EFFETS DU TABAC SUR LES MICROBES
M. Tassinari fait passer, en Taspirant, la fumée d'un cigare ou d'une cigarette dans une chambre formée par deux entonnoirs abouchés, et dans laquelle se trouve suspendue, au moyen d'un fil de platine, une bande de tissu de lin effilochée et imbibée d'une culture du microbe à étudier.
L'expérience terminée, qui dure de trente à trente-cinq minutes et consomme moins de 5 grammes de tabac, on fait tomber le tissu dans un tube à gélatine ou on le traite par la méthode ordinaire. On trouve ainsi que la fumée de trois espèces de cigares ralentit le développement des microbes, et même arrête tout à fait celui des bacilles du choléra asiatique, de Finkler et Prior, et du typhus abdominal. La fumée de la cigarette ne donne qu'un léger retard, qui est même en moyenne moins prononcé pour les bacilles que tuait la fumée des cigares. Cette contradiction étonne, et l'on se demande s'il n'y a pas quelque cause d'erreur. Il serait curieux, dit M. Duclaux, de voir les fumeurs faire de l'hygiène comme M. Jourdain faisait de la prose, sans le savoir (1).
En 1884, Miller avait fait l'expérience suivante :
50 grammes de tabac de la Virginie furent infusés pendant quinze minutes dans 15 centimètres cubes d'eau, puis filtrés, et la quantité obtenue portée à 50 centimètres cubes par addition d'eau. Une partie de ce liquide fut mêlée à une quantité égale de salive sucrée. Le mélange ainsi obtenu était à peine plus fort, plus concentré que le liquide buccal de personnes mâchant le tabac pendant une journée entière. Les
(i) Annales de VInstitut Pasteur, 1888, p. 579. — Rappelons que M. le docteur Maurel a fait autrefois des expériences consistant à laisser macérer longtemps des dents avec du tabac et de Teau , et qu'il a constaté que le tabac, quelle que soit sa qualité, est sans action sur la structure des donts (BulLgén. de thérap,, 1878, t. XCIV, p. 540).
microbes n'ont pas disparu, mais il n'y eut, non plus, aucune augmentation dans leur quantité.
L'effet produit par la fumée du tabac était beaucoup plus intéressant. En faisant passer la fumée du premier tiers, ou du dernier quart d'un cigare léger, dans 10 centimètres cubes d'une solution infectée, celle-ci devint complètement stérilisée (1).
Miller rappelle que les expériences de Tassinari n'ont fait que confirmer les siennes et se demande à ce sujet pourquoi les fumeurs sont très exposés à la carie dentaire? La réponse est facile, dit-il, c'est parce que la fumée ne peut pénétrer dans les canalicules.
Fétidité de l'haleine.
Ce phénomène si désagréable est si fréquent qu'il n'est pas de jour où le dentiste et le médecin ne soient consultés à son sujet. Ce que nous avons dit de la présence des microbes saprogènes et anaérobies dans la bouche explique suffisamment celte fréquence. Tant que la muqueuse buccale est saine et que les dents sont nettes, ne présentant pas de tartre, de cavité de carie, ou que celle-ci est bien obturée, l'haleine est sans odeur désagréable, les microbes renfermés dans la cavité buccale sont inertes.
A peine est-il besoin de rappeler les modifications constatées chez les personnes saines, suivant le moment de la journée, l'âge et le sexe. Le matin à jeun, l'odeur buccale est aigre, par suite de la stagnation du mucus bucco-pharyngé ; elle s'ac-
. (1) Miller, Indépendant Prdct.y juin 1884, et Die Mikroorg. der Mundhôhle, p. 193.
centue par l'abslineiice prolongée, l'inanition, etc. L'alimentation amène d'autres modifications ; on connaît l'odeur de l'ail, de certains vins, du lait aigri; l'haleine des ivrognes et des fumeurs a une odeur qu'il est inutile de décrire.
