‹ Les méthodes de guerre actuelles et vers la fin du XIXe siècleChapitre 70 sur 85 · CORPS EXPÉDITIONNAIRE DU MEXIQUE · texte numérisé non relu

CORPS EXPÉDITIONNAIRE DU MEXIQUE

Au quartier général, à Orizaba, le M décembre 4862. Ordre générai,

r Les comités éventuelg de remonte de l'armée du Mexique seront infinis, pour le marquage des animaux achetés, d'un timbre portant les initiales À F (armée française). — Ces lettres seront en capitale droite, de six centimètres de hauteur sur quatre de largeur, et espacées de trois centimètres. La dépense de ce matériel, ainsi que celle du charbon nécessaire pour chauffer les marques, sera supportée par les fonds alloués aux comités de remonte à titre de frais éventuels.

« Les marques seront établies à la diligence des commission* de remonte, qui justifieront de cette dépense sur facture.

« Aussitôt après Tachât d'un cheval ou mulet, la marque distkwtfofc de l'armée sera appliquée sur les deux hanches* Les chevaux destinés au service des officiers recevront cette marque sur le côté gauche de l'encolure, sous la crinière.

« Le marquage des animaux déjà livrés, et qui sont restés' la propriété de l'Etat, se fiera sous la surveillance d'un vétérinaire délégué par le général commandant la division ou la brigade, ou par les chefs de service. Cette opération sera faite, pour les corps d'infanterie et les isolés par les maréchaux chargés de la ferrure des chevaux de ces catégories, et la dépense qui en résultera sera imputée à la masse de harnachement et ferrage, qui supporte la dépense de la ferrure. Pmir les corps de troupe autres que l'infanterie, les dépenses de eette opé* ration seront imputées à leur masse générale de harnachement et de ferrage. ,

« Les marques particulières à chaque corps' seront, en outre} appn> quées aux chevaux de troupe sur le côté gauche de l'encolure et sous la crinière. »

Le général commandant en» ehei le; corps expéditionnaire du- Mexique* Forey.

Le colonel de lai Canorgue7 eommandaatâ supérieur de Tampka, a» général m chef dto Carpe expédkiannaire dot Mexique.*

Tampico, le 7 décembre 4862.

t Puisque j'en suis à vous parler des mules, il est de toute justFce de vous Informer que le général Lopez s'occupe sérieusement de Pexécution de son marché. Cependant la plupart des mules qu'il présente ne sont pas dressées : le sous-intendant, juge en dernier ressort d'après ce même marché, a cru. devoir les accepter.

* La commission de remonte achète aussi,, et à bien meilleur marché. Elle n'accepte de mules ou de chevaux qu'après les avoir fait monter devant elle, tandis qu'il faut prendre au lasso (nœud coulant) celles du général Lopez» Cek provient de ce. que les hacienderos (fermiers) sont immédiatement payés par nous, et qu'ils préfèrent une certitude à une espérance, douteuse pour quelques-uns. »

RELATIONS DO GÉNÉRAL Rît CHBF AVEC 818 LUCTE1UKTS. MINISTÈRE DE LA GUERRE.

""" Paris, le 44 jnillet 4870.

Instruction pour V achat direct, par tes états-majors généraux et parles corps de troupes d'infanterie et de cavalerie, des animaux d'équipages rêgimentaires dont Us doivent être pourvus, conformément au règlement du 15 janvier 1867 et au tarif du il décembre de la même année.

Article premier.

Les chevaux hongres, juments et mulets nécessaires aux états-majors généraux et aux corps d'infanterie et de cavalerie pour le service des équipages de campagne, sont achetés par un comité de trois membres, composé :

4* Pour les états-majors généraux.

Du chef ou du sous-chef d'état-major, président ; de deux capitaines d'état-major, officiers acheteurs*

$• Pour les corps de cayalerie et d'infanterie. Du chef de corps, président ;

gSS^^ft'ffiait:!^'- acheteurs.

Un vétérinaire militaire assiste toujours les comités des corps de cavalerie.

Dans les villes de garnison d'infanterie, où il existe des corps de troupes à cheval, des vétérinaires militaires seront toujours délégués, près des comités des états-majors ou des corps d'infanterie, pour donner leur avis sur les animaux présentés.

Article II.

Chaque comité opère à la majorité des voix, sans débats.

Chaque membre mentionne sur un bulletin son appréciation, et, s'il' y a Heu de recevoir Tanimal, son prix d'estimation.

Le président, après avoir établi son bulletin, reçoit ceux des autres membres du comité.

Les animaux seront âgés de cinq à dix ans» et le minimum de la taille est fixé à 1",46.

Article III.

