FONCTION DES GLANDES
tances et des conditions particulières où ces microzymas sont placés. Enfin, il y a des organismes très inférieurs qui résistent assez bien à une température voisine de l’ébullition, d’autres à une température beaucoup plus basse : la levùre de bière est entièrement rendue inactive avant 60 degrés. Les graines des plantes phanérogames cessent de germer quand elles ont été portées à 100 degrés dans l’eau, ne fût-ce que pendant quelques minutes. Cependant, M. Pouchet a fait voir que la graine d’une plante légumineuse , un Méclicago d’Amérique, pouvait être maintenue pendant quatre heures dans l’eau bouillante sans perdre la faculté de germer. Mais c’est à une condition, c’est que l’eau ne pénètre pas dans la graine : que son tégument n’ait pas été gonflé , infdtré de celte eau. Si cela arrive , le tégument se déchire, les cotylédons et la plantule se gonflent et sont plus ou moins mis à nu : alors la germination n’a plus lieu. Mais les graines qui, par une disposition organique particulière, sont protégées contre l’infiltration de l’eau, celles-là, malgré l’action continuée d’une température de 100 degrés, pendant quatre heures, germent encore. En d’autres termes, ces graines ont en quelque sorte été chauffées à sec (1), et bien que le centre ait certainement atteint 100 degrés, l’embryon n’est pas tué. Peut-être que les microzymas du lait ne sont pas rendus inactifs par une courte ébullition, grâce à une atmosphère de corps gras qui les préserve. Mais c’est assez de ces remarques pour aujourd’hui, revenons aux microzymas et montrons, par deux éxcmples topiques , qu’ils agissent par eux-mêmes dans les cellules des glandes qui les contiennent.
Considérons d’alâord le pancréas. Cette glande contient un réseau vasculaire très développé qui lui apporte le sang et un réseau de canaux collecteurs capillaires, qui aboutissent à de gros canaux où les produits élaborés par la glande sont recueillis pour être versés dans l’intestin. Les vésicules glandulaires contiennent les cellules propres du pancréas, le tout plongé dans une masse de tissu conjonctif. Telle est la constitution de la glande, et vous en aurez une idée nette si vous ajoutez que les cellules sont plus ou moins (1) Comptes-rcndu3 , t. LXIII, p. 939 (1866).
PANCRÉATINOGÉNIE
abondamment pourvues de micrezymas. C’est dans cet appareil que se produit le suc pancréatique destiné à être versé dans le duodénum. Comment ce suc se produit-il? à l’aide de quels matériaux les corps qu’on y trouve se forment-ils ?
Remarquez d’abord que la glande ne reçoit rien que par le sang. Or, le sang, Cl. Bernard en a déjà 'fait la remarque, ne contient pas le principe actif du pancréas. Sans doute, et je m’en suis assuré, le sang contient une zymase ; mais cette zymase possède tout au plus la propriété de fluidifier l’empois, de former la fécule soluble et un peu de dextrine, mais pas de glucose ; en outre, plusieurs des composés, que l’analyse révèle dans le tissu du pancréas, n’existent pas dans le sang, ni dans le milieu complexe dans lequel la glande est plongée.
Or, indépendamment des zymases, le suc pancréatique contient plusieurs composés cristallisables : leucine, tyrosine, xanthine, hypoxanthine ousareine et d’autres produits mal connus ou variables selon la nature de l’animal.
Cela posé, remarquez que les microzymas pancréatiques possèdent la propriété de fluidifier et de saecharifier l’empois de fécule, comme le suc pancréatique ; dc’dissoudre et transformer profondément les matières albuminoïdes avec autant d’énergie que le suc pancréatique lui-même et que la pancréazymase. Mais, en outre, ces microzymas, qui ne contiennent ni leucine, ni tyrosine, etc., en produisent en même temps que d’autres composés cristallisables dans l’action qu’ila- exercent sur ces matières albuminoïdes.
