‹ Les meubles du XVIIIe siècleChapitre 18 sur 85 · TABLES A MANGER · texte numérisé non relu

TABLES A MANGER

La table à manger, telle que nous la concevons aujourd'hui, n'existe pas dans l'appartement du xvme siècle. Aussi bien la salle à manger elle-même est -elle inconnue. Au moment du repas, on dresse, dans la chambre ou l'antichambre où l'on va servir, un ou plusieurs plateaux de sapin, emboîtés de chêne, sur des pieds mobiles en X que l'on replie une fois la table levée. La nappe tombante ne laisse apercevoir aucune menuiserie. Au début du siècle, les plateaux ou ais sont indifféremment ronds ou ovales. La forme adoptée vers 1770 est un carré allongé. Hauteur om675 à om70o.

A la même époque, et peut-être quelques années auparavant, on place à côté des convives, dans les dîners et dans les petits soupers, des « servantes » qui peuvent éviter

le service des domestiques. Ce sont de petites tables, rondes à l'ordinaire, bien qu'on les fasse aussi carrées et même triangulaires, de om325 de diamètre et de om65o de hauteur. La partie supérieure forme une boîte découverte où l'on met un caisson de plomb ou de fer-blanc destiné à servir de rafraîchissoir pour les bouteilles. Entre les pieds sont fixées deux ou trois tablettes à omi35 ou omi6o d'intervalle pour recevoir les assiettes blanches ou sales.

En même temps, la manie d'imitation des modes d'outre-Manche fait naître les petites tables volantes, de la dimension d'un guéridon, où l'on sert, dans la chambre à coucher, le déjeuner à l'anglaise. Leur description viendra à sa place avec les guéridons.

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