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Comptes rendus^ LXXXI, p. 116, décembre

Les échantillons ainsi obtenus furent plongés à dififérentes reprises dans de la cire fondue au moyen d'un cordon au bout duquel ils étaient suspendus. De cette façon, ils se trouvèrent couverts de cire à peu près comme une mèche de bougie. Les échantillons ainsi préparés furent laissés de côté de 12 à 24 heures, suivant que la température était au-dessus ou au-dessous de 90** F., et l'on observa presque invariablement que les organismes y apparurent presque, sinon tout à fait aussi rapidement qu'ils s'étaient montrés dans le corps

Fig. 8. — Organismes trouvés daas le sang d'aoe souris paraissant tout à fait bien portante ; nne goutte de sang fat abandonnée sur une lame de verre, desséchée, puis colorée par le bleu d'aniline.

des animaux qui avaient simplement été mis de côté. Dans le premier cas cependant la supposition qu'ils s'étaient formés dans le canal intestinal après la mort n'est pas possible ; et on ne peut pas dire non plus qu'ils avaient pris germe au contact du scalpel, du cordon, etc., puisque la surface entière était enveloppée de cire.

Observés dans le sang, la majorité de ces Bacilli

sont sans mouvements dans un certain nombre de préparations, mais dans quelques autres, ils manifestent des mouvements indépendants plus ou moins marqués. Ils varient en grandeur, en longueur principalenient, suivant que leur développement en filaments est plus ou moins avancé. La longueur moyenne de chaque bâtonnet est de 5 fx à 10 fx. Dans ce dernier cas, un nœud plus ou moins marqué indique une articulation. Dans les phases de développement plus avancées, on peut observer deux, trois ou un plus grand nombre d'articulations semblables, spécialement au moyen de l'addition de réactifs, tels que la teinture d'iode. Dans ce cas, les Bacilli mesurent 15, 20, 25 micromillimètres ou davantage. La longueur de ces segments, soit réunis, soit libres, varie considérablement dans les préparations provenant des divers animaux, et même dans les préparations provenant du même animal, de sorte qu'on peut observer les bâtonnets atteignant de 3 à 6 [x de longueur et même exceptionnellement davantage. La taille moyenne des bâtonnets était 1 fx, mais des dévia-^ tions à cette règle étaient très souvent observées dans les mesures prises. Quelquefois on remarque que les spécimens existant dans un organe sont plus petits ou plus grands qu'ils ne le sont dans un autre organe appartenant au même animal.

Si une très petite quantité de sang présentant

ce caractère était placée sur un verre poli avec un peu d'humeur aqueuse, on observait qu'au bout de 4 ou 5 heures, avec une température de 90*, les Bacilli avaient considérablement grandi, la majo-. rite meàurant de 20 à 60 [x, et çà et là au sein de la préparation on pouvait observer un filament occupant la moitié du champ du microscope. Quelques heures plus tard, un enchevêtrement de filaments bien formés apparaissait. On observa que quelque-uns de ces filaments étaient distinctement segmentés^ d'autres n'avaient en apparence aucun segment dans toute leur longueur, bien qu'ils présentassent une tendance à former des angles aigus de distance en distance. D'autres spécimens montraient des traces de segmentation soit vers le bout, soit au milieu.

Fig. 9. — Bâtonnets développés en longs filaments, X 600 diam.

En faisant sécher les spécimens ou en les traitant par des réactifs, on rend les segments beaucoup plus distincts.

— «7 -^ Quelques heures plus tard , on observait dans quelques-uns des filaments des molécules réfringentes, d'un ovale allongé, variant légèrement de longueur; 1, 2 fx de longueur sur 1 jx de largeur sont à peu près les dimensions moyennes. Ce sont les spores qui ont été décrites dans le Bacillus

Fig. 10. — Baeillua anthraeis, Oermi- 11. — Batillus anthtaeU, Germination des spores (d'après Koob) , nation des spores (d'après Coho), X 650 diam. X 1650 diam.

anlhraciSy etc. En peu de temps, ces corps brillants occupent toute la longueur des filaments et manifestent la tendance à former en ligne des groupes de deux. Peu à peu, les filaments deviennent de plus en plus indistincts, jusqu'à ce qu'enfin

Fig. 12. — Spores isolées dans la condition décrite parfois sous le nom do germination.

la trace de l'arrangement plus ou moins linéaire dQ ces corps réfringents reste seule pour indiquer la place occupée par le filament.