Mais qu'il survienne une légère inflammation, une ulcération de la muqueuse, une perte de substance de l'émail, une plaie de la gencive, et aussitôt les microbes pénètrent dans les tissus, quel que grande que soit leur consistance, s'y développent et y produisent des fermentations ; or nous avons vu que la fermentation est le mode d'action des microbes anaérobies; c'est la cause de la fétidité de l'haleine.
C'est alors qu'agissent en particulier le Bacterium termo , le Bacillus subtiliSy le BacilliLs amylobactery le Vibrio nigula^ le bacille E de Yignal, le Bacillus acidi lactici de Hueppe, le Bacilliis butyricuSy le microbe décrit par Frûhwald dans la stomatite ulcéro<membraneuse et les microbes multiples de la gangrène de la bouche, de l'angine sous-maxillaire ou de Ludwig, etc. A tous ces microbes, pour la plupart anaérobies, se joignent quelques anaérobies facultatifs, qui agissent comme eux en leur absence, par exemple le tétragène, le streptocoque, le bacille de Klebs, etc.
L'intensité de la mauvaise odeur varie avec l'étendue de la perte de substance et de l'inflammation, la quantité de matière morte, la température de la bouche, etc. Il suffit d'avoir soigné quelques personnes atteintes de gingivite simple, de carie non pénétrante ou pénétrante, de stomatite mercurielle ou ulcéromembraneuse, d'ulcérations syphilitiques ou autres, d'aphtes, de diphtérie, de noma, pour se rendre compte de la diversité d'intensité et des variétés que peut présenter la fétidité de l'haleine. Depuis la carie superficielle jusqu'à la carie pénétrante avec gangrène de la pulpe, depuis la fistulette con-
sécutive à un abcès gingival jusqu'à la stomatile ulcéreuse, on peut trouver une gamme complète, comme intensité, des mauvaises odeurs que peut prendre Thaleine. Facile à combattre ou à masquer lorsqu'il n'existe qu'une carie superficielle, sèche, à marche lente, elle est presque irrémédiable lorsque la carie est molle, blanche, à marche rapide, et surtout lorsque, après avoir mis à nu la pulpe, celle-ci s'est mortifiée. L'odeur de la pulpe gangrenée est en effet une des plus fétides que Ton connaisse ; elle rivalise avec celle de la stomatite ulcéro-membraneuse, de la stomatite mercurielle et du noma.
L'obligation pour beaucoup de personnes de porter des dents artificielles, montées sur pivot, sur crochets ou sur plaques, est encore une cause fréquente de fétidité de l'haleine. Lorsque les dents sont montées sur pivot, il se peut que la racine soit bien guérie, exemple de périostite, d'abcès antérieurs, et que la jonction entre la racine et la couronne artificielle soit parfaite, alors il n'existe pas de fétidité ; mais, lorsqu'il y a eu antérieurement de la périostite, que la racine est un peu ébranlée, qu'il y a eu des abcès laissant persister une fistule, que la racine, malgré tous les soins préparatoires, est restée irrégulière et son ajustage avec la couronne défectueux, ce qui permet aux parcelles alimentaires d'y séjourner et d'y fermenter, Thaleine ne tarde pas à acquérir un certain degré de fétidité.
Celle-ci est bien difficile aussi à éviter lorsque l'absence de plusieurs dents force le dentiste à prendre son point d'appui sur les dents voisines et à fixer la pièce prolhétique avec des crochets ; il est bien rare que ces dents ne finissent pas par s'ébranler et être atteintes de périostite, bien rare aussi que les gencives sous-jacentes ne s'enflamment pas un peu et que la pièce prothétique s'applique assez bien pour que les ali-
ments ne puissent pénétrer entre elle et la paroi buccale.