Le prix de chaque animal, qui ne devra pas dépasser 625 francs, est la moyenne des évaluations de tous les membres du comité. Avant de le notifier au vendeur, le président invite ce dernier à faire connaître le prix qu'il désire obtenir de l'animal présenté. En cas de différence sensible, entre l'estimation du comité et la demande du vendeur, il peut être procédé à une deuxième estimation. Le prix définitivement arrêté est accepté ou refusé, sans débat, par le propriétaire de l'anima).

Article IV.

Les achats sont constatés par l'inscription des animaux sur un procès-verbal de réception (modèle modifié n° 6 du règlement du 23 mars 4837) établi, le 1er et le 16 de chaque mois, pour la quinzaine précédente. Ce procès-verbal est dressé en quatre expéditions : une pour le ministre, une pour le corps, une pour le sous-intendant militaire chargé de la surveillance administrative du corps et une pour le payeur.

Article V.

Un certificat d'achat (modèle joint à la présente instruction) est rédigé en double expédition: Tune pour le vendeur, l'autre pour le sousintendant militaire, qui délivre de suite, à chaque vendeur, un mandat du montant de la somme due et payable, à court délai, à la caisse du payeur du département, ou, après le visa de celui-ci, à la caisse de son délégué dans la localité la plus voisine du domicile du vendeur.

Article VI.

Il sera tenu, dans chaque état-major et dans chaque corps, «n registre matricule (modèle n* 36 du règlement du 23 mars 1837) des animaux achetés, destiné à mentionner aussi toutes les mutations ultérieures les concernant.

Les états-majors et les corps produiront, en outre (bureau des remontes) séparément, en ce qui concerne les animaux destinés à leurs équipages régimentaires, tous les documents périodiques exigés par les dispositions réglementaires en vigueur.

Article VII.

Les imprimés nécessaires pour les procès-verbaux de réception, et les registres matricules seront fournis par l'administration centrale (bureau des Remontes).

Les certificats d'achats seront fournis par les corps et la dépense en sera imputée sur leurs masses.

Le maréchal de France, ministre secrétaire à* Etat de la guerre.

Signé : Le Boeuf.

Certificat d'achat de chevaux et de mulets.

M. (le grade et le nom), président du comité du (le n° et le nom du ■corps) certifie que M. (nom, prenants, profession), à (domicile), département de ,a vendu audit comité, moyennant la somme de et sous la réserve des cas rédhibitoires prévus par la loi du 20 ma' 1838 (cheval, jument ou mulet), signalés comme il suit:

Le prix de l'animal sera payé au vendeur sur la production d'un extrait du procès-verbal de réception délivré par la commission d'achat,

au moyen d'un mandat, à court délai, sur le payeur du département ou son délégué, le plus à proximité du domicile du vendeur.

Fait double, le 1870.

Nota. Le présent certificat doit être laissé chez le sous-intendant militaire pour être classé dans ses archives»

Perfectionnements concernant le service d'état-major.

L'institution des officiers de réserve permettrait de doubler le nombre d'officiers d'ordonnance affectés aux généraux et d'en fournir aux. chefs de bataillon et colonels, qui en ont le plus urgent besoin. En effet, un simple cavalier, ignorant les formations de l'infanterie, transmettra le plus souvent de travers un ordre tel que celui-ci : « Dites au chef de bataillon de rallier sa troupe en colonne double, par colonne de compagnie. » Ne sachant ce que c'est que cette formation, le cavalier balbutiera le mot < colonne double » ou • colonne de compagnie l'ordre veut de combat vant ses vues qu'en disposant de nombreux officiers bien montés.

« En Prusse, tous les offiôiers appartenant aux états-majors, et la majeure partie des officiers montés appartenant aux autrçp armes, portent sur le côté droit, attachée très-court au ceinturon par deux bélières, une poche à cartes.

« Ces poches à cartes sont de modèles très-différents. Le plus usité consiste en une sorte de sabretache en cuir noir, de vingt centimètres de long sur dix- sept de large. Le corps de la sabretache est à soufflets et présente deux compartiments; le compartiment antérieur est destiné aux papiers importants et ferme à clef; le second est pour les cartes courantes* Trois autres petits compartiments renferment une boussole, un compas et un crayon. Le couvercle de la sabretache est également muni d'une poche fermant avec un bouton de cuir.

« La majeure partie des officiers possède, en outre, une lorgnette de campagne.

« Enfin les prescriptions réglementaires recommandent à chaque officier d'être porteur de quelques fournitures de bureau pour les rapports qu'il est appelé à fournir. > M. le capitaine Peloux.

Extrait du rapport du comité de la guerre institué par arrêté du ministre, du 22 novembre 1814.

