‹ Les méthodes de la classification et l'idée de série en botanique et en zoologie de Linné à LamarckChapitre 2 sur 57 · II AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

II AVANT-PROPOS

rapporte ont été, dans l’histoire naturelle du xvirre siècle, plus complexes et moins spontanément concordantes, mais aussi plus actives, plus fécondes en développements variés, que ne le feraient croire les formules arrêtées auxquelles a plus tard abouti leur progrès. À

Comme le montrera le plan même du livre, tout le mouvement de pensée duquel il traite nous a semblé dépendre du jeu de deux idées très distinctes et souvent antagonistes : — idée d’une classification « systématique » ou « méthodique » qui, procédant d’après des caractères déterminés, distribue un ensemble d’êtres donnés en fractions de plus en plus petites, toujours subordonnées, définies et circonscrites d’après des règles fixes : — idée d’une série « naturelle » qui relie les uns aux autres tous ces êtres par une suite continue de « rapports » indissolubles.

Apercevoir quelle a été, dans la formation de ces deux idées, la part respective des conceptions théoriques et celle des facteurs techniques, — montrer comment elles se sont affirmées et revisées l’une en fonction de l’autre, s’opposant, se combinant et se limitant tour à tour, — aider à définir, par là, l’ésprit qui présidait au travail des sciences naturelles, à cette époque de leur croissance, — c’est ce qu’on a tenté dans les chapitres qui suivent.

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