‹ Les méthodes de guerre actuelles et vers la fin du XIXe siècleChapitre 69 sur 85 · GRADES OU EMPLOIS · texte numérisé non relu

GRADES OU EMPLOIS

Lieutenant

Adjudant- major de bataillon, etc

Adiudant-major de régiment, etc

Aide de camp (dans une brigade, division)

ou adjoint à Tétat-major

Commandant de compagnie

Major ou officier supérieur surnuméraire. Chef de bataillon ou de groupe analogue.

Commandant de régiment

Trésorier

Médecin aide-major

Médecin-major de 2* classe. . •

Médecin-major de 4" classe. .......

Général de brigade, 8 cheraux.

Général de dinsion, 42 cheraux.

Général commandant un corps d'armée, 44 cheraux.

NOMBRE DK CHEYÀUX

dans chaque arme.

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« Presque tous les officiers ci-dessus désignés ont déjà en temps de paix une partie de ces chevaux ; ceux qui leur manquent pour arriver au complet du pied de guerre leur sont fournis par l'Etat au moment de la mobilisation, et ils les restituent à la démobilisation. Mais, s'ils en expriment le désir, on peut leur permettre de se procurer eux» mêmes leurs montures, pourvu qu'elles soient reconnues propres à un service de guerre par une commission ; dans 'ce cas, l'État paie 780 francs par cheval, et les chevaux ainsi acquis deviennent la propriété des officiers ou fonctionnaires.

« Les officiers, médecins et fonctionnaires auxquels il n'est pas alloué de ration de fourrage en temps de paix-reçoivent une indemnité de

686 RELATIONS BU GÉHÉR1L IN GfflW ATBC SBS LIBUTKHANTS.

780 francs pour le cheval qu'ils se procurent eux-mêmes, et de 580 francs par cheval en pies.

t Si un officier ou fonctionnaire pejd son cheval en guerre par une cause indépendante de sa volonté, ou si son cheval ne peut plus faire de service, il reçoit une autre monture du dépôt de chevaux haut-lepîed, où d'une commission d'achat, «oit enfin, en pays anaemi, par voie de réquisition. »

M. le chef de bataillon prussien baron von Eberstein, du 3° -ré^ment à pied de la garde.

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Paris, 2 août 4870.

« Aux termes des dispositions réglementaires du 3 juillet 1855, certaines catégories de fonctionnaires militaires, qui ne sont pas montés en temps de paix, sont autorisés à recevoir des chevaux à titre temporaire en campagne, lorsque la nécessité en est bien démontrée. Tels sont, entre autres ; les médecins militaires et les officiers d'administration des ambulances actives, et quelquefois les officiers d'adminiSf tration des autres services.

# Ce mode de remonte a eu lieu, 'jusqu'à ce jour, au moyen de prélèvements dans les corps de troupes à cheval; mais j'ai reconnu qu'il offrait de graves inconvénients, et j'ai l'honneur de prévenir Votre Excellence qu'à aucun titre les. fonctionnaires ci-dessus désignés ne pourront recevoir de chevaux provenant des régiments. J'ai reconnu également que la dénomination de < remonte à titre temporaire » offrait des inconvénients, en laissant figurer, au titre des corps iet des établissements, des animaux qui en* étaient distraits, souvent pour très-Longtemps, et qui échappaient à toute surveillance. , t L'instruction ministérielle du 19 juillet dernier, qui crée des •commissiops de remonte près des quartiers généraux de corps d'armée pour la remonte à titre gratuit ou à titre onéreux, des officiers sans troupes, des officiers d'infanterie, des assimilés et des employés t divers titres, indique suffisamment le mode à suivre pour les médecins militaires des ambulances et les officiers d'administration. Es doivent être remontés, à titre gratuit ou à titre onéreux, par ces commissions ou au moyen de chevaux envoyés par -les dépôts de l'intérieur, vquand ils ont droit aux rations de fourrage, suivant leur assimilation ou leur analogie de position, comme les officiers sans troupes et les officiers d'infanterie ; et Ton doit établir pour chacun d'eux l'état signa* létiqùe prescrit par la circulaire ministérielle du 19 juillet 1871).

« En résumé, il ne doit plus être délivré de chevaux, à. titre temporaire, à l'armée, ».

« L'expérience dé la campagne de 1866 fît reconnaître, dans Far* »ée prussienne, que la mesure de monter les employés du service télégraphique sur des chevaux de setye n'avait pas été judicieuse.