€ Le général Foy propose de nommer un adjudant-major de plus par régiment, qui serait nécessairement capitaine et plus spéciale-

S 4. ntncnoNFïMHrrs dans l'oigai!16àtiok. £9tf

mentaux ordres du colonel ; parée que ce dernier ne pouvant, à Farinée, se passer d'un officier d'état-major, servant à ses côtés, ne serait pas dans le cas d'enlever à un bataillon l'adjudant-major qui y est toujours très-nécessaire.

m < Le général Foy désire qu'il soit établi deux adjudants sous-officiers par bataillon.

« Le général Brenier, rapporteur de la commission, partage l'avis du général Foy sur ces deux points. »

Le général ColHneau, commandant la 2* brigade du corps expéditionnaire en Chine, au général en chef.

Ckéfen, le 43 juillet 48ti&

« Un adjudant-major d'infanterie, en raison du service et des courses fréquentes qu'il a à fournir, est monté d'une façon insuffisante avec un seul cheval. »

Préciser qui, [de l'artillerie on da génie, devra jeter les ponts.

Le maréchal de Mac-Mahon, commandant le 1er corps $ armée ^

au mmietre de la guerre.

Strasbourg, le 29 juillet 4870.

« La compagnie de pontonniers, ainsi que l'équipage de ponts modèle 1866^ qui ont été affectés au 1" corps, et qui se trouvent actuellement à. Auxonne, vont être dirigés sur Strasbourg immédiatement après les batteries et les parcs divisionnaires. Je disposerai, dès lors, de ressources suffisantes pour un passage de vive force. Mftts>< ce passage effectué, l'armée se trouvera dans l'impossibilité d'emmener avec elle l'équipage de ponts modèle 1866^ parce que la compagnie du train destinée à atteler cet équipage ne pourra être arrivée en même temps que lui.

« Il résulte des renseignements qui me sont fournis que cette compagnie, qui doit être prise dans le 1" régiment du train d'artillerie, ne serait que la quinzième de ce régiment à mettre sur le pied de guerre, et qu'il faudrait que ce corps reçût encore ésux mme trois cents (2,300) chevaux pour la compléter à son tour.

• Ce retard pourrait avoir pour résultat de paralyser les mouvements du Ier corps ; et j'ai l'honneur de prier Votre Excellence de vouloir bien presser autant que possible l'organisation de cette paguie du tram. »

696 RELATIONS DU GÊNÊâAL BU CHEF XTtC SES LIEUTENANTS.

Le général Susane, directeur de VartiUerie au ministère de la guerre, au général Soleille, commandant en chef Vartillerie de V armée du Rhin.

Paris,. 34 juillet 4870.

< Je reçois chaque jour des dépèches télégraphiques des divers corps d'armée, par lesquels on réclame l'arrivée des parcs et des équipages de ponts de corps d'armée.

€ Je ne parlerai pas du travail énorme qu'accomplissent, avec une activité et un dévouement sans bornes, les chefs des deux régigiments du train, qui ont à recevoir, immatriculer, marquer, accoupler, harnacher chacun cinq mille (5,000) chevaux, chevaux arrivés au corps avant les hommes, hommes que je suis obligé de leur envoyer, sur les excédants d'effectif en conducteurs, des régiments d'artillerie. Les impatients se rendront compte et rendront peut-être justice plus tard. »

Le général Chasseloup, commandant en chef Varme du génie à la Grande Armée, au major général Berthier.

Au quartier impérial, le 29 octobre 4843.

(Sur un ordre du major général prescrivant au génie et à l'artillerie d'établir concurremment des ponts pendant la marche.)

• Il y a des concurrences utiles ; il y en a de nuisibles, par

l'incertitude où l'on se trouve de savoir qui fera ou qui ne fera pas. »

Le

général Moreau, commandant en chef V armée £ Italie, au général DebeUe, commandant Vartillerie de l'armée.

Gènes, le 22 prairial an vir.

« Je n'ai jamais mis de mystère à dire que le corps du génie aurait plus de moyens et surtout de temps, pour s'occuper des équi- {>ages de pont que l'artillerie. Voilà mon opinion. Si je crois devoir a suivre, je donnerai des ordres en conséquence.

« Je me suis aperçu que l'artillerie employait à ses parcs et aux canons ses meilleurs officiers et ses meilleurs chevaux, et qu'on abandonnait très-facilement tout un équipage de pont, de qui dépend trèssouvent ou le salut ou le succès d'une armée, plutôt qu'une pièce de canon ou môme quelques caissons. De sorte que je pense que, pour être assuré de la marche des ponts, le génie a un grand avantage sur l'artillerie. L'éducation militaire des officiers du génie, la même que celle des officiers d'artillerie qui ont passé aux examens, est supérieure pour cette partie à celle de ceux qui n'ont pas reçu leur avancement en passant par les écoles. N'ayant pas à s'occuper d'objet beaucoup plus intéressant, les ponts deviendront leur charge particulière, tandis qu'il n'est qu'accessoire à l'artillerie et souvent négligé pour les bouches à feu et tout ce qui en dépend. L'expérience journa-

S 4. PIRFECTI0NWBM1KTS DANS L'ORGANISATION. 697

lière doit même vous démontrer que ce sont toujours les officiers du génie des divisions qui s'occupent de tous les passages de rivière où Ton peut se passer de bateaux d'arsenaux. Voilà les motifs de mon opinion : ce sera peut-être la cause de ma décision à cet égard. *

Le maréchal Baraguey-d'HiUiers, commandant te 1er corps de Varmêe d'Italie, aux généraux de division.

