ET BUREAUX-MINISTRES
Rattachons aux commodes, faute de pouvoir leur donner une meilleure place, quelques combinaisons plus ou moins ingénieuses des ébénistes de Louis XVI.
Le dessus des commodes-toilettes — on en a fait déjà sous Louis XV — s'ouvre comme celui des tables de toilette, avec glace, caves diverses pour les flacons et les ustensiles. Le coffre, fermé par un panneau ouvrant en son milieu, forme armoire. Certains modèles ont leur devant divisé en trois parties. Celle du milieu sert d'armoire, à droite et à gauche sont superposés quatre rangs de tiroirs.
Le bureau-ministre est une table à écrire, à huit pieds. La partie du milieu reste libre pour les jambes de la per-
MEUBLES FERMANTS
sonne qui écrit. Sur les côtés, les pieds sont reliés deux à deux par des panneaux pleins formant armoires. Un rang de tiroirs est disposé sous le dessus, qui peut aussi être surmonté d'un serre-papiers à galerie. Parfois, le bureau n'a pas de pieds. C'est un véritable coffre dont le derrière est plein et dont le devant est divisé en trois parties. Le compartiment du milieu reste libre, les deux côtés présentent trois tiroirs superposés. On dispose en outre un rang de tiroirs sous le dessus.
Cette disposition peut s'appliquer à un bureau cylindre (voir le modèle de Riesener au Kunstgewerbe Muséum).