Je me suis assuré que lorsqu’on a débarrassé le tissu du pancréas, par un broiement soigné, et par un lavage suffisant, de tous les microzymas, ce tissu, bien qu’absolument inaltéré au point de vue chimique (1), finissait par ne plus agir sur l’empois d’amidon. Bref, toute l’activité du tissu de la glande est concentrée dans les microzymas.
Il y a un moment où l’activité de la glande est maximum. En effet, M. L. Corvisart assure que c’est « en l’absence de la digestion gastrique, c’est-à-dire à jeun, que le pancréas
(1) Le tissu ainsi lavé (tissu conjonctif) m’a paru formé de deux substances, dont l’une peut donner de la gélatine.
PANCRÉATINOGÉNIE
est au minimum d’action, n’étant pas vigoureusement nourri ; pour avoir le suc pancréatique le plus normal possible, le moment le plus favorable, chez le chien non pourvu de fistule pancréatique, est la cinquième heure après le repas. » D’autres auteurs ont aussi noté une sorte de repos de la glande. Ceci s’entend de la sécrétion du suc pancréatique, car je n’ai pas trouvé, chez l’adulte, au point de vue de l’activité des microzymas pancréatiques, qu’il y eût lieu, chez le chien ou le bœuf, de se préoccuper de la digestion ou du jeûne. Et cela devait être si les microzymas sont, dans la glande, les agents producteurs du suc pancréatique ; d’autre part, on comprend très bien que la sécrétion du suc ne peut se produire que si les matériaux nécessaires arrivent dans la glande.
Avec ces données nous avons les éléments des réponses aux deux questions posées. Les matériaux qui, dans la glande, produisent le suc pancréatique et les principes immédiats que l’analyse y révèle, sont fournis par le sang; là les matériaux apportés arrivent au contact des cellules propres du pancréas qui contiennent les microzymas, et ceux-ci, agissant sur ces matériaux dans les cellules mêmes, s’en nourrissent et produisent avec eux les divers termes du dédoublement, que les matières albuminoïdes subissent par l’action de ces microzymas: leucine, tyrosine, etc., des matières albuminoïdes nouvelles (albuminoses pancréatiques) et la pancréazymase ou zymases pancréatiques. Le réseau des canaux collecteurs recueille ce produit et le verse dans l’intestin par le conduit qui aboutit au duodénum. Bref, de même que la levure forme la zythozymase avec des matières albuminoïdes données; que les microzymas buccaux forment la sialozymase avec le liquide de la glande parotide, de même aussi les microzymas pancréatiques forment la pancréazymase avec les matériaux sanguins que la circulation, à un moment donné, y apporte.
Telle est la pancréatinogénie.
Sans doute, les microzymas pancréatiques ne forment pas la pancréazymase avec n’importe quelle matière albuminoïde; mais c’est absolument comme la levure ne forme pas la zythozymase, et les microzymas buccaux la sialozymase avec
PANCRÉATINOGÉNIE
une matière albuminoïde quelconque. Il y faut des matières particulières telles qu’elles sont fournies par la circulation générale d’un animal où tous les centres d’activité fonctionnent normalement.
Le sang, je vous en ai déjà dit un mot, est le produit résultant d’une foule d’activités particulières ; il n’est pas le même dans tous les points du système vasculaire, et sans doute celui qui arrive au pancréas est lui-même un sang contenant certains principes déterminés et nécessaires. Ce sont ces matériaux nécessaires que les microzymas pancréatiques transforment pour produire la zymase pancréatique, pendant que d’autres matières albuminoïdes y subissent des transformations semblables à celles que les microzymas pancréatiques libres provoquent dans des matières albuminoïdes données.
Cette théorie acquiert de l’importance si on la rapproche d’une remarque de M. SchifF. Ce physiologiste a constaté que chez les animaux auxquels on enlève la rate et qui survivent, le suc pancréatique perd absolument la propriété de digérer les matières albuminoïdes, mais conserve celle de fluidifier l’empois en le saccharifiant, et d’émulsionner et acidifier les graisses : faits que M. Yulpian a confirmés. Bref, la rate fournirait un des termes de la fonction régulière du pancréas.