11 n*est pas toujours nécessaire qu'il existe une lésion dentaire ou buccale pour produire la fétidité de Thaleine. Le séjour de parcelles alimentaires entre les dents à la suite d'un repas sufflt pour donner à l'haleine une mauvaise odeur au bout d'une heure ou deux. Chez les personnes qui ne se brossent pas les dents ou qui le font insuffisamment, le tartre s'y dépose, et dans son épaisseur et dans les inégalités de sa surface fourmillent des microbes saprogènes qui sont aussi cause de la fétidité.
Les angines, comme les stomatites et les gingivites, produisent une fétidité d'intensité variable. Mais il existe dans l'arrière-bouche une cause de fétidité que l'on constate en l'absence de toute inflammation et qui siège dans les amygdales.
Plusieurs médecins, entre autres notre regretté maître Parrot, ont attiré l'attention sur ce fait. On trouve chez certaines personnes, souvent des enfants, des dépôts de matière caséeuse séjournant dans les cryptes amygdaliennes et donnant lieu à une odeur vraiment infecte. J'ai observé moi-même chez un jeune enfant cette particularité. En l'absence de toute altération des dents et de la muqueuse buccale, il existait une fétidité de l'haleine qu'après examen approfondi nous avons cru pouvoir rapporter à des dépôts de ce genre; ici l'amygdale présentait une disposition qui avait peut-être contribué encore à augmenter la quantité de matière caséeuse retenue et par suite l'intensité de la mauvaise odeur; la glande était comme séparée en deux parties par une fissure profonde renfermant une grande quantité de matière caséeuse d'odeur repoussante. Nous avons vu précisément plus haut (p. 20) que Rosenbach avait trouvé dans le contenu putride des follicules des amyg-
ihS LES MIGKOBES DE LA BOUCHE.
dales un bacille saprogène qui leur donnait leur odeur caractéristique.
L'enduit saburral de la langue, comme le tartre dentaire et les amas caséeux des amygdales, est aussi une cause de fétidité. D'après Gubler, t les jeunes filles chlorotiques ont parfois une odeur extrêmement repoussante, mais le plus ordinairement on trouve chez elles un certain degré scorbutique des gencives, et Todeur plus marquée au réveil peut être attribuée à Taltération de la petite quantité de sang exhalé pendant la nuit et non entraîné (1) ».
La période menstruelle modifie Thaleine dans un sens défavorable, c Au moment des règles, dit M. Monin, les femmes exhalent généralement par la bouche une odeur forte, insupportable, rappelant Todeur du moisi. C'est une remarque qui a échappé dernièrement à l'un des membres de la Société neurologique de Londres, qui compte dans son sein beaucoup de femmes. Il y aurait donc lieu de recommander aux femmes, au moment de l'époque cataméniale, les soins d'hygiène buccale les plus impérieux (2). »
Chez le diabétique qui ne fume pas, qui ne boit pas avec excès, qui n'a pas encore de gingivite, l'odeur de l'haleine peut changer de bonne heure, lorsque la glycosurie n'a pas encore été révélée, qu'aucun phénomène insolite n'a fait penser à la nécessité d'examiner les urines. C'est souvent alors pour le clinicien un symptôme révélateur au même titre que la polyurie, la polydipsie, etc. Il est malheureusement difficile de dire quel est au juste le caractère de l'haleine ; l'expérience vaut mieux que la description la plus imagée. On l'a comparée u celle du vin qui fermente, du vin qui aigrit, des pommes
(1) Gubler, art. Bouche dujDtc^ encycL des sciences méd.,p.^21. (!2) Monin, Les odeurs du corps humain.
FÉTIDITÉ DE L'UALËINË. tW
mûres (Pavy), de la choucroute (Gubler), du foin coupé (Latham). Cette odeur est due à racétonémie et provient des combustions organiques imparfaites ; les particules odorantes sont exhalées à la surface des alvéoles pulmonaires et mélangées avec Tair expiré. Plus tard, quand survient la gingivite propre aux diabétiques, Todeur acquiert une fétidité qui masque les caractères qu'elle avait au début.
