EN GÉNÉRAL
guine ; mais elles sont aussi pourvues de conduits excréteurs, par le moyen desquels elles déversent le fruit de leur activité dans la cavité où elles s’ouvrent. D’autres glandes sont à vésicules closes, elles ne possèdent pas de^ conduit excréteur et ne communiquent avec l’ensemble de l’organisme que par le système vasculaire, tels sont la rate, le thymus, la capsule surrénale. Vous savez déjà que le s3ng qui sort des glandes n’est pas le même que celui qui y pénètre ; cela a été constaté pour les glandes closes comme pour les autres, et cela suffit pour nous assurer qu’il s’accomplit en elles un travail qui est d’ordre chimique et attribuable aux microzymas de leurs cellules. On a constaté que certaines glandes ne fonctionnent qu’à un moment donné, nous en avons vu la preuve pour le foie, pour le pancréas, pour les glandes gastriques. Il en est probablement ainsi des autres. Eh bien ! et c’est là une de ces admirables harmonies dont une étude plus attentive de l’organisme nous révèle chaque jour l’existence, vous avez vu que, selon M. Corvisart, le pancréas fonctionne le plus activement, produisant le suc pancréatique le plus actif, quelques heures après l’acte de la digestion stomacale; que selon M. Schiff, l’extirpation de la rate avait pour effet de priver le suc pancréatique de la propriété de digérer les matières albuminoïdes ; mais il a noté aussi que l’activité du suc gastrique en était augmentée.
Que faut-il conclure de ces faits ainsi rapprochés ? Le voici : les glandes et même certains tissus agissent, pour les transformer, sur les matières albuminoïdes du sang, soit sur leur totalité, soit sur des produits élaborés ailleurs qui en proviennent et que le liquide nourricier leur apporte à propos. Mais c’est là un point de vue qu’il est nécessaire de bien établir.
Je rappelle d’abord que, contrairement à ce que l’on croyait, la matière albuminoïde du sérum n’est pas unique et que celles qu’il contient sont différentes du blanc d’œuf, lequel en renferme trois, absolument irréductibles à celleslà ; pourtant le blanc d’œuf était considéré comme l’albumine type.
Un savant qui a beaucoup étudié les substances albumineuses écrivait, il n’y a pas longtemps : « Au point de vue physio-