COUP
»nna une
qui, J'OIX
i du
2 sé
Coup-de-Couteau, la lutte se trouva circonserite dans la région avoisinant Batoche, où les insurgés s'étaient fortifiés.
Résolu de frapper un grand coup, le général Middleton fit alors remonter dans la rivière Saskatchewan le vapeur Vortheote, qui débarqua de nombreuses troupes et une formidable artillerie aux alentours de la ville, dont le bombardement commença aussitôt,
Elle résista héroïquement pendant trois jours, bien qu'elle fût écrasée par une grêle de projectiles, et ne serait peut-être jamais tombée au pouvoir de l'ennemi sans le secours de la trahison.
De lâches coquins avertirent le général Middleton que les métis étaient à court de munitions et lui indiquèrent le moyen de s'introduire dans la place.
Surpris à l'improviste par l'ennemi et sur le point d'être cerné, Dumont, après une défense désespérée, se vit dans la nécessité d'évacuer Batoche, le 12 mai.
Un détail caractéristique à ce sujet,
Un vieillard octogénaire nommé Ouellet refusait énergiquement de quitter la ville. Plusieurs fois Dumont lui avait dit : “ Pére, 1] faut reculer,” le bonhomme répliquait toujours : “ Arrête done, je veux encore tuer un Anglais” Jamais on ne put le décider à battre en retraite, et il mourut héroïquement les armes à ln main.
Réfugiés dans les bois avoisinant Batoche, les métis opposèrent encore pendant plusieurs heures à l'ennemi victorieux une résistance opiniâtre, mais, hélas ! leur cause était perdue,
Serrés de près par les troupes de Middleton, ils furent successivement délogés de toutes leurs positions et finalement durent se disperser.
Riel, qui errait dans les bois, tomba dans une embuscade et fut fait prisonnier; quant à Dumont, il parvint à s'échapper, et se réfugia aux États-Unis,
L'insurrection était vaincue, la nation métisse écrasée et, une fois de plus encore, la force primait le droit,
Néanmoins, les patriotiques efforts de Riel et de ses compagnons n'étaient pas demeurés stériles.
En effet, au moment même où la lutte se poursuivait avec le plus d'acharnement, le gouvernement canadien, affolé à l’idée que la rébellion pouvait s'étendre à tout le nord de l'Amérique, avait spon-
tanément accordé une satisfaction partielle aux réclamations d’un certain nombre de métis et leur avait accordé des avantages qu'ils n'auraient jamais obtenus dans d'autres circonstances.