En résumé, le pancréas fonctionne comme un appareil dans lequel les matériaux que la circulation générale et particulière y amènent, sont transformés en produits nouveaux grâce à l’influence transformatrice des microzymas ; de là résulte, entre autres produits, la pancréazymase qui est, dans l’état normal, douée de l’activité multiple qui est en eux. La leucine, la tyrosine, etc., que l’on retrouve dans la glande et dans le suc pancréatique, témoignent de la légitimité de la conclusion.
M. Haidenhein rapporte une expérience que je n’ai pas répétée, mais qui, si elle est exacte, confirmerait la théorie. L’auteur assure avoir eu affaire à un pancréas qui, infusé dans l’eau, n’a pas produit de solution active. Voici l’expérience : le pancréas dont il s’agit a été divisé en deux ; l’une des parts, mise immédiatement en infusion, fournit
PANCRÉATINOGÉNIE
une solulion dépourvue d’activité ; l’autre partie, abandonnée à elle-même pendant vingt-quatre heures, produisit ensuite une infusion active. M. Haidenhein appelle zymogène ou p ancré 'a tino gène la substance que, par hypothèse, il suppose donner naissance à la pancréazymase. Je ne sais pas ce que vaut l’observation, mais il n’y a pas d’autre agent pancréatinogène que -les microzymas. Quoiqu’il en en soit, on conçoit qu’une glande qui ne contiendrait pas actuellement la pancréazymase dans son tissu, en contienne quelque temps après, grâce aux microzymas qui la sécrètent comme nous avons vu. Le phénomène serait l’analogue de celui qui a été constaté par Cl. Bernard sur le foie ; cette glande hydrotomisée, qui ne donnait plus de glucose, en contenait le lendemain, parce que les microzymas hépatiques avaient reproduit la zymase qui saccharifie la matière glucogène.
Souvenez-vous d’ailleurs que le pancréas ne possède pas d’abord la fonction qu’il aura plus tard. D’après les observations de M. J. Béchamp, les microzymas pancréatiques et le tissu même de la glande, pris à des fœtus de veau ou à des fœtus humains, avant l’âge de quatre â cinq mois, sont . sans action sur l’empois. M. Korowin a même fait voir, sur le pancréas d’un enfant nouveau-né, mais mort de mort violente, que le liquide de l’infusion était encore sans action sur l’empois. Ce n’est qu’après le second mois de la naissance que l’action fluidifiante commence à se manifester. Malheureusement on ne possède encore aucun renseignement sur l’époque où les microzymas pancréatiques agissent sur les matières albuminoïdes.
La fonction du pancréas, telle qu’on la constate chez l’adulte, ne s’établit donc que peu à peu, et l’activité propre des microzymas dans la glande, comme dans les autres centres organiques, est le résultat d’une sorte de maturation, d’évolution fonctionnelle, qui témoigne de la spontanéité de l’organisme en même temps que du changement de fonction de ses éléments histologiques fondamentaux : les microzymas. C’est un point de l’histoire des microzymas sur lequel j’insisterai avec détail de façon que vous acquerriez une idée très nette de cette notion du changement de fonction.
FORMATION DU SUC GASTRIQUE
Le second exemple sur lequel je veux appeler votre attention, concerne la sécrétion du suc gastrique. Si la structure du pancréas est déjà fort remarquable, il en est bien autrement des glandes stomacales. Ces glandes sont entourées d’un réseau capillaire abondant et remplies d’une grande quantité de cellules qui, à jeun, sont pâles et transparentes, tandis que les tubes ou culs-de-sac glandulaires qui les contiennent sont affaissés, ratatinés. Quelque temps après le repas, au contraire, les cellules sont gonflées, augmentées de volume, et leur contenu est troublé par de fines granulations. A la fin de la digestion, toutes les cellules diminuent de nouveau de volume, mais sont encore granuleuses. On a distingué, dans les glandes à suc gastrique, au moins deux sortes de cellules. On s’est demandé si ces deux sortes de cellules possèdent des fonctions différentes ; si les unes sont destinées à produire la pepsine (zymase gastrique), les autres l’acide que l’on rencontre dans le suc gastrique. Jusqu’ici la question est restée sans solution. Quoi qu’il en soit, voyons ce qui se passe quand les aliments arrivent dans l’estomac.
