‹ Les microbes, les ferments et les moisissuresChapitre 101 sur 167 · MM. Sclnveudener, Bornet, Rcess, Stahl, etc · texte numérisé non relu

MM. Sclnveudener, Bornet, Rcess, Stahl, etc

POLYMORPHISME DES MICROBES

chant surtout à isoler l'algue et le champignon supposés coexister dans le lichen, — tendent de plus en plus à prouver que le lichen constitue bien un végétal par luimême, et non simplement une association de deux plantes de familles distinctes, algues et champignons.

Des erreurs du même genre ont pu se produire dans l'étude des microbes qui, par leur petite taille, leur nature unicellulaire, la rapidité de leur accroissement, la variété de leur habitat, et la grande ressemblance de leurs formes, sont encore plus difficiles à observer que les lichens. Nous en citerons quelques exemples.

Polymorphisme du Leptothrix buccalis. — M. Ch. Robin, après avoir étudié le développement du Leptothrix, admettait (1866-1873) que ce microbe se présentait d'abord sous forme de Micrococcus, puis s'allongeait en Bacterium mobile semblable aux B. termo, B. lineola, etc., et formait enfin de longs bâtonnets immobiles (Bacillus) qui constituaient finalement le Leptothrix buccalis. Ce mode d'évolution, considéré comme général dans les genres Bacillus et Leptothrix, et en faisant toutes réserves au sujet de l'identité spécifique des diverses formes observées par M. Robin, est probablement exact, et les micrographos modernes sont assez disposés à l'admettre. Mais M. Robin allait plus loin : pour lui, le Bacillus du sang de rate (B. anthracis) était spécifiquement identique au Leptothrix buccalis. C'est là un rapprochement que les progrès récents de la science ne permettent plus d'accepter. Nous avons vu qu'il y avait là, tout au moins, deux espèces bien distinctes par leurs caractères et leur action sur l'homme et les animaux.

Polymorphisme hes moisissures. — Des recherches déjà anciennes de Hallicr et d'autres tendraient à faire

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