J'ai passé bien des heures, même bien des jours à observer ces corpuscules isolés, mais je n'ai jamais rien pu voir qui me démontre positivement qu'ils germent. Je ne puis qu'affirmer ce que Nâgeli, de Bary et d'autres ont soutenu avec persistance, à savoir que es Schizomycètes se multiplient seulement par scission.

Fig. 13. — BadUita amtkrmeis, formaiion des spores dans les filaments (d'après Koch) X 650 diam.

Les corps décrits et représentés comme des germes par Cohn^ Koch et d'autres peuvent être observés dans la plupart des préparations; quel-

Ftg. 14. —> BaeUlui anthracis, filaments deveniis i pea près invisibles. .

ques-uns ont été représentés par moi; mais, si loin qu'ont été poussées mes expériences, elles n'ont pu m'amener à représenter par les objets dessinés

la germination de spores ou de œnidies; certainement de temps à autre certains corps peuvent en avoir l'apparence : mais très souvent les filaments extrêmement transparents qui y sont attachés s'étendent au delà de la spore à l'autre bout,

Fig. 15. — Phases de développement d'un Baeilltu,

prouvant ainsi que le filament n'est pas formé de plasma provenant de la spore, mais n'est en réalité qu'un tube qui l'enveloppe. On a déjà remarqué que les observateurs qui soutiennent que ces corps réfringents germent basent leur opinion sur différents motifs *. Les figures tracées par eux concordent dans la plupart des cas; mais les interprétations qu'ils en donnent diffèrent.

1. Depuis qoe ceci a été imprimé, j*ai In sur ce sujet un mémoire très intéressant de Brefeld, Untersuchengen der Spaltpilzef dans leqnel il soutient que ni Gobn ni Koch ne peuvent avoir observé la germination de ces corps, car, suivant ses propres observations, les choses ne se passent pas de la façon dont ils les décrivent. Ce botaniste distingué s*est assuré^ dit-il, que la germination a lieu à angle droit du long axe de la spore et qu'elle se fait plus rapidement après que Iv spore a bouilli pendant longtemps. On se rappelle que le D^ Ewart observa que les spores sont détruites après avoir bouilli seulement deux minutes.

On peut objecter que, bien que les Bactlli trouvés dans le sang décomposé des animaux en bonne santé produisent des spores, celles-ci n'ont pas les mêmes caractères que les spores trouvées dans le Badllus anthracis. Mais à ceci on peut répliquer que Cohn établit que les spores de ce dernier sont en apparence identiques et passent par les mêmes phases que les spores du Badllus stibtilis des infusions de foin, de sorte que les remarques faites par moi sur les spores du Badllus du sang ordi« naire s'appliquent également au Badllus des Infusions de foin, car je n'ai eu la chance de rien observer non plus dans les spores de ce dernier qui ressemblât au phénomène de la germination. Les spores des Badlli du sang infecté du cheval ' atteint de la maladie anthracoïde ne présentaient non plus rien de semblable à la germination.

Quant aux distinctions spécifiques qui ont été basées sur les différences de grandeur que présentent les microphytes, distinctions spécifiques, qui, selon toute probabilité, seront davantage encore admises dans l'avenir, il est intéressant de remarquer que les Badlli découverts dans le sang et dans les tissus des animaux qui, dans la période précédant immédiatement leur mort, étaient en santé parfaite, laissent à cet égard une latitude considérable. Les extraits suivants de mes observations peuvent servir à éclairer cette question et

en même temps fournissent un abrégé des changements que subissent les Bacilli sous l'influence de circonstances presque semblables.La première série d'extraits se rapporte à des Bacilli de moindre grandeur que ceux qu'on voit d'ordinaire.