A jeun, toute la muqueuse stomacale est pâle et recouverte d’un enduit gluant, à réaction tantôt faiblement acide , neutre ou même alcaline , sécrétée par les glandes.
Dès que les aliments pénètrent dans l’estomac, ou bien que l’on excite la muqueuse par des agents chimiques ou même simplement physiques, la circulation devient très active ; le sang affluant dans le réseau capillaire de la muqueuse, les veines se dilatent, le sang qu’elles renferment prend une teinte plus claire, toute la surface de l’organe une teinte rosée, et le suc gastrique coule par les orifices glandulaires.
La comparaison du suc gastrique avec le sang, dont l’afflux détermine le fonctionnement des cellules glandulaires , nous montrera le travail prodigieux qui s’accomplit dans les cellules de la glande.
Vous connaissez la composition du sang, et vous savez que sa réaction est légèrement alcaline. Le sérum sanguin est coagulable par la chaleur ; mais dans certaines circons-
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tances le sang contient une matière albuminoïde à pouvoir rotatoire assez élevé
qui se coagule difficilement, mais qui est coagulable par l’alcool dans certaines conditions ; il contient en outre la substance que j’ai nommée hémasymaèk , dont le pouvoir rotatoire est :
Cette matière n’est pas coagulable par l’alcool, mais elle l’est par la chaleur.
Ces deux substances sont assurément albuminoïdes; à mon avis, elles sont comparables aux substances que l'on trouve dans les glandes salivaires et qui sont transformées en sialozymase par les microzymas buccaux. — Quoi qu’il en soit, il faut que les matières albuminoïdes du sang qui pénètrent dans les tubes que forment les culs-de-sac de la glande et qui arrivent aux cellules propres qu’ils contiennent, soient douées de propriétés osmotiques suffisantes et de propriétés Spéciales. En même temps que ces matières albuminoïdes, les sels du sang, notamment des chlorures et des phosphates, pénètrent dans les tubes de la glande. Sans doute que les vaisseaux lymphatiques de la muqueuse stomacale fournissent un contingent de matériaux.
C’est ce mélange de matières albuminoïdes et de sels que les cellules propres sont chargées de transformer.
Le suc gastrique, variable dans la quantité de matière organique et de sels qu’il renferme, est constamment à réaction énergiquement acide, rougissant le papier de tournesol à la manière des acides les plus puissants. Il contient de fortes proportions de chlorure de sodium, de potassium, de calcium et d’ammonium, avec une petite quantité de phosphate de chaux, de magnésie et de fer. La quantité de matière organique du suc gastrique est toujours très minime. Je n’en ai jamais trouvé plus de 2 pour cent et le plus souvent moins de 2 pour cent dans le suc gastrique de chien. Le suc gastrique de mouton et d’homme en contiennent bien moins encore.
On admet que l’acidité du suc gastrique est due à l’acide chlorhydrique libre. Mes propres recherches m’ont conduit
FORMATION DU SUC GASTRIQUE
à line opinion différente. Il n’y a pas d’acide chlorhydrique libre dans le suc gastrique, mais un chlorhydrate de matière albuminoïde: rappelez-vous ce que je vous ai ditàce sujet.
