‹ Les méthodes de guerre actuelles et vers la fin du XIXe siècleChapitre 74 sur 85 · bis · texte numérisé non relu

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30 bis APF. — ECLATIONS DU GÉNÉRAL EH C&EF

de vous prier de vouloir bien, lorsqu'il y aura lieu, me faire prévenir officiellement, en temps utile, de l'importance approximative des ordonnancements qui pourront être faits sur ma caisse.

« Cette précaution est justifiée par la difficulté qu'il pourrait y avoir, à un moment donné, de faire venir des fonds de Metz pendant que durera la suppression ou l'irrégularité de la marche des trains de voyageurs entre Metz et Thionville.

« M. le trésorier général de la Moselle m'informe, en même temps, que la solde et la gratification d'entrée en campagne seront régulièrement payées à ma caisse ; mais que les autres dépenses doivent être soumises à une vérification préalable dans ses bureaux, attendu qu'elles sont imputées sur des crédits dont il a la disposition comme seul payeur du département, et qu'étant seul responsable il veut se réserver le droit d'apprécier dans quelle mesure sa responsabilité peut être engagée.

« 11 va, sans doute, se présenter des circonstances où l'urgence nécessitera une dérogation aux règles établies. Dans ces cas, ne jugerez-vous pas opportun, monsieur l'intendant, d'en référer directement à M. le trésorier général ? Je puis, en son nom, vous donner l'assurance qu'il mettra le plus grand empressement à aplanir toute difficulté qui pourra se présenter, lorsqu'il sera en son pouvoir de le faire. »

Le colonel Suter, commandant V artillerie du XXI9 corps, au général commandant VartUlerie delat* armée de la Loire*

Mayenne, le 27 janrier 4874.

« Le directeur du parc a écrit inutilement plusieurs fois au ministre depuis six semaines pour demander un crédit destiné à payer voitures et voituriers de réquisition. Le ministre ne répond pas ; l'intendant se refuse d'ordonnancer; le payeur ne veut pas donner d'argent. Bref, ces hommes n'étant pas payés, depuis plus de six semaines, menacent de quitter, et le directeur du parc arrive très-difficilement à les conserver. »

Le général Chanzy, commandant en chef de la & armée de la Loire,

à V intendant général.

Le Mans, 25 décembre 4870.

« J'ai l'honneur de vous donner connaissance de la dépêche suivante qui m'est adressée par le ministre :

t Le délégué au ministère des finances, que je viens de voir, m'a c affirmé que le payeur de votre armée a ordre de payer tous achats, c fourniture et solde, même en V absence de crédits. »

« Mettez donc le payeur en demeure de payer les fournitures de votre armée.

*ÀVEC LE MMISTRB DE LÀ GUERRE. 31 bis

< Signalez toute difficulté qui se produirait, pour que je la fasse lever. •

Le général tfAurçUe de Paladines, commandant en chef de V armée

de la Loire, à V intendant général.

Ormes, le 46 novembre 4870.

« Vous m'avez écrit hier au sujet du tabac de cantine que vous a annoncé M. le Directeur des contributions indirectes du Loiret,

« Pour que les distributions fussent faites avec ordre, je crois qu'il faudrait instituer dans chaque division un comptable spécial , pris dans la garde mobile par exemple, qui recevrait les quantités expédiées, donnerait immédiatement un reçu, délivrerait à chaque corps, contre remboursement, la part lui revenant, et verserait enfin les sommes perçues entre les mains du receveur des contributions.

« Je sais bien qu'il s'écoulerait ainsi un temps plus ou moins long, et que n'admet pas la comptabilité régulière , entre la livraison faite par l'administration et le remboursement ; mais nous éviterions l'emploi si difficile des débitants.

« Les circonstances exceptionnelles dans lesquelles nous nous trouvons justifieraient d'ailleurs la mesure que j'indique. •

Le colonel Merlin de Thionville au général d'Aigrement, -commandant le département de la Somme,

6 mars 4844.