% A. PSBFECTIONNEMKNTS PARS LORGÀHISÀTION. 687

N'ayant auparavant aucune habitude du cheval, ces employés ne savaient ni s'en servir utilement ni en prendre soin ; le plus souvent, après une étape faite à cheval, ils étaient fatigués au point de ne pouvoir se livrer à leur travail. De plus, quand il fallait détacher un ou plusieurs d'entre eux, on ne pouvait se dispenser de leur donner une voiture pour porter les appareils, fils et batteries, ainsi que leurs bagages personnels.

c Des plaintes arrivèrent aussi de tous côtés sur l'extrême lourdeur des voitures portant le matériel (poteaux, rouleaux de fil, isolateurs, outils). On n'avait pu en faire usage hors des routes frayées, même en les attelant à 6 chevaux.

c Aussi, après la campagne, s'occupa-t-on activement de remédier à ces graves inconvénients. Au lieu de monter les employés sur des chevaux de selle, on décida qu'à l'avenir ils seraient transportés sur des voitures. Des 7 d'entre eux attachés à chaque détachement de télégraphier* de première ligne, un prit place sur chacune des trois voitures-station, et quatre sur deux voitures à 2 chevaux, ayant la forme d'un cabriolet, pourvues chacune de coffres pour contenir 2 appareils avec leurs batteries. Quant aux voitures de matériel, on les allégea de manière à ce qu'elles pussent au besoin côtoyer les routes. ' »

Mémoire inséré en 4875 dans les Archives des officiers du génie allemand.

. Le médecin en chef du grand quartier général au docteur Larrey,

médecin en chef de V armée,

Trayagliato, 4 7 juin 4 859..

- « Depuis notre départ d'Alexandrie, plusieurs médecins de Pambulance du grand quartier général ne sont pas' montés. Ils font les étapes à pied ou perchés sur les caissons. Gela n'est pas digne, d'une part, et de l'a|itre eela est nuisible au bien du service. Quelle assistance attendre au gîte d'un personnel harassé par les fatigues de la

Journée, ou resté en arrière sur les caissons ou des voitures d'emprunt? »

Le major général de V armée d'Italie au commandant du &%corp$.

26 mai 4859.

« Les aumôniers de l'armée ont droit chacun à une monture, *aux termes de l'article 22 du règlement du 3 juillet 1853. »

Le major général de V armée d'Italie aux commandants

dés corps d armée.

Alexandrie, le 27 mai 4859.

« L'Empereur a décidé que les capitaines désignés pour remplir les fonctions de sous-intendant militaire ou d'adjoint dans les divisions

actives, seront montés aux trafs de l'Etat au même titre que les adjudants-majors.

* Ces officiers percevront une ration de fourrage. »

Le major général de Varmée du Rhin au ministre de la guerre.

Metz, le 5 août 4870.

< M. l'intendant général de l'armée me soumet les observations suivantes :

c Nos médecins d'ambulance ne sont pas montés, ce qui est une gène pour le service et un grave embarras pour la plupart d'entre eux. Ils n'ont pas d'ordonnances, ce qui détourne forcément de leurs fonctions un certain nombre d'infirmiers.

« Le tarif du 23 juillet 1870 attribuant des rations de fourrage aux médecins principaux et aux médecins- majors de 1" classe, ces officiers de santé doivent, en raison de leur grade, se remonter à titre onéreux ; mais la situation n'est pas la même pour les médecins-majors de 2e classe, et surtout pour les aides-majors qui, dans les ambulances, n'ont pas de rations de fourrage, et qui ne sont pas en état de se remonter à leurs frais. La même situation s'applique, du moins en partie, aux officiers d'administration des hôpitaux, dont quelquesuns doivent être montés pour assurer promptement le ravitaillement de l'ambulance.

< Reconnaissant le bien fondé de ces observations, et usant de la latitude offerte par la circulaire ministérielle du 3 août 1870, j'ai décidé :

t 1° Que les médecins-majors de 2- classe des ambulances: recevront un cheval, à titre gratuit, pendant la durée de la campagne ;

< 2* Que les médecins aides-majors des ambulances recevront un cheval, à titre gratuit, et une ration de fourrage pendant la durée de la campagne;

« 3* Que les médecins de tous grades attachés aux ambulances seront autorisés à se pourvoir d'ordonnances dans la garde nationale mobile, à raison d'un par médecin principal ou major, et d'un pour deux aides-majors;

« 4° Qu'un officier d'administration ou adjudant, par ambulance, recevrait un cheval, à titre gratuit, pendant la durée de la campagne ;

« 5° Que les officiers d'administration des hôpitaux sont autorisés à se pourvoir d'ordonnances, pris dans la garde nationale mobile, à raison de deux par ambulance.

« J'ai l'honneur de donner connaissance à Votre Excellence des dispositions ci-dessus, que j'ai notifiées à M. l'intendant général de l'armée, en l'invitant à en assurer l'exécution en ce qui le concerne. >

Le maréchal de Saint-Arnaud, commandant en chef Varmée d'Orient, au lieutenant-colonel commandant la place de Constantinople.

Varna, le 4 «juillet 4854.