Le suc gastrique, tel qu’on le recueille par une fistule gastrique, après l’administration d’un fragment d’os à un chien, et titillation de la muqueuse, est un liquide trouble, qui fournit après filtration un liquide limpide, très peu coloré ou incolore. Le filtre retient invariablement, avec un peu de corps gras, des débris organisés qui proviennent en partie de la muqueuse et des débris des cellules des glandes gastriques. Cette masse affecte un aspect muqueux, mais le microscope y décèle une quantité très grande de microzymas. En divisant cette masse et la passant par un tamis de soie, puis la traitant par lévigation, on en sépare, comme nous l’avons vu, les microzymas. Il est très difficile de les obtenir absolument purs, parce qu’on ne peut opérer que sur de petites quantités de matière. Mais tels que je les ai isolés, ils sont capables, ainsi que je vous l’ai dit, de digérer les matières albuminoïdes, de la même manière que le suc gastrique lui-même, dans un milieu légèrement acide par l'acide chlorhydrique.
J’ai cherché avec persistance la leucine, la tyrosine, dans le suc gastrique et dans les produits des digestions faites, soit par le suc gastrique ou par les microzymas gastriques, et je ne les ai jamais trouvés. Encore une fois cela prouve suffisamment que les microzymas gastriques, morphologiquement identiques aux microzymas pancréatiques, sont fonctionnellement distincts de ceux-ci.
Si nous pouvions nous procurer le liquide qui pénètre dans les culs-de-sac glandulaires, pour y faire agir les microzymas ou les cellules gastriques, comme nous nous procurons le liquide de la parotide du cheval ou du chien, pour y faire agir les microzymas buccaux pour produire la salive active, je ne mets pas en doute que nous produirions le suc gastrique. Mais nous pouvons conclure., vu l’activité des microzymas gastriques isolés, que ce sont eux qui, dans les cellules, agissent sur les matériaux ambiants, pour produire, à l’aide de ces matériaux, non seulement la zymase gastrique, mais l’acide chlorhydrique qui reste uni à la matière
FONCTION DES Gf ANDES
albuminoïde du suc gastrique. Peut-être que l’un des termes du dédoublement des matières albuminoïdes est un acide organique qui décompose le chlorure de sodium, ou de potassium ou de calcium, pour mettre en liberté l’acide chlorhydrique que nous trouvons uni à la matière albuminoïde.
Il résulte de ces deux exemples que la production du suc pancréatique et du suc gastrique sont les résultats de l’activité de cellules spéciales, àmicrozymas spéciaux ; des phénomènes du même ordre, appelés fermentation, que ceux par lesquels la levûre produit la 2ymase et les autres principes de la nutrition. Quand on connaîtra mieux la composition du suc gastrique, sans doute on y découvrira d’autres principes, comme on prétend y avoir trouvé l’acide lactique, qui rendront plus évident pour tous le fait qu’il s’agit là d’une fermentation interne, s’accomplissant dans l’intimité des tissus.
En somme, les glandes sont des appareils où les cellules et leurs microzymas accomplissent des transformations plus ou moins semblables à celles qu’ils opèrent dans nos expériences in vitro. On a la preuve de l’action chimique produite dans la glande par l’élévation de température qui s’y développe au moment où le fonctionnement' s’y manifeste. Les glandes sont toujours plus chaudes que le sang qui y pénètre et que celui qui en sort. Le sang est en partie destiné à répartir cette chaleur en même temps que les matériaux nouveaux dont il s’est chargé en traversant la glande.
J’ai plusieurs fois employé les expressions de centre organique, centre d’activité. V ous pouvez comprendre maintenant ce qu’il faut entendre par là. Les glandes sont des centres d’activité, puisque chacune a sa fonction propre, indépendante et caractérisée par la nature des produits qu’elle élabore. Elles sont chargées de fournir des agents chimiques destinés à des réactions et transformations particulières, dans des cavités déterminée^, ou dans l’organisme dans sa généralité : les glandes salivaires dans la bouche, les glandes gastriques dans l’estomac, les glandes intestinales dans l’intestin, etc. Les glandes dont je viens de parler sont en communication avec le système général par la circulation san-