‹ Les microzymasChapitre 108 sur 389 · RÉSUMÉ DES FAITS ACQUIS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DES FAITS ACQUIS

démontré qu’il en était de même , dans l’état fœtal , des microzymas de certains centres organiques.

Ces expériences ont mis hors de doute que la créosote ou le phénol , à dose non coagulante, quoique pouvant la retarder, n’empêche pas l’évolution bactérienne des microzymas, et que, grâce à cette influence ou à celle de certains milieux , on peut s’assurer que la bactérie ne naît pas tout d’une pièce du microzyma générateur ; au contraire, elle est précédée de certaines formes où le microzyma est toujours reconnaissable; c’est ce que j’ai appelé les microzymas associés â deux ou plusieurs grains , en chapelets de grains, ce dont on a fait des genres et des espèces sous diverses dénominations. Et nous avons vu qu’il peut arriver que les microzymas se multiplient après la mort de l’individu ou de l’organe qui les contient; et si la multiplication se fait dans une macération , ils peuvent se réunir en formant une sorte de membrane où l’on peut voir tous les degrés de leur évolution jusqu’à la bactérie, le vibrion,, etc.; c’est là ce qui constitue ce que M. Pouchet a appelé la membrane ou le prétendu stroma 'proligère , et ce que d’autres nomment zooglea. Sans doute , il ne faut pas nier que les mêmes phénomènes ne se puissent manifester, au contact de l’air, dans des infusions dépourvues de toute trace de matière organisée ; et nous le nions d’autant moins que nous savons à quoi nous en tenir sur la cause qui les produit , savoir : les microzymas atmosphériques ; mais certainement , dans les dernières expériences de Pouchet et de M. Victor Meunier, il n’est pas possible d’en invoquer l’intervention î Les germes de l’air n’ayant été pour rien dans l’apparition des moisissures ou des bactéries dans leurs macérations , nous en avons trouvé la cause dans ies microzymas des matières macérées, et c’est parce que ces microzymas n’ont pas été tués par l’application de la chaleur qu’il n’y a pas eu de génération spontanée dans les observations de ces auteurs ; mais Pouchet, comme M. Meunier, ne connaissait pas les microzymas ; il pouvait donc, sincèrement et sérieusement , croire à la naissance équivoque des organismes apparus et continuer la lutte contre M. Pasteur, en lui empruntant ses armes. Bref, les expériences de

Page 1