« Qui veut la fin, veut les moyens. Son Exe. le ministre de la guerre veut défendre Péronne, il veut donc que l'on fasse les ouvrages nécessaires ; il veut donc payer ces ouvrages ; il faut donc que vous fassiez délivrer les mandats et les ordres nécessaires. On refuse de faire et ponts-levis et chevaux*de; frise sans avoir la certitude du paiement.

« J'ai besoin de faire employer deux cents ouvriers à rétablir les banquettes, à faire et à planter des palissades. Il faut assurer des fonds. Je sais qu'en temps ordinaire il faudrait faire faire des devis, les envoyer au ministre, en attendre le retour, demander une ordonnance, enfin 6 mois. Ce n'est pas la môme chose aujourd'hui qu'il faut être prêt à toute heure, à chaque minute, et prendre sur soi.

« Sa Majesté ne pardonnerait pas la prise de Péronne sur l'excuse qu'on n'a pas osé ordonner les dépenses nécessaires à sa défense et à nourrir la garnison. >

Le général Trochu, président du gouvernement, au ministre

de la guerre.

Paris, le 8 novembre 4870.

« Un assez grand nombre d'habitants de Paris et des communes voisines ont fourni, sur réquisitions, pendant les mois d'août, septembre

3Î&W APP. — ABLATIONS DU GfiRfBAI, KN CHEF

et octobre, aux corps réunis pour la défense de la capitale, des vivres, des fourrages, de la paille de couchage, et des voilures pour transporter des malades ou blessés, des munitions et des denrées.

• Ces réquisitions, devenues plus rares après le 3Q septembre, sont pour la plupart irrégulières ; et une grande partie de celles du mois dernier n'ont pas été faites conformément au décret du 11 octobre.

i Mais si ces réquisitions n'ont pas. toutes été faites régulièrement, les récépissés et les certificats produits par les habitants n'en constatent pas moins que les fournitures et les transports ont été effectués par eux; et il serait très-regrettable qu'ils fussent victimes de leur bon vouloir et de leur confiance.

« J'ai décidé, en conséquence, sur la proposition de M. l'intendant général de l'armée, qu'ils seraient désintéressés des fournitures constatées par les lettres de créance qu'ils ont, jusqu'à ce jour, déposées soit dans les bureaux de l'intendance, soit dans ceux de la 1" division militaire (territoriale),

« Les réquisitions dont il s'agit, et qui incombent au ministère de la pierre, sont celles oui concernent l'armée de terre, la garde mobile et le* corps francs soldés par le ministère de la guerre.

« J'espère qu'en reconnaissant ce que cette mesure a d'équitable, vous voudrez bien faire accepter «ces créances pour votre département. >

Rapport snr la revue des dépôts passée le 3 août 1809.

Schœnbriinn, le 7 août 4809.

• Le général Regnault, commandant de ces dépôts, demande instamment qu'on abrège les lenteurs et qu'on aplanisse les difficultés d* formes qu'éprouvent les marchands de chevaux pour obtenir te paiement de leurs fournitures ; ce qui les décourage de passer dtt marchés.

« En faisant des avances aux régiments qui demandent à se remonter eux-mêmes, on accélérerait la besogne et avec avantage. »

Le général de diyigion, aide de camp de l'empereur, Dnrosuel.

le Hçutenant-colonelComjgnan, commandant de placsàConstantinofle, au maréchal de Saint- Arnaud, commandant en chef.

Daoud-Pacha, le 7 juillet 4854.

« L'adoption (trop tardive) des achats k prix débattu et Vargent à la main attire maintenant beaucoup de vendeurs, qui partent satisfaits et promettent de revenir bientôt avec plus de chevaux redevables. »

AVEC IK MIHJSTRB HB LA GUERRE. 33 bis

Le secrétaire de la commission de remonte au colonel Qsmont, ohtf de Vètat-major du corps expéditionnaire en Syrie,

Au camp près Beyrouth, le 44 mars 4864 .

« J'ai l'honneur de vous prier de porter à la connaissance du général en chef la réclamation que je vous ai faite l'autre jour au sujet du Courtage que veut toucher la police turque sur les chevaux achetés par la remonte.

« Aujourd'hui les marchands n'ont rien pu amener; et je ne sais comment nous pourrons remonter les officiers partant pour Jérusalem. *

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