Rosario, le 3 juin 4859.

« J'ai décidé que la passerelle portative, destinée à chaque division et portée par une voiture du train auxiliaire, serait confiée au génie de chaque division et marcherait avec la prolonge contenant les outils. »

« Dans l'armée allemande, chaque corps d'armée possède trois équipages de ponts confiés chacun à une compagnie du génie : un central et un pour chaque division d'infanterie.

< L'équipage de pont central, dit de corps d'armée, se compose de 33 voitures et peut suffire à une largeur de cours d'eau de 130 mètres.

« L'équipage de pont affecté à chacune des deux divisions d'infanterie comprend M voitures de matériel de pont et 3 voitures d'outils du génie, en tout 14 voitures. Il suffit pour des rivières dont la lar* geur est inférieure à 40 mètres.

< Au total, le matériel de pont d'un corps d'armée se compose en tout, y compris les voitures d'outils, de 61 voitures, et peut suffire à une largeur totale de 210 mètres environ. >

Un officier du génie prussien.

L'empereur Napoléon au ministre de la guerre.

Beims, le 44 mars 4844.

« L'équipage de pont que vous m'avez envoyé est très-précieux, mais il est lourd ; et pour de petites rivières comme l'Aisne, l'Oise, la Marne, il serait bien nécessaire d'en faire un aussi léger que possible. Il faudrait de petits bateaux, faits en partie avec de grosse toile imperméable : cela ferait un équipage extrêmement léger et dès lors très-commode. Un équipage de quinze bateaux de cette espèce me serait du plus grand avantage. »

• L'armée du Potomac (1865) faisait usage de pontons de toile, aisément transportables et fort utiles en expédition quand on doit rencontrer des cours d'eau,

« Us sont taillés et cousus solidement en forme de bateau plat. Pour s'en servir, on les tend sur une armature de bois pouvant se

698 REL^TKWIS HU GfiRÉftAL Bf CRU ÀYÏC SB» UEBTEKAOTS.

monter et se démonter à yolonté. Mis à l'eau, ils portent tout aussi sûrement que d'autres le plancher d'un pont volant; rien, n'étant plus aisé que de vider, de temps à antre, le peu d'infiltration qui se produit à l'intérieur. Quand on plie bagages, oa démonte les châssis, on roule la toile, et le tout est renfermé dans des caisses infiniment plus légères et plus faciles à transporter que les pontons ordinaires, qui nécessitent chacun un lourd attelage. »

M. le général de Trehriand , qui commandait une brigade à l'armée du Potomac.

« Pendant la campagne de 1864 en Virginie, le grand convoi de Tannée du Potomac n'embarrassa jamais les mouvements de cette armée; il se tint à celle des ailes la plu» éloignée de l'ennemi, et traversa les rivières sans retard, grâce à un excellent équipage de pont suspendu qui raccompagnait, ».

M. le général français d* Chanal, çii a assisté en 4864 4 la campagne de Virginie*

Napoléon au général Chrke, ministre de te guerre*

Paris, le h 4 décembre \ 84 4 .

« Dans l'équipage de pont de réserve, il doit y avoir deux grandes sonnettes, si nécessaires pour consolider un pont de bateaux. »

Confier aux médecins la direction do service de santé.

• « Vouloir tout diriger, vouloir être présent partout, c'est vouloir être faible bu nul partout. Le sous-intendant ne peut être, en eflFet, dans les marches ou pendant le combat, près du général, sa place réglementaire, en même temps qu'à l'ambulance, aux subsistances, aux fourrages, etc. Il ne peut, comme le prescrit le règlement, s'occuper de l'enlèvement des. blessés du champ de bataille, des distributions de vivres, assurer le campement et surveiller le parc aux bestiaux, faire des réquisitions, correspondre avec l'intendant, explorer les granges, les magasins, les fours existant dans la localité et ses alentours, saisir les denrées abandonnées par l'ennemi, faire manutentionner pour donner du pain à sa division, etc., etc. On le voit, rien que par cet exposé bien incomplet, les attributions du sous-intendant sont si nombreuses qu'il est impossible de concevoir que l'administrateur le plus consommé puisse y suffire, liais ce qu'il y a de plus extraordinaire, c'est que l'ubiquité ne pouvant être réglementaire, comme toutes ces attributions que nous venons de citer 1 exigeraient, chaque ambulance ou hôpital, chaque servies distinct,' devrait avoir

