THÉRAPEUTIQUE
Les malades souffrant de métrorragies fonctionnelles se présentent dans des conditions aussi nombreuses que variées. Dans certains cas, l’hémorragie nécessite un traitement d’urgence, en raison de son abondance. Dans d’autres cas, c’est moins en raison de leur abondance que de leur durée, ou surtout de leur répétition, que les hémorragies utérines nécessitent un traitement qui, au lieu d’être purement symptomatique, comme le précédent, pourra prétendre, à défaut d’une activité aussi rapide, à un résultat plus durable. D’autre part, en dehors des cas cliniques nécessitant une thérapeutique d’urgence, quelle que soit la méthode de traitement envisagée : médicale, physiothérapique ou chirurgicale, la tactique thérapeutique variera beaucoup suivant l’âge de la malade; il est évident que les risques et les inconvénients d’une castration chirurgicale, ou même d’une ménopause anticipée obtenue par une méthode physiothérapique, sont moins grands aux approches de la cinquantaine qu’au moment de la puberté. Les indications thérapeutiques
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Sont donc, elles aussi, très variables. Nous les étudierons à la fin de ce chapitre, en manière de conclusion.
Selon qu'il agit directement ou indirectement sur l'ovaire ou sur l’utérus, le traitement des métrorragies fonctionnelles, étant données les conceptions étiologiques actuelles, sera soit à la fois curatif et symptomatique, soit uniquement symptomatique. Le traitement symptomatique a seulement pour but d’arrêter l’hémorragie en cours, en agissant sur l’utérus qui saigne ou sur le sang; le traitement curatif a pour but non seulement d’arrêter l’hémorragie en cours, mais il est, de plus, destiné à éviter le retour des mêmes phénomènes pathologiques en agissant non plus sur l’organe qui saigne, l’utérus, mais sur l’organe qui fait saigner, l’ovaire. Il est d’ailleurs des moyens thérapeutiques, comme la radiothérapie, qui agissent à la fois sur l’ovaire et sur l’utérus. Il est enfin des agents thérapeutiques qui agissent indirectement sur l’ovaire en excitant ou en suppléant, par exemple, la sécrétion des glandes à sécrétion interne qui, comme l’hypophyse, freine l’activité ovarienne.
Nous voyons donc que, quel que soit l’angle sous lequel nous envisagions le problème de la thérapeutique des métrorragies fonctionnelles, il est difficile d’en embrasser l’étude dans son ensemble. Aussi, pour être plus clair, nous préférons sérier les étapes qui aboutissent à la prescription d’un moyen de traitement : dans une première partie, nous allons énumérer d’une facon toute objective les différentes méthodes de traitements médicales, physiothérapiques ou chirurgicales; dans une deuxième partie, nous étudierons le traite-
ou
ment d'urgence; enfin, dans une troisième et dernière partie, nous envisagerons les différentes indications thérapeutiques selon les circonstances d’apparition des métrorragies.