Lés notes portent ce qui suit : Tué deux souris hier et examiné l'une d'elles aujourd'hui, 24 heures après la mort. Les globules rouges du sang pris dans le cœur sont très bien conservés. Nombreux Bacilli courts, sans mouvements. La rate est remplie de Bacilli semblables. Ils paraissent moins grands qu'à l'ordinaire; les segments ont en

Fig. 16. —Phases de développemeiit d'an Bacillus au-dessous des dimensions moyennes, X iôOO diam.

moyenne seulement 2/5 \k de longueur sur 8 à 1 fx de largeur; dans une grande partie des bâtonnets, les traces de segmentation ne peuvent pas être découvertes, ou ne peuvent l'être qu'en partie. Les segments deviennent plus visibles en séchant, de sorte que les mesures peuvent être exactement prises. Une goutte d'humeur aqueuse fut mise

dans le fond d'une cupule ; une aiguille plongée dans la rate fut ensuite plongée dans la petite goutte d'humeur, puis la cupule fut renversée sur une plaque de verre également creusée au centre (un 'peu d'huile d'olive ayant été mise sur le bord du creux pour maintenir la cupule dans sa position). Un autre spécimen fut préparé et mis sous cloche à la façon ordinaire (c'est-à-dire sans que Tair pût pénétrer, excepté le long du bord de la cloche), et les deux préparations furent laissées de côté jusqu'au lendemain.

Les changements survenus dans la dernière préparation sont décrits comme suit. — La préparation ordinaire d'hier fut trouvée quelque peu altérée. D'un côté de la cloche, un certain nombre de Bactéries s'étaient développées , formant une zone blanchâtre. Le long de ces Bactéries étaient des bâtonnets de l'espèce décrite hier, mais considérablement grossis et heurtés dans toutes les directions par les Bactéries. La plus grande partie de la préparation avait formé des spores. Dans le reste, les filaments et les articulations étaient encore distincts et présentaient un protoplasma normal. Beaucoup des filaments étaient liés ensemble par de minces cordons quelquefois partant d'un coin seulement et tenant sans doute à un entortillement du tube; chez d'autres, la continuation du tube était visible. Comparer cette description avec les figures

de Badllus anthracis du mémoire du D*" Gossar Ewart. Çà et là, on pouvait voir dans une phase de transition une spore formée dans chaque segment, l'articulation n'étant que très peu visible ;

Fig. 17. — Badllus anthracis, B&toonets subissant' la segmentation et s'allongeant en filaments (d'après Ewartj.

mais le plasma disparaissait, excepté dans un ou deux endroits généralement au bout des segments du bâtonnet. Ordinairement les segments séparés contenaient deux spores coïncidant probablement avec le nombre primitif de segments. Les bâtonnets sont plus larges quand ils contiennent des spores

Fig. .18. — Filaments produisant des spores et spores se transformant en bâtonnets.

qu'autrement. Les spores ont 1 à 1/4 (x de longueur, 0,8 à 1 (X de largeur. L'espace occupé par chaque spore dans un filament, c'est-à-dire proba-

blement par chaque segment, était de 6 à 7 f^ de long, de sorte qu'un filament contenant deux spores eût occupé 12 à 14 (a et trois spores 18 à 21 fx, et ainsi de suite, de sorte que le filament pousse manifestement dans toutes les directions. Le troisième jour, ayant mis la cloche à l'humidité et à l'abri de l'air, Tévaporation fut empêchée. Il n'était survenu aucun changement, si ce n'est qu'en divers endroits les spores des filaments paraissaient s'être allongées et être devenues plus minces en proportion. Dans quelques-unes, on

Fig. 19. — Spores se développant en bÀtonnets (d'après Ewart).

observe une constriction; d'autres sont complètement divisées et forment deux molécules complètes. Dans plusieurs cas, les molécules se sont séparées. (Comparer avec la figure du Badllus anthracisy tracée par le D** Ewart). Il devenait donc évident que les particules réfringentes étaient en réalité les spores des filaments distinctement observés auparavant, et cela par cette raison même que, bien que le tube cristallin hyalin qui les contenait fût extrêmement transparent et qu'on vît

cependant assez diflEicilement au travers, on pouvait parfaitement distinguer pourtant la rangée de molécules brillantes. Tous les mouvements communiqués à une partie de la rangée paraissaient accompagnés du mouvement des séries entières. Les mouvements étaient causés par la constante agitation des objets dans le champ à cause de la présence de Bacterium termo.