Cerlaines affections des fosses nasales, de Tarbre respiratoire ou de l'estomac, s'accompagnent aussi d'une fétidité de rhaleine.
La fétidité des fosses nasales, à laquelle on a donné le nom d'ozène ou de punaisiCy est due à diverses causes : inflammation ou ulcération de la muqueuse de Schneider, inflammation du sinus maxillaire, tumeurs diverses des narines, en particulier les polypes ulcérés. Celle odeur est parfois tellement intense et pénétrante que Trousseau, après avoir reçu chez lui une malade atteinte d'ozène, dut laisser plusieurs jours les fenêtres de son appartement ouvertes.
Les ulcérations du larynx, de diverses bronchites, la dilata* lion des bronches, la gangrène pulmonaire, la phtisie avec cavernes, s'accompagnent d'une fétidité variable, tantôt presque nulle, tantôt extrêmement intense, rappelant celle de l'hydrogène sulfuré. Nous avons vu en effet qu'on a rencontré dans les parois des cavernes pulmonaires le télragène, qui est un anaérobie facultatif; mais d'autres microbes saprogènes se trouvent certainement dans les foyers de gangrène pulmonaire et dans les bronchites fétides.
Enfin la dyspepsie avec renvois gazeux donne lieu à une odeur tantôt alliacée ou sulfhydrique, tantôt fécaloïde (Gubler). On trouve aussi cette dernière odeur chez les alcooliques, les saturnins, les hommes faisant usage de tabac à chiquer.
Il y a un certain intérêt^ au point de vue du traitement, à reconnaître la cause de la fétidité de Thaleine et son point de départ exact, si elle provient de la bouche, des narines, de Testomac ou des voies respiratoires.
Pour cela, il faut faire respirer le malade la bouche ouverte et les narines fermées, ou la bouche fermée et les narines ouvertes. Si la fétidité existe dans le premier cas, c'est qu'il y a une affection de l'appareil respiratoire ou de la bouche; dans le second cas, la fétidité indique une affection de l'appareil respiratoire ou du nez.
Une affection des voies respiratoires assez intense pour s'accompagner de fétidité présente d'autres phénomènes : toux, crachats fétides, qui suffisent à la faire diagnostiquer. Restent la bouche et les fosses nasales.
S'il n'y a pas d'affection des voies respiratoires, on pourra savoir si la fétidité provient des fosses nasales ou de la bouche en faisant respirer le malade comme nous venons de l'indiquer. En cas d'affection buccale, l'examen des dents et de la muqueuse, puis des amygdales en cas d'insuccès du premier examen, ne tardera pas à faire découvrir le siège de la maladie.
La fétidité qui provient d'une affection stomacale est indépendante des mouvements respiratoires; elle ne se manifeste le plus souvent qu'au moment des renvois gazeux.
Le traitement de la fétidité buccale a été bien indiqué par Gubler et il n'y a que peu de chose à y ajouter.
< Elle sera combattue premièrement dans ses causes : en faisant cesser l'état saburral par des évacuants, des amers, des toniques, et tous les moyens connus de restaurer et d'activer les fonctions digestives; en affermissant et tannant les gencives à l'aide d'astringents végétaux et de styptiques minéraux —
FÉTIWTÉ DE L'HALEINE. 261
(nous ajoutons : en enlevant le tartre déposé autour des dents; en pansant, obturant les dents cariées jusqu'à ce que la carie et ses complications soient guéries; en n'ayant recours aux dents artificielles et aux pièces prolhétiques qu'à la dernière extrémité, se rappelant qu'une dent guérie, si laide soit-elle, vaut toujours mieux qu'une dent artificielle) ; — en forçant les follicules tonsillaires à se vider de leurs produits, soit à l'aide de pressions sur les amygdales, soit au moyen de topiques appropriés, tels que l'alun, le tanin pur ou associé avec les aromatiques, le gingembre, le poivre, etc.
