‹ Les meubles du XVIIIe siècleChapitre 44 sur 85 · OR VERT, FONDS SABLES ET AVENTURINES · texte numérisé non relu

OR VERT, FONDS SABLES ET AVENTURINES

Si l'on veut obtenir de l'or vert ou des parties d'or vert, il faut remplacer tout ou partie de la couche d'ocre jaune par une couche de blanc de céruse, avec une pointe de bleu de Prusse et de stil de grain jaune (baies de nerprun ou graine d'Avignon), qui donnent un ton vert d'eau. Pour Yor citron on n'incorpore à la céruse qu'une pointe de stil de grain.

Pour avoir des fonds sablés, on sème sur la couche de blanc, avant de jaunir, du sable fin passé au tamis. On retourne l'ouvrage qui rejette le sable qu'il ne peut pas retenir. Quand il est sec, on y passe une seconde couche de blanc et l'on jaunit.

Les fonds aventurinés sont un peu plus délicats d'exécution. Si on veut les appliquer en détrempe, on donne les encollages et les blancs d'apprêt. Si l'on veut employer l'huile, on étend les couches d'impression et de teinte dure. Puis on passe une couche de la teinte choisie, verte, rouge ou bleue, et l'on saupoudre, avec un tamis, de l'aventurine argentée, que l'on laisse sécher deux ou trois jours. On donne ensuite une seconde couche de couleur très claire, qui sert à glacer l'ouvrage sans masquer l'aventurine, et l'on vernit à dix ou douze couches au vernis à l'alcool

PEINTURE, DORURE ET LAQUE

(mastic en larmes, sandaraque et térébenthine de Venise). Pour l'aventurine dorée, on couche du stil de grain et du blanc de céruse, et l'on glace avec du vernis à l'or.

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