‹ Les Métrorragies FonctionnellesChapitre 17 sur 33 · MARTIN · texte numérisé non relu

MARTIN

après

Endomeétrite vraie. (D

Aie

ci, en d’autres points, la muqueuse est en train de se cicatriser, de se régénérer ou même de commencer à s’hyperplasier comme dans les premiers jours du cyele ou dans la période située vers le milieu de l’intermenstruum; en d’autres points encore, on trouve une muqueuse hypertrophiée qui achève ses phénomènes de multiplication cellulaire et qui commence à secréter et à accumuler des substances de réserve comme à la fin du cycle menstruel à l’approche des règles; mais, si l’on constate qu'à ce niveau les vaisseaux sont nombreux et dilatés, ils ne sont pas rompus; cette zone de muqueuse ne saigne pas encore.

En somme ce qui caractérise ces muqueuses saignantes et donnant plus particulièrement naïssance à des métrorragies, c’est, d’une part, la constance de phénomènes congestifs intenses, et, d’autre part, la coexistence sur chaque muqueuse de zones à différents stades évolutifs fonctionnels du cycle utérin avec prédominance des zones hypertrophiées et hyperplasiées.

Toutes ces lésions pourraient faire croire à l’existence d’un état inflammatoire chronique de la muqueuse et justifieraient l’appellation d’endométrite glandulaire hémorragique qu’on lui donne quelquefois. Et de fait les lésions inflammatoires de l’endomètre se traduisent souvent par des métrorragies; les altérations épithéliales jointes aux lésions des petits vaisseaux suffisent à les expliquer. Leur persistance est souvent le fait des ulcérations en surface laissées par l’endométrite et de l’obstacle que l’inflammation apporte à la régénération de la muqueuse. Maïs dans ces cas-là, un examen attentif révèle la coexistence d’au-

no

tres lésions infectieuses ou inflammatoires aiguës ou chroniques, telles que lésions de métrite du col ou de salpingite; de même, l’étude histologique des coupes de muqueuse utérine montre des lésions inflammatoires typiques au niveau de la muqueuse et du chorion telles qu'infiltration du stroma par des cellules inflammatoires, des polynucléaires, des plasmocytes, telles qu'ulcérations en surface, etc. (fig. 6.) ...

Bien au contraire, dans ces métrorragies fonctionnelles, pas de lésions histologiques typiques de l’inflammation et en particulier pas de polynucléaires ni de plasmazellen (fig. 7.)

D'ailleurs, tous les examens bactériologiques se sont toujours montrés négatifs dans ces cas-là. Dubouchet et Hallé, en particulier, ont donné la démonstration qu'il n’y avait pas de microbes pathogènes dans ces fausses endométrites et que les espèces saprophytes du vagin ne jouaient aucun rôle dans leur étiologie. Il résulte des nombreuses et très longues discussions qui eurent lieu à ce sujet que, conformément aux idées soutenues en France par Robin, Doléris et Richelot, et à la suite des travaux de Hitschmann et Adler, cet état de la muqueuse utérine est totalement indépendant de l’inflammation. C’est un état dystrophique de la muqueuse utérine.

Nous allons étudier maintenant comment se présentent les ovaires qui président à l’évolution de ces muqueuses dystrophiques. Presque toutes les lésions des ovaires peuvent s’accompagner de métrorragies : c'est un fait sur lequel Bouilly, en 1899, avait, à juste titre, attiré l’attention. Depuis cette époque, les lapa-

ie: 7e

Pseudo-endométrite (D'après MARTIN.)

Ovaire polymicrokystique.

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