DES
Acidité total acétique.
lactique formique Aciditè lactique.
acétique.
Bacille des
nod.
Bacille b. 5 | 2,05 2 id. 56 | 0,: 0: 2 | 0.06
Oospora. Ë 2 ,22 9 id. NE : 4 27 |traces.
Comme on le voit, les trois microbes, placés dans les mêmes conditions, produisent lés mêmes acides à peu près dans les mêmes proportions.
Propriétés pathogènes des trois formes microbiennes. — Ici encore les résultats concordent. Les petits lapins de 1,000 grammes, inoculés sous la peau ou dans le péritoine, meurent au bout d’un temps variant de 10 jours à 3 semaines. L’inoculation souscutanée est toujours suivie d’un abcès qui évolue lentement.
Le sang ne renferme jamais de microbes; on en trouve toujours dans l’exsudat péritonéal qui est assez abondant. Les cultures fournies par cet exsudat possèdent les mêmes caractères que les cultures qui ont servi aux inoculations.
Un lapin de 1,000 grammes, inoculé sous la peau avec 1 c.c. d’une culture en bouillon faite avec le contenu du premier sac
ensemencé avec le microbe des nodosités, est mort au bout de 3 semaines. L’exsudat péritonéal, aspiré à l’aide d’une pipette à travers la paroi abdominale, ensemencé sur un tube de gélose, a donné une culture qui renfermait quelques colonies d’oospora à côté de colonies nombreuses dues à la forme ronde. Le contenu du même sac a déjà donné la bactérie a; on a donc retrouvé, en partant du bacille authentique des légumineuses, les deux formes que l’on a déjà obtenues avec les microbes retirés du sol. Mais les stades sporogènes sont très instables dans les conditions où nous avons opéré. Il faut les saisir au bon moment.
Ainsi, en résumé, les microbes des nodosités présentent une succession de générations alternantes qui rappellent assez exactement le mode de développement d’un grand nombre de végétaux et d'animaux inférieurs.
La bactérie a est répandue dans le sol, surtout à la surface; on la rencontre de préférence en hiver et au printemps; pour la forme oospora c'est l'inverse; celle-ci est très rare en hiver et très commune à la fin de l'été. C’est ainsi par exemple qu’au mois de septembre, sur un total de 169 colonies des différentes espèces microbiennes qui ont poussé sur six tubes de gélose de haricots ensemencés avec une trace de délayure de terre, j'ai compté une colonie de bactéries 4, et 43 colonies appartenant à deux ou trois espèces d’oospora. Ce résultat, vérifié immédiatement après, avec des tubes de gélose de viande, s'est confirmé rigoureusement. Sans accorder à ces chilfres plus d'importance qu'ils n’en comportent, il est permis de dire toutefois que la succession des saisons exerce une certaine influence sur les formes sporogènes du microbe des nodosités. Les spores endogènes, plus résistantes aux intempéries, sont surtout communes en hiver, tandis que les conidies, qui constituent d'excellents ‘agents de dissémination, se rencontrent principalement en été. C'est là, on le sait, une loi très générale chez les champignons microscopiques.
La réaction de Gram appliquée aux microbes des nodosités. — La méthode de coloration de Gram est employée couramment pour caractériser les espèces microbiennes; elle ne s'applique pas aux différentes formes des microbes des nodosités. Ainsi, les microbes contenus dans les tubercules, colorés par le violet d’'Ehrlich, et traités ensuite par la solution de Gram, ne se déco-
lorent pas complètement par l’alcool. Au bout de deux passages sur gélose, ils se décolorent complètement.
Le bacille b prend le Gram plus ou moins bien; le bacille ç ne le prend pas; toutes les formes rondes le prennent, ainsi que quelques formes bacillaires cultivées sur pomme de terre, au moment où elles évoluent vers la forme ronde; les autres bacilles différenciés ne le prennent pas. Les deux formes sporogènes le prennent.
Les formes ramifiées obtenues avec le bacille c le prennent également; cependant la décoloration est partielle; sur un même filament, les parties renflées restent colorées pendant que tout le reste se décolore.
Des deux formes bacillaires issues de la forme ronde, culture n° 3, tableau p., l’une se décolore complètement, l’autre partiellement,