c En second lieu, on agira directement sur la substance volatile odorante ou bien en cherchant à la masquer par une odeur forte mais agréable, ou bien en s'efibrçant de la détruire chimiquement quand elle est formée, et mieux encore de la prévenir en s'opposant à la fermentation qui lui donne naissance.
c On atteint le premier but en parfumant la bouche avec de l'eau de menthe, de la teinture de benjoin étendue d'eau, ce qui constitue le lait virginal^ ou avec quelque aromatique animal comme le musc, l'ambre ou les odeurs qui s'en rapprochent. A mon avis, l'acide cyanhydrique et l'eau de lauriercerise, qui détruisent instantanément l'odeur si tenace et si fragrante du musc, sont appelés à rendre des services dans de semblables circonstances. J'associe ordinairement avec avantage la seconde préparation au borax dans la formule d'un collutoire alcalin que j'utilise souvent dans le muguet, l'affection aphteuse et divers états morbides de la bouche.
c Le second résultat sera obtenu avec de l'eau chlorée ou chargée d'un hypochlorite de la première ou de la deuxième section. On atteindra le même but par le lavage avec de l'eau oxygénée ou par la respiration à pleine poitrine d'un air for-
tement ozonisé. Enfin l'on s'opposerait à la production ultérieur du gaz fétide à Taide de ces mêmes agents, qui sont également destructeurs des ferments putrides ou autres, ainsi que par le moyen des collutoires et gargarismes additionnés de sels mercuriels solubles, d'alcool, de chlore, d'acide phénique, etc., toutes substances qui, par leur pouvoir chimique ou dynamique, exercent une action vénéneuse ou destructive sur les principes zymoliques d'où dépendent les décompositions et les fermentations en général. »
Les préparations pharmaceutiques destinées à combattre les fermentations buccales et la fétidité de l'haleine sont très nombreuses ; dans ces derniers temps, on s'est efforcé de faire entrer dans leur composition des substances antiseptiques en proportions suflisantes pour détruire les microbes buccaux sans pouvoir altérer l'émail des dents.
D'une manière générale, les élixirs dans lesquels entrent en grandes proportions les essences, les eaux de Cologne, de lavande, d'arnica, etc., sont d'excellents antiseptiques.
Nous allons transcrire ici un certain nombre de formules qui nous paraissent les meilleures.
FORMULES DE LIQmDES ET DE POUDRES ANTISEPTIQUES ADOPTÉES DANS LE TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE ET CURATIF DES AF- FECTIONS BUCCALES ET DENTAIRES.
Mixture tonique et antiseptique (Monin) :
9^ Alcool de menthe 160 grammes.
Acide phénique pur cristallisé... 20 —
Quelques gouttes dans un peu d'enu ti^do pour brosser les dents et rincer la bouche matin et soir.
Formule de M. Magitot :
!^ Eau distillée 500 grammes.
Thymol 50 centigrammes.
Borax 1 gramme.
Formule de M. le D^ Combe : .
Eau distillée de fenouil iOO grammes.
Teinture de gaïac 15 —
— de myrrhe 4 —
Chlorate de potasse i —
Inflammation de la bouche et salivation abondante (ZeissI) :
'¥ Eau distillée 250 grammes.
Hydrolat de cannelle 50 —
Sirop de cannelle 20 —
Teinture d'iode 4 —
Pour rincer la bouche une fois par jour.
Gargarisme pour combattre la fétidité buccale (Quincerot) :
Acide thymique 50 centigrammes.
Alcool 2 grammes .
Eau 1000 —
Borate de soude 1 gramme.
Gargarisme créosote (Green) :
Créosote i gramme.
Teinture de poivre d'Espagne 6 grammes.
— de myrrhe 12 —
— de lavande composée 12 —
Sirop simple. .,. 21 —
Eau de fontaine 150 —
Contre les inflammations chroniques de la muqueuse buccale.
Eau dentifrice chlorurée (Andrîeu) :
Eau-de-yie 125 grammes
Eau de menthe 125 —
Chlorure de soude 24 —
Préparation désinfectante de la bouche.