§ 4. MBfKGTIOWUMUBnrS DANS I/OIGÀHISÀTIO*. 499

an chef qui commandât en l'absence du sons-intendant. Qui donc est, par exemple» le chef de l'ambulance dont l'organisation, ainsi qu'on se plaît à le dire, est ai complexe, tandis qu'en réalité il n'y aurait rien de plus simple si on le voulait ? Personne, et par conséquent tout le monde, quand il n'y a pas un adjoint délégué par le sous-intendant

« En bonne conscience, qui devrait avoir la direction de l'ambulance ou de l'hôpital? Il ne nous sera pas difficile d'établir que ce n'est ni le pharmacien, ni le comptable. Je ne pense pas que ce puisse être l'aumônier, le lieutenant ou le sous-officier du train ; reste donc le médecin, dont les titres sont indiscutables. L'ambulance et l'hôpital sont évidemment fondés pour les blessés et les malades, et non pour promener des caissons de linge à pansement, meubler une salle de lits et d'ustensiles divers, ou établir des états de dépenses. Le fait principal est le traitement ou la guérison ; le fait secondaire, conséquence du premier, est le maténel indispensable, la comptabilité et le contrôle. »

M. le docteur Chenu,* qui a en sons les yeux les rapports dn corps médical

Îendant les guerres de Grimée, d'Italie, du Mexique, de Chine et de 870-74 .

Extrait du rapport adressé par le ministre de la guerre au Président des Etats-Unis, à la fin delà guerre de Sécession (1866). •

c Au lieu de mettre à la tête d'établissements institués pour la gué* rison des malades et des blessés, des officiers dont, malgré tous les autres mérites, on ne pouvait attendre la parfaite intelligence des besoins des malades, et qui, avec les meilleures intentions du monde, auraient pu embarrasser l'action médicale, comme cela est malheureusement arrivé (dans l'armée française) pendant la guerre de Crimée, notre Gouvernement, plus sagement inspiré, a voulu faire du médecin le chef de l'hôpital. En lui imposant ainsi la responsabilité des résultats de sa direction, il ne lui refusa rien de ce qui pouvait rendre ces résultats favorables. Le corps médical peut montrer avec orgueil les consécraences de cette mesure intelligente et libérale. Jamais, dans l'histoire des guerres, la mortalité dans les hôpitaux n'a été aussi faible, et jamais de tels établissements n'échappèrent plus complètement aux maladies qui d'ordinaire s'engendrent dans leur enceinte. >

• Le 6 août 4870, au petit jour, nous pouvons cheminer et revenir à Reichshoffen, où nous rencontrons le matériel et les infirmiers de notre ambulance. Déjà le canon gronde du côté de Frœschwiller, où se trouve le quartier général et où nous sentons notre présence utile ; le médecin en chef de notre ambulance s'y transporte seul pour avoir des ordres : il revient promptement nous dire que le médecin en chef du corps d'armée noua attend à FrœschwiUer. M. Tin*

tendant, prévenu des nécessités qui se présentent sur le champ de bataille, nous dit de nous transporter là où notre présence est réclamée"; mais, appelé par d'autres soins, il oublie de donner un ordre écrit à communiquer à chacune des parties constitutives de l'ambulance ; et l'officier comptable, le capitaine du train refusent de marcher sans ordre de l'intendant ; le personnel médical se dirige donc seul sur Frœschwiller. »

H. le médecin principal Bintot.

par le corps

le champ de bataille, le manque de cavaliers d'ordonnance pour envoyer rapidement des ordres ou des renseignements aux ambulances. >

M. le Dr Rabl-Rilckhard, médecin-major en Presse.

Extrait de* observations de M. le médecin bavarois Rupprecht,

sur îa guerre de 1870-71.

< Toutes les voitures de médicaments et d'ambulance ont absolument besoin de quelques lanternes à verre poli et à réflecteur ; parce qiife, pour des opérations chirurgicales à faire la nuit, les bougies et lanternes ordinaires ne fournissent pas une lumière suffisante.