On ne put pas découvrir d'autre changement dans les spores.

La description précédente, bien que s'appliquant aux formes les plus généralement observées que présentent les développements du Bacillus^ n'est en rien la seule voie de développement suivie par ces organismes quand ils sont transportés dans un milieu nutritif autre que celui dans lequel ils se sont formés, et il n'y a en aucune manière raison de certifier quelle voie particulière ils suivront. Pour éclaircir ceci, et aussi le fait que parfois des Bacilli exceptionnellement grands prédominent dans le sang (précisément comme nous avons vu que c'était le cas pour les bâtonnets exceptionnellement petits), l'extrait suivant de mes cahiers de notes pourra être utile : — Un rat qui avait été tué à dix heures du matin fut disséqué à cinq heures, Taprès midi du même jour. La température avait été environ de 94<> F. Le cœur fut soigneusement enlevé, et une petite quantité de sang transportée

au bout d'un scalpel sur une plaque de verre. Un demi pour cent d'une solution de sel et d'eau distillée fut ajouté afin de diluer la préparation et, en séparant les corpuscules, de rendre plus facile la découverte de matières étrangères qui pouvaient exister dans le sérum. Il y avait de nombreux Badlli sans mouvements, variant de 4 à 20 \t, de longueur, par 8 à 1/4 fi de largeur, la variété la plus épaisse prédominant. La majorité était composée de courts fils raides, ayant 5,5 \l de longueur ou le double de cette longueur; dans ce dernier

Fig. 20. — Baeilli d'ane taille au-dessas de la moyenne, X <000 diam.

cas, il y avait des indications manifestes de tendance d'inclination vers le centre. Il y avait aussi quelques filaments plus gros que ceux qui étaient dispersés dans la préparation. Au bout d'une heure de cet examen, il me sembla que les Baeilli étaient plus nombreux qu'au commencement de l'expérience. Je mis alors de côté la plaque de verre dans une chambre humide.

Une plaque semblable fut préparée avec très peu de sang mêlé à de l'humeur aqueuse fraîche et placée dans la même chambre.

Le lendemain matin, la préparation à laquelle 1/2 pour 100 de sel avait été ajouté fut examinée de nouveau, et il se trouva que les filaments avaient crû en longueur et quelque peu en grosseur. Dans quelques cas, les filaments s'étendaient à travers ^ le champ du microscope. Tous les filaments étaient

Fig SI. — Accroissement des BacUli précédents en filaments.

sans mouvements et presque transparents, tout à fait dénués de granulations, et c est seulement en quelques endroits qu'on peut distinguer une articulation. Aucune molécule réfringente ne parais-

Fig. 22, — Spores dans certains Mtonnets.

sait dans aucun de ces longs filaments; mais il y avait des bâtonnets courts, pâles, transparents, disséminés dans la préparation, et dans ceux-ci des

corpuscules brillants. Quelques-un» de ces bâtonnets ou segments avaient 8 [x de long et contenaient une spore d'un bleu brillant (vue avec un objectif à immersion d'Hartnack , n** 9 de 2 fx de longueur sur 1 ja de largeur), et d'autres segments d'environ la même longueur en contenaient deux. Des bâtonnets courts et transparents mêlés à ceuxci étaient nettement articulés, quelques-uns contenaient deux spores séparées par une cloison, et * les autres plus courts, 4/5 (a, une spore seulement. Le lendemain, les filaments étaient peu distincts, presque disparus, et la préparation consistait priucipalôment en une multitude de Bacterium termo actifs.

Fig. 23. ^ Sacilli en voie de segmentation, X 1000 diam.

