‹ Les microphytes du sang et leurs relations avec les maladiesChapitre 6 sur 24 · Schmidt*s Jahrhùcher, Band Cl^XVI, p · texte numérisé non relu

Schmidt*s Jahrhùcher, Band Cl^XVI, p

2. Etude sur la maladie charbonneuse ^ par MM. Pasteur et Jouberl {Comptes rendus, t. LXXXIV, p. 900, 18TÎ),

justement la date de la première découverte de Texisteace de ces corps dans le charbon ; mais. cette opinion est manifestement erronée.

A l'instigation de M. Pasteur, qui venait de prouver que la fermentation butyrique n'est pas, comme on Tavait cru jusqu'alors, due à une matière albuminoïde en voie de décomposition, mais à des Yibrions qui avaient la plus grande ressem-

Fig. 2. — Baeillus anthracis Fig. 3. — Bacillus anthrads

troavé après la mort dans le trouvé dans le sang d'un eochon

sang d'un bœuf mort de sang d'Inde (d'après Koch), X 650

de rate (Gobn), X 600 diam. diam.

blance avec « les corps filiformes » trouvés dans le sang des animaux morts du charbon, M. Davaine étudia de nouveau la question, en 1863 et en 1864. Il considéra d'abord les organismes comme des Bactéries; mais trouvant que, dans certains cas, les filaments ou bâtonnets variaient de longueur, il en modifia le nom, et ils furent en conséquence

communément désignés jusqu^à ces derniers temps sous le nom de Bactéridies. On supposait à cette époque qu'ils se rapprochaient plus des animaux que des plantes. Il se convainquit qu'on les trouvait dans le. sang pendant la vie ; qu'ils se développaient dans ce liquide et non dans la rate ; en effet, il avait réussi à inoculer ces organismes à des animaux chez lesquels la rate avait été enlevée. Il se convainquit également qu'on ne trouve pas de Bactéridie dans le sang fœtal, bien qu'on en rencontre en foule dans le sang de la mère et dans celui qui circule dans le placenta ^

On découvrit que la maladie pouvait être communiqués par les aliments auxquels on mêlait des tissus d'animaux malades ; l'effet se produisait moins rapidement, mais le sang contenait également des Bactéridies.

M. Davaine n'admet pas la doctrine de l'identité du poison de la septicémie avec celui du charbon, par ces motifs: 1** que les symptômes produits en inoculant les animaux avec du sang putréfié ne sont pas constamment les mêmes, et que les Bactéridies ne se développent pas dans le sang des animaux affectés ; 2** que les animaux qui ont absorbé des fragments de tissus putréfiés meurent rarement ; et 3^ que les animaux qui ont absorbé

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