• Les autorités des étapes, chargées de tout organiser sur les derrières de l'armée, devraient avoir en dépôt des approvisionnements considérables de bâches, afin de mettre les malades et blessés, qu'on évacue sur les voitures du pays, à l'abri de la plaie et de la neige; d'ailleurs ce qui s'est perdu de pain et autres denrées en 1870-71, faute de bâches, montre que la dépense de première acquisition eût été largement compensée par ce qu'on aurait préservé des intempéries.

c Une armée n'a jamais assez de voitures convenablement aménagées pour le transport ou l'évacuation des blessés : celles requises dans les villages du pays n'étant pas suspendues, ne font que mettre les patients à la torture. Aussi dirai-je aux Sociétés de secours volontaires aux blessés, que la meilleure coopération qu'elles puissent nous prêter serait de venir avec de bonnes voitures bien aménagées, contribuer à activer l'évacuation de nos ambulances. En novembre 1870, nous avons dû évacuer près de trois mille malades qui encombraient nos trois ambulances, et malgré le froid nous n'avions à notre disposition que les chariots à ridelles, sans couverture, qui avaient apporté des vivres. >

c En 1876, le Ministère de la guerre, en Autriche, a arrêté la création, dès le temps de paix, de vingt-six trains d'évacuation de blessés et malades en cas de guerre. Chacun de ces trains se compose d'un

g 4. PBRnsGTiomaaaRTs dans l'oigàhisàtion. 701

wagon à voyageurs de deuxième classe pour l'officier et les médecins, un wagon de troisième classe pour les infirmiers, trois wagons à marchandises couverts pour le matériel hospitalier, la cuisine et les ustensiles, enfin de treize wagons à marchandises couverts, pouvant recevoir chacun huit blessés ou malades* Le ministère de la guerre paiera les frais d'aménagement et de ventilation des wagons ; et les Compagnies seront tenues d'installer ainsi tant pour cent de leur matériel roulant. Dès à présent, on aménage ainsi six cents wagons.

c Au commencement de 1876, Tordre des Chevaliers allemands a terminé les préparatifs d'aménagement de ses quarante (40) convois hospitaliers et les a entreposés dans les lieux de mobilisation. En outre, un hôpital sur rails de deux cents blessés a été organisé.

c L'ordre des Chevaliers de Malte a créé en 1875 un train d'instruction, servant de modèle pour les convois hospitaliers qu'il desservira en temps de guerre. Ce train se compose de dix wagons d'ambulance, destina à recevoir chacun dix blessés couchés ; ces wagons peuvent être utilisés en temps de paix pour les marchandises. Le tram comprend en outre un wagon pour les chefs de service (2 chevaliers) et les deux médecins, un wagon d'ustensiles, un pour la cuisine qui suffira à préparer les aliments de cent cinquante hommes, un vagon» réfectoire, un wagon-magasin qui , outre les bureaux, contiendra la bibliothèque , les jeux, etc. »

Section de statistique de l'état-major prussien.

Améliorations communes aux troupes de toutes armes.

GRANDE ARMEE

Przasnysz, le 23 janrier 4807.

Ordre du jour.

« Plusieurs chefs de corps se sont plaints qu'ils manquaient d'ouvriers pour faire confectionner, aux bataillons ou escadrons de guerre, les effets d'habillement, d'équipement ou de chaussure qui sont nécessaires pour remplacer ceux des effets qui se consomment, et pour suppléer à ceux que l'éloignement où les difficultés de transport empêchent d'arriver.

« Les chefs de corps qui sont dans ce cas ont commis une trèsgrande faute en négligeant de conserver, aux bataillons ou escadrons de guerre, des ouvriers de toute profession, pour pouvoir en tout temps faire confectionner ou réparer les parties de l'habillement, de l'équipement, de la chaussure, du harnachement et de l'armement qui en sont susceptibles; — - en profitant pour cela des secours qui, en exécution des ordres de l'empereur, leur sont donnés, et des ressources que les pays que l'armée parcourt offrent.

702 RELAHONB PU GÉHÉHAL 19 «IF ÀT1C gBS UTOTllfJjriS.

« Il leur est expressément recoimnaadé de prendre des arrange* ments pour qu'à, l'avenir ils ne se trouvent pins dans ce cas, et de faire venir de leurs dépôts, on des derrières de l'année, tons les on» vriers qui peuvent leur être nécessaires anx bataillons on escadrons de guerre, soit pour les confections, soit pour les réparations qui peuvent être faites» et ils les feront établir kPlock, ainsi qu'il est dit dans Tordre du 12 da présent mois. *

Le maréchal commandant le 4* corps de la Grande Armée, Serait.

Extrait du journal des marches et opérations eu 2* régiment à pied de la Garde royale prussienne, pendant les campagnes de 18f$ et

Berlin,, le 9 mftrs f$J5.

« En campagne, chaque compagnie a .besoin, pour les opérations courantes et indispensables, d'avoir au mon» quatre (4) cordonniers et deux (2) tailleurs.

c II faudrait, en outre, par bataillon : deux selliers-baurrelieis^ deux maréchaux ferrants et deux charrons.