Topique antiseptique pour cavités douloureuses (Bardet)
lodoiorme 100 grammes.
Essence de menthe 5 —
— de néroli 1 gramme.
— de citron 2 grammes.
Teinture de benjoin 1 gramme.
Ce mélange a l'odeur de l'eau de Cologne.
Autre :
Chloroforme 10 grammes.
Naphtaline 1 gramme.
En application sur des tampons de coton.
Mixture odontalgique anglaise :
Camphre 8 grammes.
Essence de térébenthine 30 —
Topique sur du coton dans les caries dentaires.
Collutoire au chloral (Pinard) :
' > âa 15 grammes.
Contre la gingivite des femmes enceintes.
Hydrate de chloral . .
Alcoolat de cochléaria.
Topique odontalgiqus (Andrieu) :
Hydrate de chloral 4 grammes.
Eau 15 —
Mélangez et ajoutez :
Teinture d^aconit xv gouttes.
Chloroforme. \
Éther ( ââ XX —
Alcool )
Topique pour les cavités de carie douloureuses.
Gargarisme antiseptique (Andrieu) :
Chlorate de potasse 10 grammes
Eau 250 —
Melliie de roses 50 —
Acide chlorhydrique 2 —
Contre les stomatites ulcéro-membraneuse et mercurielle.
Gargarisme désinfectant (Quincerot) :
Chlorure de zinc 10^,50
Eau 250 grair nés.
Essence de menthe v gouttes.
Garder dans la bouche pendaut quelques instants une gorgée de ce gargarisme pour baigner les muqueuses gingivale et buccale afin de combattre la septicémie de ces parties.
Eau dentifrice (Bolot) :
^ Anis yert 64 grammes.
Cannelle 16 —
Girofle i gramme.
Pyréthre. A grammes .
Cochenille 5 —
Crème de tarire 5 —
Benjoin, myrrhe 2 —
Essence de menthe i —
AlcoolàOO* 2000 -
Concasser et faire macérer huit jours, après avoir broyé ensemble la crème de tartre» la cochenille et le benjoin.
26r, LES MICROBES DE LA BOUCHE.
Élixir dentifrice (D' A. Combe) :
'¥ Teinture de vanille . . ) .^
— depyrèthre. !'- 15 grammes.
Alcoolat de romarin 30 —
— de roses 20
— de menthe iO —
Teinture de cochenille Q. S.
Cette formule donne une eau dentifrice de goût excellent et de parfum afi^réable, ne rappelant en rien celles du commerce.
Fétidité de V haleine (Monîn) :
*¥ Infusion de sauge 250 grammes.
Glycérine pure 30 —
Teinture de myrrhe . ) 4k
— de lavande. )
Liqueur de Labarraque 30 —
Pour lavages de la bouche (1).
Autre formule (Monin) :
*¥ Décoction de fleurs de camomille. 300 grammes.
Glycérine anglaise 80 —
Eau chlorée 15 —
Pour gargarismes et rinçages buccaux.
Autre formule (Monin) :
*¥ Eau distillée de menthe poivrée.. 500 grammes.
Hydrolat de laurier-cerise 60 —
Borate de soude 20 —
Essence de menthe xx gouttes.
Même usage.
(1) Ces formules sont palliatives, dans le cas seulement où la fétidité est buccale. 11 faut toujours, pour guérir cette repoussante infirmité, qui anuihile toute beauté, remonter aux causes de la mauvaise odeur et tacher de les supprimer (voy. D' E. Monin, Essai sur les odeurs du corps humain).
Dentifrice pour les porteurs de pièces dentaires (Lœwe) :
'^ Alcoolé de cresson du Para. . . 50 grammes. Teinture de cachou ou de ratanhia 10 —
y p •••••/ ^ 50 centigrammes.
Essence de thym. ) ^
Vingt gouttes dans un demi-yerre d'eau trois fois par jour en gargarismes.
