TABLES DE TOILETTE
Dans la même catégorie des meubles à bâtis simples rentrent les tables de toilette et les tables de nuit.
La table de toilette proprement dite, telle que nous la montrent les estampes de Moreau ou de Lawrence, n'est qu'une table ordinaire dont les angles ont été arrondis et dont le pourtour est muni d'un rebord de omo65 à omo85 de hauteur. On la recouvre d'un tapis et d'une « toilette » (i) garnie de mousseline ou de dentelle. On y pose les ustensiles nécessaires à la parure et à l'ajustement : miroir, boîtes à poudre, flacons à odeur, pommades.
Vers 1770, on fait des tables de toilette « ouvrantes » à pieds de biche et à dessus divisé en trois parties sur la largeur. Le panneau du milieu, qui porte une glace, se relève verticalement; ceux des côtés qui recouvrent deux caissons pour les flacons et les ustensiles de toilette, se rabattent des deux côtés de la table. Au-dessous de la glace est disposée une petite tablette à écrire, large d'environ om325, que l'on tire quand on en veut faire usage. Au-dessous de cette tablette et des deux caissons sont ménagés trois tiroirs de omo6 à omo8 de hauteur. On donne au meuble environ om975 de longueur sur om755 de hauteur.
Cette table de toilette- ouvrante dite « demi- toilette » est encore en vogue sous Louis XVI. On en fait un petit meuble léger, à pieds de biche, recouvert en bois des îles
(1) C'est le sens propre : « petite toile », ordinairement bordée de dentelle, qu'on étale sur une table.
et même en marqueterie. Nous mentionnerons, en parlant des meubles fermants, d'autres combinaisons servant au même usage, telles que les commodes-toilettes et les bureaux- toilettes.