurs sacs à leurs pieds au moment des feux; cet usage, excellent sous ce point de vue, avait des inconvénients qui ont dû le faire supprimer. Mais il est essentiel que le sac soit aussi petit que possible, capable de contenir seulement une chemise, un col, un mouchoir, une paire de bottines, une calotte de coton, un pantalon de toile, un briquet, afin qu'il ne saillisse jamais de plus de 3 pouces sur le dos du soldat.
« Le soldat aura, indépendamment de ces effets, une chemise, tio col, un mouchoir, un bonnet de police, une veste, un pantalon, une paire de bottines dans le sac de la compagnie qui sera chargé sur les gros bagages. »
Napoléon Ie».
Extrait du Journal de marche tenu par un officier du 2# régiment de zouaves , pendant ^expédition de 1859 sur les frontières du Maroc.
7 norembre.
c Le poids du havre-sac est écrasant. Il dégoûte les engagés volon* taires qui arrivent pleins d'entrain, mais qui bientôt sont épuisés et rebutés par ce métier de bête de somme. On croit faire une économie de frais de transport en vidant les magasins sur le dos des soldats, mais on aboutit à peupler les ambulances et les hôpitaux.
« Dans de pareilles conditions, on ne peut faire plus de 7 lieues, et il est impossible de combattre en tirailleurs.
« Aussi le général se décide-t-il à alléger les compagnies d'avantgarde. On ne fait porter aux hommes que : 1 . Le fusil et le sabre-baïonnette ; % La giberne avec les cartouches ;