L'autre plaque de verre, qui avait été préparée avec de Thumeur aqueuse, fut pareillement examinée le lendemain. Les filaments n'étaient pas si longs que dans l'autre préparation , et ils paraissaient avoir une tendance décidée à former de petites pelotes cubiques de plasma. Quelques-uns des filaments, quoique bien préservés à un bout,

se segmentaient à l'autre bout, chaque fragment étant égal à 1 1/2 (x dans son diamètre le plus long. Il semblait que les segments longs de 4 à 5 pi dont étaient composés les filaments, d'abord libres au lieu de donner naissance à une spore, se fussent segmentés. Dans d'autres cas, la segmentation se produisait pendant que les segments particuliers gardaient leur arrangement linéaire. Dans d'autres cas encore, il semblait que les deux premières moitiés des segments primitifs s'étaient allongées (et amincies en proportion) et s'étaient divisées de nouveau, formant ainsi quatre plastides plus ou moins sphériques. Quand tout le filament avait subi ce changement et que les spores (plastides) avaient gardé leur arrangement linéaire, il présentait l'apparence d'un rosaire. Il est certain que quatre plastides égalaient la longueur d'un des segments du filament primitif, à savoir 5 ^.

On voit ainsi que les filaments des Bacilli peuvent disparaître de deux manières : 1® en donnant naissance à de petits corpuscules fortement réfringents, les filaments eux-mêmes devenant d'abord transparents et ensuite disparaissant , en apparence, plus ou moins complètement; et 2^, en se segmentant et donnant naissance à de minces plastides. Celles-ci peuvent être exceptionnellement disposées en une sorte de rosaire; mais, habituellement, leur identification devient impossible,

parce qu'elles se mêlent avec d'autres corpuscules dans le champ du microscope.

Je ne puis aucunement indiquer quelle est la voie normale que prennent les Bacillij car j'obsëf ve que les filaments de Bacilli peuvent se développer de nouveau dans des conditions convebles des matières extraites des préparations dans lesquelles l'un des phénomènes précédents s'est produit. Probablement, les deux choses arrivent à la fois plus ou moins ; mais il est rare que les filaments donnent naissance à des corpuscules brillants dans un liquide fortement nutritif, sans la formation de plastides.

Rapport du Spirillum de la fièvre récurrente avec les autres Spirilla connue.

Ayant ainsi essayé de prouver qu'il n'y a pas de bases suffisantes pour accepter cette opinion que les Bacilli qui ont été trouvés dans la maladie splénique, la septicémie et autres maladies diffèrent non seulement sur quelques points matériels, mais en quelques points que ce soit des Bacilli qui peuvent être découverts dans certains cas aisément indiqués, il reste à prouver que le Schizomycète découvert dans la fièvre récurrente, Spi'

rillum Obermeieri, diffère des autres Spirilla connus pour être inofifensifs.

Sur ce point aussi, il y a une grande diversité d'opinions, quoique peut-être pas aussi grande qu'on l'a pensé jusqu'à présent. La chose est d'ailleurs rendue plus simple par cette circonstance que ceux qui ont eu les meilleures occasions d'observations personnelles sont après tout les observateurs les moins portés à réclamer pour ce Spirillum les caractères spécifiques dans le sens botanique ordinaire de ce mot. Depuis qu'il a été

Fig. «4. — Spirillum Spiroehœie Obermeieri (d'après Weigert ; publié par Gohn), X 600 diam.

trouvé dans le sang par Obermeier, on lui a donné divers noms : Spirothrix^ Protomycetum récurrent Us y dans l'article de Lebert ^ur la fièvre récurrente et dans Ziemssm's Handbuch of Médecine; SpiriU ium par Erichsen, Litten, Birch-Hirschfeld, etc. ; Spirillum tenue par Naunyn; et Spirochœte Obermeieri par Cohn. Ce dernier observateur, le seul

qui eût une grande expérience botanique, lui donna un nom spécifique basé seulement sur des motifs physiologiques, parce que, après un sérieux examen, il ne pouvait découvrir aitcune différence soit dans la grandeur ^ soit dans le caractère des mouvementSy entre le Spirillum du sang de la fièvre récurrente et le Spirillum {Spirochœte} plicatilej qui avait été trouvé autrefois dans Peau

Fig. 25. Spirillum {Spiroehœte) plieatile, d'après Cohn, X 650 diam.

par Ehrenberg. Cohn lui-même l'avait autrefois trouvé dans l'eau et au^si dans la bouche, dans le mucus entourant les dents ^ La figure de ce Spirillum donnée par Cohn est reproduite pour la commodité de la comparaison ^ On se rappellera que le D'^ Obermeier lui-même avait observé le Spirillum dans le mucus de la bouche, chez les

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