« La remonte instituée à Consttntinople a été loin de répondre, jusqu'à ce jour, aux espérances que j'avais fondées sur ses opérations. Les officiers oui en ont été chargés, dirigés d'ailleurs par d'excellentes intentions et le désir de sauvegarder les intérêts delà cavalerie légère, n'ont pas bien compris leur situation. Habitués à examiner et à recevoir des chevaux français ou algériens qui doivent toujours remplir certaines conditions de taille, d ampleur... etc., ils n'ont pu se faire à l'idée d'acheter les chevaux du pays, toujours petits, grêles, d'apparence généralement chétive, mais chez lesquels ces défauts de nature sont, la plupart du temps, compensés par une grande énergie, de la rusticité, de la sobriété, et presque toutes les qualités enfin qu'on doit

les qui viennent d'être achetés p*ar le ï*r régiment de hussards dans un pays où les armées française* et anglaise ont, pour ainsi dire, épuisé Ja matière. Ces chevaux convenablement pansés, soignés et nourris font un excellent service ; les cavaliers se sont habitués à leur petite taille ; et je ne serais pas surpris que ces chevaux résistassent beaucoup mieux que tous les autres aux épreuves de la campagne.

< J'ajoute que, lorsque ces. chevaux sont trop petits ou trop grêles pour être appliqués au service de la cavalerie, ils peuvent souvent être utilisés pour la remonte de certains isolés dont les fonctions n'exigent pas une grande activité, tels que certains officiers de santé, CCTtams interprètes, les aumôniers,. .. etc., ou mieux encore pour les transports à titre de bête de somme.

« Au surplus, il ne saurait être donné à cet égard d'instructions précises. Le prix demandé pour les chevaux, rapproché du genre de services qu'ils peuvent rendre, doit fixer les résolutions des officiers, acheteurs. Mais je répète que, pour que ces résolutions soient conformes aux nécessités nui nous incombent et aux possibilités du pays, il faut que les yeux de ces officiers s'accoutument aux formes des chevaux qu'il produit.

• A votre arrivée à Gonstantinople, vous voudrez bien mettre*, sans perte de temps, la présente lettre sous les yeux de la commission de remonte, »

Le général Lebrun, chef $ état-major, du 2e corps d'armée aux chefs des corps de troupes.

Gênes, le 4 mai 4859.

« Une somme de 30,000 francs, crise sur les fonds disponibles en ce moment dans les caisses des régiments, sera mise à la disposition des conseils éventuels d'administration des régiments ou bataillons formant corps, pour acheter les chevaux et mulets réglementaires.

690 ' RELATIONS DU GÉNÉRAL EN CHEF AVEC SES LIE tl TENANTS.

« Cette somme sera remboursée le plus tôt possible aux régiments qui en auront pu faire l'avance.

« Les officiers qui ont droit à des chevaux ou mulets chercheront des vendeurs et présenteront les animaux.qu'ite auront trouvés au conseil éventuel du régiment ou bataillon, qui les examinera, achètera s'il y a lieu, déterminera le signalement, fera le paiement régulier, et dressera un procès-verbal en double expédition»

« Un registre spécial sera ouvert pour ces opérations. Les chevaux et mulets à titre onéreux seront achetés par le conseil d'après le même mode. Le premiers tiers du paiement sera effectué par les officiers sur Tordre de versement qui sera donné par le sous-intendant militaire ; les deux autres, par les soins du conseil éventuel. Un procès-verbal spécial constatera l'opération et signalera la somme due à l'Etat par l'officier intéressé.

« Les chevaux et mulets réglementaires seront achetés d'abord. Ceux à titre onéreux passeront ensuite.

« La commission spéciale de remonte n'en continuera pas moins ses opérations pour les officiers sans troupe et les officiers isolés. »

Le maréchal Vaillant, major général de V armée <F Italie, à

l'intendant général.

Alexandrie, le 28 mai 4850.

« Dans son rapport, le commandant du 26 corps d'armée fait observer que les opérations des commissions de remonte sont considérablement entravées par les formalités et les complications d'écritures qu'on exige d'elles. L'intendant du 2e corps oblige, en conformité des décisions ministérielles, les commissions à tenir les mêmes registre et à fournir les mêmes justifications qu'en France, à savoir ;

« 1° Registre matricule, avec intercalaires ;

« 2° Bordereaux de dépenses à remettre au payeur, avee quittances à. l'appui ;

€ 3° Procès-verbaux de réception h remettre tous les quinze jours, en double expédition.

« Ne pourrait-on pas arriver, dit-il, au même résultat et simplifier considérablement les écritures en se bornant à exiger un procès- verbal de chaque séance en double expédition (dont une pour le sous-intendant), sur lequel figurerait le signalement du cheval, le nom du vendeur avec sa signature servant d'acquit, le nom du nouvel accruéreur avee sa signature, et l'indication du titre auquel le cheval est livré ? — A la suite du procès-verbal, on établirait des quittances qui seraient remises aux vendeurs, afin qu'ils puissent se faire ordonnancer lé montant de sommes dues. >

Décision en marge, de la main du major général.

« Adopté. -^- L'intendant général donnera un ordre, et s'appuiera au besoin de l'ordre que l'empereur me donne. »

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