Teinture d'arnica aromatique (Bouchul) :
Fleurs d'arnica 50 grammes.
Girofle \
Cannelle.. | âa 10 —
Gingembre.
Anis 100 —
Alcool 1000 —
Faites macérer pendant huit jours et passez. Dose : quelques gouttes dans un demi-yerre d*eau pour se rincer la bouche après les extractions.
Boraseptine (Rosey) :
Acide borique AO grammes.
Glycérine 100 —
Eau 1 litre.
Essence de menthe qq. gouttes.
Mêler ayec égale quantité d'eau chaude pour se rincer la bouche après les extractions.
Baume aromatique (Pierquin) :
Huile de girofle. . . . ) ,^^
A L J» [âa 125 grammes.
— de muscade. . \ *
Esprit de genièyre 60 —
Topique dentaire pour les cayilés de carie douloureuses.
Baume antiodonialgique (Beasley) :
Elirait d'opium i^ytb
Essence rectifiée de térébeuthÎDe 5>',50
— de girofle 1«',80
Huile de cajeput 1«%80
Baume du Pérou 7«',50
Topique pour les cavités de carie douloureuses.
Élixir antiseptique (Codei) :
Acide phénique crislallisé 5 grammes.
Teinture d'iode 10 —
Essence de citron 3 —
— de menthe 5 —
Alcool à 60« 1000 —
Élixir acide (Redier) :
Vinaigre distillé 300 grammes.
Alcool à 90* 150 — .
Teinture de benjoin 60 —
Essence de girofle. . \
— de lavande. >ââ 1 gramme.
— de citron . . ;
Nous conseillons l'emploi d'une des deux injections ci-dessous pour laver les cavités alvéolaires après l'avulsion des dents, comme traitement prophylactique des accidents inflammatoires susceptibles de se déclarer après l'avulsion.
Injection antiseptique :
Hydrate de chloral 2 grammes.
Eau 100 —
Autre :
Acide borique i grammes.
Eau 100 —
Poudre dentifrice au tanin (Mialhe) :
Sucre de lait 1000 grammes.
Laque carminée 10 —
Tanin pur 15 —
Essence de menthe. )
— d'anis )^ XX gouttes.
— de néroli x —
Broyez la laque avec le tanin, ajoutez peu à peu le sucre de lait, puis les essences.
Savon dentifrice mou (Redier) :
Talc de Venise 120 grammes.
Pierre ponce porphyrisée 10 —
Savon médicinal pulvérisé 25 —
Glycérolé d*amidon 20 —
Glycérine 20 —
Essence de menthe 2 —
— de girofle 1 gramme.
Faites chauffer au bain-marie; ajoutez peu à peu quantité sufOsante d'eau distillée, pour une pâte d'une consistance convenable.
Poudre dentifrice (Th. David) :
Carbonate de chaux 1000 grammes.
Pierre ponce 50 —
Iris 200 —
Chlorate de potasse 50 —
Borate de soude 50 —
Vanilline 5 —
Fluosilicate de soude 200 —
Salol 200 —
Saccharine 5 —
Essence de menthe Mitcham 20 —
— d'anis 20 —
— de roses 5 —
— de néroli 5 —
Cochenille Q. S.
Mêlez, porphyrisez et tamisez au tamis de soie.
tlO LES MICROBES DE LA BOUCHE.
Élixir dentifrice (Th. David) :
Alcool pur de Montpellier à 90* 7 litres.
Essence de menthe (Mitcham vraie). 120 grammes.
— de badiane 120 —
Teinture de pyrèthre 1000 —
— de cresson Para 500 —
— de quinquina 50 —
— deTolu 60 —
Essence de roses 10 —
— de girofles 5 —
— de néroli 5 —
Fluosilicatc de soude '^OO —
Salol 700 —
Teinture de vanille de Mexique 1000 —
— de cochenille Q. S.
Macérer six mois et distiller complètement.