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DIVERSES EXPÉRIENCES DE POUCHET ET DE M. JOLY

on emploie une matière organisée qu’on laisse dans l’infusion.

Et la préoccupation de répondre à l’objection des germes de l’air ordinaire, a suggéré aux mêmes savants l’expérience que voici :

Après avoir cité l’opinion de M. Hofmann, que l’ébullition suffit pour faire périr ces germes, et l’expérience de M. Pasteur sur le lait où , malgré l’ébullition de quelques minutes, les bactéries ont apparu, ils s’expriment comme ceci :

« Nous faisons bouillir dans de l’eau ordinaire deux cæcums de mouton et de petits morceaux de viande. Après une heure d’ébullition, nous remplissons les cæcums de notre décoction encore très chaude, et nous y introduisons un des morceaux de viande. Alors, nous en servant comme d’éprouvette , nous y faisons arriver un courant d’hydrogène bien lavé et nous lions fortement quand le gaz remplit environ les 3?-i de la capacité des cæcums. Cela fait, nous les plaçons dans un vase plein d’eau, en ayant soin de constater l’intégrité des membranes. L’hydrogène , après quelques heures, se dégage, et l’air atmosphérique filtré le remplace. Les cæcums ont , pour ainsi dire, respiré. » Qu’arriva-t-il? Après douze jours (température 3° à 25°), les cæcums ouverts contenaient une assez grande quantité de bactéries très agiles. Dans une expérience témoin où les cæcums n’avaient pas été chauffés, le résultat a été le même , sauf que les bactéries étaient bien plus nom- , breuses (1).

M. Pouchet a opposé l’expérience suivante à M. Pasteur. « Dans un ballon d’un demi-litre de capacité, le savant naturaliste introduit 150 cent. cub. d’eau, et assez de noix de galle en morceaux pour que ceux-ei s’élevassent un peu au-dessus du liquide. On fait bouillir l’eau pendant un quart d’heure , puis ensuite on ferme l’appareil avec un bouchon de cristal traversé par un tube à boules , en partie rempli d’acide sulfurique. Après, on entretient encore l’ébullition pendant quinze minutes, et l’on éteint la lampe. L’air rentre lentement en traversant l’acide sulfurique, et au bout d’un

(1) Comptes-rendus, t. LIT, p. 99.

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