‹ Les microzymasChapitre 12 sur 389 · MÉTHODE DE SC1IROEDER · texte numérisé non relu

MÉTHODE DE SC1IROEDER

1854 que se placent mes propres recherches. Mais pour ne pas interrompre l’ordre logique des idées, je vais rapidement résumer les nouvelles observations de M. H. Schrœder.

Elles ont porté sur presque toutes les substances organiques : notamment sur le sang et la fibrine du sang, sur le blanc d’œuf, la caséine, le fromage mou, le petit lait, le sucre de lait, le glucose, le sucre de canne, l’empois d’amidon, l’urine, etc. Les matières étaient portées à l’ébullition, et, au moment d’enlever le ballon du feu pendant que l’ébullition durait encore, on le bouchait avec une quantité convenable de coton lâchement tassé dans son col, et non plus dans un lube de 60 cent. Dans ces conditions, bien que l’air ne fût intercepté que par le bouchon de coton, les matières que je viens d’énumérer se conservèrent absolument inaltérées pendant des mois et des années. Et l’auteur cite la viande et le bouillon de viande , le jaune d’œuf et le lait comme faisant exception , en ce sens que leur conservation, en général , dans la plupart des cas , n’a pas lieu , malgré que l’air soit filtré par le coton. Et M. Schrœder en fait la remarque , le lait s’altère , se caille , fermente, quoique séparément les principes immédiats qui le composent puissent se conserver inaltérés dans les mêmes circonstances. Et, chose qui a frappé M. Schrœder et que je recommande à votre attention , dans aucun cas , lors même que Von constate une altération, on ne voit apparaître de moisissures dans les matières du ballon sous la couche de coton ; en outre , la fermentation qui se fait sous le coton dans la viande et dans le bouillon de viande , est bien différente de la putréfaction à l’air libre. La viande acquiert une odeur désagréable de suif et laisse apparaître, après un certain temps , à la surface de petites concrétions blanches dans lesquelles on ne découvre aucune organisation; en même temps la fibre musculaire se désagrège. Le bouillon de viande prend une odeur désagréable de graisse.

M. Schrœder ne se dissimule pas la difficulté de réunir tous ces faits par une théorie bien nette ; mais il reconnaît cependant que tout porte à faire admettre dans l’air une substance active, provocatrice de la fermentation et de la putréfaction, des germes miasmatiques que la chaleur

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