« Dans les mois d'octobre et de novembre 1813, on a disteflraé à mes deux bataillons de grenadiers plus de ZJMèù paires de? souliers neufs. Dans les quatre mois de décembre, janvier, février et mars, au contraire, pendant lesquels on a marché presque sans interruption, c'est à peine si on nous en a donné. 2^000 paires. Mais, depuis le mois de janvier, j'avais fait prendre à chacune de mes compagnies un cheval de bât portant les outils, du cuir, du fil, etc. ; ea arrivant au gîte, les ouvriers se mettaient à ht besogne ; et chaque matin, quand le régiment se remettait en marche, ses chaussures étaient réparées. Tant que je n'eus pas pris cette mesure, on ne pouvait venir à bout des réparations.

c Pendant la campagne d'hiver, en France, les équipages' de vivres de l'Intendance n'ont pu que très-rarement nous fournir du pain. Aussi, dès que nous arrivions dan» un village, je faisais aussitêt occuper tous les moulins. On y trouvait d'habitude une certaine quantité de grain que je faisais moudre par tes soldats du régiment qui étaient meuniers de profession \ et en. dix ou douze heures nous avions de la pâte fermentée par le levain* Si on devait partir le lendemain, la farine était chargée sur des voitures de réquisition que nous emmenions; ou, à défaut de celles-ci, distribuée aux soldats, qui étaient très-contents d'en avoir. Les fours qu'on trouve dans les maisons des villages facilitaient beaucoup la cuisson du pain* D'après ces expériences répétées, je regarde comme absolument nécessaire que chaque bataillon ait de 6 à 8 meuniers, au moins 10 à 12 bon* langers, et 3 ou 4 bouchers, pour un effectif de 800 hommes.

« Nous avons reconnu aussi tes inconvénients de la marmite destinée à plusieurs hommes. Si celui qui la porte reste en arrière pendant la marche, est tué ou détaché, ses quatre ou cinq camarades

g~4» PKKFEcnowiïEitBrre *àks j/ouumsAxioir» 703

sont obligés de jeûner on d'Attendre (Jue l'escouade voisine ait fini la cuisine et leur prête sa marmite.

« Enfin, il faut insister sur l'utilité des chevaux de bât» Quand des armées se concentrent et que des batailles sont imminentes, on donne l'ordre aux bagages de rester en arrière ; et souvent il s'écoule des semaines, des mois avant que les troupes ne revoient leurs voitures, ce qui met les officiers dans le pins grand embarras : ils sont parfois obligés de marcher nu-pieds, comme c'est arrivé dans cette campagne. Avec des chevaux de. bit, cet inconvénient ne se présente pas, attendu qu'ils peuvent suivre la troupe partovj. > Le chef de corps.

L* maréchal (Davout) prime dEckwuhl au major général Berthkr.

Stettin, le 9 mars 484^

• J'ai fait partager dans tontes les compagnies, par égale portion, tous les cordonniers oui se trouvaient dans les régiments. Il en est qui ont 4 ou 5 cordonniers par compagnie» lesquels, au premier repos, font les réparations nécessaires à la chaussure. »

Le général en chef de V armée (FOrient à l'intendant général.

Au camp devant Sébastopol, le 43 janvier 4855.

< M. l'amiral m'adresse le tableau ci-joint, indiquant le nombre de malades qui peuvent être embarqués sur les différentes espèces de navires.

« Il exprime le désir que l'intendant militaire dresse, au moment du départ, une liste des hommes évacués, avec leurs nom et prénoms, afin que, en cas de décès, il soit possible de dresser les actes de l'état civil. >

« Dans l'armée prussienne, pour avoir le moyen de constater l'identité des blessés ou des tués, chaque homme porte sur lui et sous ses effets une sorte de scapulaire, ou petite plaque de métal, sur laquelle sont marqués son numéro matricule et le corps auquel il appartient.

• De plus, chaque soldat, dans toutes les armes, a dans h poche un pansement, qui sert an médecin on à l'infirmier à lui donner de suite un premier secours, en cas de blessure. »

M. le chef de bataillon prussien baron Ton Eberstein, dtr 3« régiment à pied de la Garde.

« Pendant la guerre de Sécession chaque soldat de l'armée des Etats-Unis portait au cou une carte d'identité en parchemin.

« Dans l'armée prussienne, la carte est remplacée par un petit carré de fer-blanc, portant le numéro du régiment, le numéro ae la

compagnie et le numéro matricule, le tout en abrégé et de la fa£on suivante :

3 Rh. I. R.

3* régiment d'infanterie de la province du Rhin, ou 29e de ligne.

!" compagnie.

