TL
On à mis en expérience six ballons de culture renfermant chacun 50 c. c. de bouillon de haricots.
Le ballon no 4 a été ensemencé avec la forme ronde.
= no 2. — — la forme bacillaire primitive !.
— n° 3 — — les deux formes précédentes.
— n° 4 = la forme ronde,
— n° 5 — — la forme bacillaire active.
— n° 6 — = la forme ronde et la forme active.
Le tableau ci-dessous résume les résultats obtenus:
Cultures Durée des cult. Az.initial Sucrefinal S.consommé Az. inilial Az. final Azote gagné
no À 14 jours 4500mgr 111{mgr 389mer ABmgr,8 19mgr,5 — 3mgr,7
no 2 44 id. 891 609 LA POP 9 n03 14 id, 757,5 625 21,7 id, ce no4 29 1750 1578 172 BONE TAN R ECS
no 2. id. 927 823 9,3 id 2e no06 95 id, 1198 627 9,5 CNE:
Les chiffres fournis par les n°° 1, 2, 3, qui constituent la première série sont très instructifs. Dans les deux premières cultures il s’est produit une déperdition d'azote; on est donc ici en présence de ferments de la matière azotée; ce caractère est d’autant plus prononcé que l’on se rapproche davantage de la forme ronde. La consommation de saccharose est À peu près inversement proportionnelle à la perte d'azote; celui-ci se dégage à l'état gazeux; des barboteurs à acide sulfurique convenablement placés sur le courant d’air ne retiennent pas de trace d’ammoniaque.
Lorsque les deux formes microbiennes sont associées, les résultats sont bien différents; en 14 jours, dans un milieu trop riche en azote initial, il s’est produit un gain de 2,2 d’azote.
L’aspect des cultures concorde bien avec ces chilfres ; les vases n° let 2 renferment un bouillon très fluide; les microbes forment un dépôt pulvérulent qui se réunit dans les parties les plus déclives du fond. Le contenu du n° 3 esttrès épais, très riche en mucosité.
Dans la deuxième série, le n° 4 a conservé sa fluidité jusqu’au
4, J'appelle forme bacillaire primitive celle qui ne produit pas de mucosité, tandis que l'expression forme active correspond à l’état sous lequel elle en donne.
20° jour. À partir de ce moment il est devenu visqueux ; ce changement dans l'aspect de la culture a coïncidé a vec l'évolution de la forme ronde vers la forme bacillaire. Lorsqu'on a mis fin à cette expérience, les tubes de gélose ensemencés avec le contenu du ballon montraient au microscope deux bacilles mobiles, légèrement différenciés ; incapables de produire de la mucosité lorsqu'ils sont séparés, ils en élaborent lorsqu'ils sont associés. De plus, ces microbes ne provoquent plus de déperdition d’azote. Cette évolution vers la forme bacillaire active s’est faite sous l'influence d’une température favorable et d’une aération très active, car pendant ce temps, les formes conservées sur gélose ne se sont pas transformées. Il faut noter également l'influence de la composition du milieu de culture, très pauvre en azote combiné et très riche en saccharose. :
Les chiffres relatifs au gain d'azote correspondent assez exactement, dans les deux autres cultures, aux propriétés des microbes qu’elles renferment. Le n° 2 a consommé plus de saccharose pour produire à peu près le même travail, l’association de deux formes exerce donc encore une influence sensible sur le résultat final.
À ces deux séries d'expériences correspondent deux séries d'inoculations faites sur des vesces de Narbonne ‘; les résultats obtenus dans cette voie reproduisent assez fidèlement ceux que l'analyse vient de fournir.
1. Cette légumineuse donne des nodosités 9 à 42 jours après l’inoculation. La graine est de la grosseur du pois le plus volumineux. Le testa, plus dur, permet de faire agir plus longtemps le sublimé et d'obtenir une stérilisation plus rigoureuse sans s’exposer à endommager l'embryon.
Comme mes recherches ont nécessité l’emploi d’un grand nombre de plantes poussant dans des solutions nutritives stériles, je donnerai ici le mode opératoire auquel je me suis arrêté.
Pour la stérilisation, j'ai eu recours au procédé ordinaire qui consiste: lcen lavages préalables à l’eau stérile; 2 séjour d'un quart d’heure dans le sublimé acide au 1/100, en récipient stérile; 3° 4 à 5 lavages à l’eau stérile en ballons stériles.
Les semences ainsi préparées sont réparties dans des tubes de 20 centimètres de longueur sur 2 de diamètre et remplis au 1/3 de leur hauteur d’eau distillée; ces tubes sont munis de deux tampons de coton; l’un, assez lâche, repose surleau dans laquelle il est immergé en partie; l’autre, plus serré, remplit le rôle ordinaire des tampons de coton. Le tube ainsi préparé est stérilisé à 120°; pour mettre la graine en germination, on la dépose avec une pince flambée sur le tampon de coton intérieur.
Au bout de 48 heures à la température de la chambre, en été, la racine sort; elle traverse facilement le tampon de coton et va baigner dans l’eau distillée, pendant que la tige occupe le Compartiment supérieur du tube; celle-ci peut
ere e
La forme ronde et la forme bacillaire inoculées séparément ne donnent pas de tubercules. Il n’y a rien sur les racines qui rappelle les formations de cette nature ; mais les bacilles cultivent-dans le feutrage des poils absorbants ; ils forment ainsi une gaine persistante qui entoure le corps de la racine et la grossit
- beaucoup; on y trouve au microscope un bacille très fin, mobile,
identique au point de vue de la forme à celui que l’on observe dans les jeunes nodosités à peine visibles à l'œil nu.
En fixant et en colorant la préparation, on voit, dans l’enchevêtrement des poils absorbants, desfilaments fortement colorés ; en les décolorant modérément par l'alcool, on leur donne de la transparence et l’on peut distinguer nettement le bacille qu'ils renferment. La figure 6, planche I, représente un de ces filaments muqueux à un grossissement de 100 D avec quelques fragments de poils absorbants ; ils sont identiques à ceux de la figure 4 de la même planche, et comme eux ils ne diffèrent que par le volume du pseudo-mycélium qu’on observe dans les jeunes nodosités.
Les racines des plantes inoculées avec les deux formes microbiennes associées, portent de très nombreuses nodosités ; celles-ci renferment des bacilles ramifiés ; elles sont aussi volumineuses que celles que produisent, dans les mêmes conditions, les microbes sortant de la pulpe des tubercules.
La seconde série d’inoculations a donné des résultats identiques aux précédents ; celte fois, par conséquent, l'harmonie n'est pas si complète avec les indications de la chimie. La forme bacillaire active est encore impuissante à produire des nodosités.
Une question s'impose maintenant à la suite de toutes ces expériences qui se confirment mutuellement. Les microbes des
acquérir une longueur de 7 à 8 em. et développer deux ou trois feuilles, étiolées naturellement. ;
Lorsqu'il y à contamination, la graine a apporté des germes qui sont surtout des spores de moisissures, de mucors principalement; les penicilliums et les aspergillus sont plus rares; les microbes constituent l'exception. S'il y a des impurétés, la plante se développe mal et périt le plus souvent; dans les tubes stériles, l’eau reste parfaitement limpide et les racines sont d’un blanc d'ivoire. Lorsqu'on à bien choisi ses graines, la contamination n'’atteint pas plus du 1/20 des plantes en germination.
Quand la tige a 7 à 8 centimètres de longueur, on transporte la jeune plante dans un récipient stérile muni d’une solution nutritive, en prenant toutes les préçautions pour opérer ce transfert d’une manière aseptique.