‹ Les microphytes du sang et leurs relations avec les maladiesChapitre 7 sur 24 · Comp«w rendus, t. LIX, p · texte numérisé non relu

Comp«w rendus, t. LIX, p

— godes fragments de tissus fraîchement détachés d'animaux qui sont morts de septicémie ne sont pas atteints.

M. Davaine en conclut que le principe actif de la septicémie ne se régénère pas dans Téconomie animale, comme le fait celui du charbon, Tagent du charbon étant en réalité un virus, tandis que celui de la septicémie serait un poison *.

Dans le numéro suivant des Comptes rendus (page 429), MM. Davaine et Raimbert annoncent qu'ils ont démontré Texistence des Bactéridies chez un homme affecté de pustule "maligne; la pustule excisée en contenait un grand nombre ^.

Telles sont, en peu de mots, les observations qui ont attiré Pattention des pathologistes sur cette question spéciale, et qui ont donné une impulsion marquée à la théorie des germes des maladies. Depuis lors, beaucoup d'observations; ont été faites; mais celles qui datent des deux ou trois dernières années ont une valeur par.ticulière, parce

h, Los, cit.f p, 396. Comme on le verra plus loin, quelques-unes de ces conclusions ne peuvent plus être soutenues.

2. Le D' Crisp écrit ; « Gomme je l'ai dit dans mon ouvrage sur la rate publié en 1852, les chiens, les chats, les fui-els et les cochons qui mangent la chair des animaux charbonneux meurent en peu de temps, et les hommes qui écorchent les loups sont atteints de la maladie. En 1832, M. Barthélémy inocula dans le corps de moulons du sang d'autres moutons morts d'apoplexie splénique, et les animaux inoculés moururent au bout de trente-six à soixnnte-neuf heures. » (Note sur les remarques failes au sujet de la « théorie des germes » à la Pathological Society, le 24 avril 1875.)

que les diverses parties du sujet ont été traitées par des observateurs autorisés pour étudier les différentes phases des phénomènes extrêmement complexes dont nous nous occupons. Nous nous attacherons d'abord aux principales observations qui sont considérées comme fournissant un appui aux vues de MM. Davaine et Pasteur.

En 1875, le professeur Ferdinand Gohn publia le résultat de ses recherches sur ces organismes, et, ayant déclaré que c'étaient des BacilluSy il leur assigna le nom de Bacillus anthracis ^ Ce terme a été généralement adopté en Allemagne et en Angleterre, bien que, malgré la théorie impliquée dans ces deux mots, une désignation brève eut été certainement plus convenable.

En 1876, le D-- Koch, de WoUstein (Posen), publia sur ce sujet un ouvrage très important. L'auteur avait d'excellentes occasions d'étudier ces maladies '. Koch avait observé que plusieurs des assertions et des conclusions de M. Davaine avaient été mises en doute. Quelques observateurs avaient pu produire un charbon mortel che^ des animaux, en leur inoculant du sang contenant des Bactéridies, sans obtenir des Bàctéri* dies dans le sang des animaux ainsi infectés, bien

1. Cohn's Beiiràge zur Biologie der Pflanzen. Band I, Heft 3,

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