Numéro matricule dans la compagnie.

c Si le blessé porté à l'ambulance est privé de sa connaissance, et s'il meurt sans 1 avoir recouvrée, ou s'il faut procéder à l'ensevelissement des morts, on détache ces fiches individuelles, on les rassemble et Ton établit ainsi très-facilement et surtout très-sûrement l'identité de chaque cadavre.

« Cette mesure de précaution a été, comme tant d'autres, reponsséc ou négligée en France ; or, lorsqu'on se trouve, comme je l'ai été après Borny (combat du 14 août 4870), chargé de diriger ce pénible et attristant service, et qu'on constate que les morts ont été dévalisés, que les sacs ont été vides, que les livrets ont été enlevés par les pillards qui suivent toutes les armées et trop souvent par les gens du Eays, on ne peut établir les bulletins nominatifs des pertes et Jes cnes d'état civil. Combien de mères, de veuves sont aujourd'hui encore dans les plus cruelles incertitudes sur le sort de leurs fils et de leurs maris, et ne peuvent régulariser leur situation par ce seul fait que l'absence de tout document n'a pas permis de faire ce qu'on fait si facilement en Prusse avec le petit carré de parchemin ou de ferblanc. >

M. le docteur Le Fort, chef d'une ambulance de la Société de secours volontaires, à l'armée du Rhin.

« Comme premier pansement, chaque soldat de l'armée allemande porte sur lui : un morceau de vieille toile de un pied carré, un banr dage de toile de quatre aunes de long et d'un pouce trois quarts de large, une once (17 grammes) de charpie ; le tout empaqueté dans un morceau de toile huilée de neuf pouces de haut et de huit pouces de large.

. < Le fantassin porte ce petit paquet dans la poche gauche de son pantalon ; les artilleurs, dragons, cuirassiers et hommes dû train, dans la poche de gauche de leur tunique ; enfin, pour les hussards et lanciers, il est cousu dans le côté gauche du plastron de leur dolman ou veste. »

M. le médecin-major pression Vogelcr.

§ A* PERFECTIONNEMENTS DANS i/OBGÀNlSATION. 705

« La manière dont le sabre est suspendu mérite d'être remarquée. Sa position est flottante, et celui qui le porte est obligé de s'en occuper sans cesse. Les chasseurs à pied sont forcés de le tenir de la main gauche quand ils prennent le pas gymnastique. En route, zouaves, chasseurs et turcos le mettent en travers sur la giberne, ou bien le fixent au moyen d'une ficelle attachée (au ceinturon et) au bouton qui termine le fourreau. »

Le médecin-major Aronssofcn.

< Dans le cas où, pendant les grandes chaleurs, le pantalon de toile serait ordonné comme tenue du soldat, on lui fera porter par-dessous une ceinture de drap commun ou en quelque autre étoffe de laine qui enveloppe le bas-ventre. Outre l'avantage de tenir cette région chaude, de la garantir de l'impression de l'humidité et du froid, elle a eneore celui de soutenir les muscles et les viscères du bas-ventre dans les marches difficiles et rapides. Un général habile arrêta, par cette mesure, les progrès d'une diarrhée avec colique violente qui épuisait en peu de jours ses troupes, bivouaquées sur les rives de l'Ebre, entre Tortoseet Amposta (4823). »

Costa, médecin de Tannée d'Espagne en 4833.

Ordre général.

An quartier général, à Mostaganem (Algérie), le 8 août 4844.

c Considérant que l'expérience de dix années a fait connaître que la maladie la plus grave que l'on ait à craindre en Algérie est la dyssenterie ; que le meilleur moyen de se guérir de cette maladie est de porter une ceinture;

« Considérant que la ceinture de flanelle actuellement en usage dans les troupes ne remplit pas le but qu'elle devrait atteindre, parce qu'elle n'est pas assez haute pour couvrir le ventre, qu'elle ne fait qu'une seule fois le tour du corps et que dans la marche, par les mouvements de l'homme, cette ceinture ne tarde pas à s'enrouler en corde de ma* nière à devenir une gêne en cessant d'être un préservatif ;

t Considérant que lorsque la ceinture est ainsi tordue et imprégnée de sueur, les soldats, en arrivant au bivouac, se hâtent de s'en débarrasser au moment même où la ceinture doit remplir son effet utile ;

< Considérant, d'ailleurs, que le placement de la ceinture de flanelle sous les vêtements rend difficile aux officiers de s'assurer que les soldats sont constamment porteurs de leur ceinture et qu'ils la tiennent en état de propreté ;

« Considérant que les indigènes qui connaissent bien cette influence du climat qui cause cette dyssenterie, se servent constamment d'une large ceinture de laine qui les entoure plusieurs fois, par-dessus les vêtements, et les met à l'abri des refroidissements ; — que cette ceinture des indigènes est depuis longtemps adoptée avec avantage

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