CRITIQUE DE QUELQUES EXPÉRIENCES DE M. PASTEUR 2S
die, entraîne avec elle des germes auxquels M. Pasteur attribue certains insuccès. Mais le savant chimiste, qui a fait cette expérience pour réfuter certaines objections très sérieuses de M. Fremy, c’est-à-dire pour démontrer que le grain de raisin ne contient rien d’organisé, capable de donner des cellules de ferment, du mycélium ou des bactéries, a raisonné en très mauvais physiologiste, en ce qu’il n’a pas remarqué que le suc bouilli n’est plus dans les conditions du suc non bouilli et que par conséquent les microzymas du grain de raisin sont dans une situation anormale. Du reste, malgré cela, et la restriction de M. Pasteur en fait foi, il paraît que souvent le résultat est loin d’être négatif. Il y a enfin une dernière objection : M. Pasteur ne nous a pas dit ce qu’il voit dans une goutte de la matière puisée au centre du grain : vous comprenez très bien que les microzymas étant contenus dans les cellules du grain, si en piquant dedans on n’en déchire aucune, il peut arriver que la goutte ne contienne aucun microzyma, et il n’est pas étonnant qu’alors M. Pasteur obtienne des résultats négatifs , c’est-à-dire le moût conservé , sans rien d’organisé. /
Et ce que je viens de vous dire de la méthode, s’applique également à l’expérience sur le sang. Lorsque M. Pasteur plonge dans la veine ou l’artère ouverte l’extrémité servant de canule, de son robinet chauffé et refroidi, il est obligé d admettre que cette canule qui est dans l’air, ne refoule pas dans le vaisseau ouvert, qui est aussi dans l’air, aucun germe, absolument aucun. C’est par là que son expérience est caduque selon sa méthode !
Et c est avec de telles expériences que M. Pasteur « met a néant » les expériences de ses adversaires et « qu’il les met au pied du mur. » Mais nous aurons à discuter d’autres observations de M. , Pasteur, par lesquelles il réfute « victorieusement » les travaux d’autrui.
Ce que je viens de vous dire a pour but de vous faire voir d abord ce que valent les réclamations de priorité de M. Pasteur ; ensuite que les faits sur lesquels se fonde la doctrine que j enseigne, sont contrôlés par celui qui se les approprie. Mais les livres qui sont là témoignent qu’en aucune circons-