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FONCTION DES GLANDES ET DES TISSUS

logique, il est important de savoir que l’albumine du lait et celle du liquide de l’ascite ne sont autres que l’albumine du sérum du sang n’ayant subi aucune modification ; identité déjà admise par M. Hoppe-Seyler et que dans le sang même la fibrine n'est que l'albumine dissoute dans le sérum ayant pris une autre figure, tandis que l’albumine des globuleâ rouges s’en éloigne pour se confondre avec celle en dissolution dans le suc qui baigne la substance cérébrale et les muscles, suc qui fournit encore l’albumine des urines pathologiques. La vitelline ressemble au blanc d’œuf durci, etc., etc. (l). »

Or, la lactalbumine et la galactozymase sont absolument distinctes des albumines du sang. La fibrine, nous allons nous en convaincre, n’est pas même un principe immédiat bien loin d’être l’albumine. À peu de chose près, les matières albuminoïdes du sang sont complètement coagulables par la chaleur ; la vitelline est si peu l’albumine coagulée que celle des auteurs ne contient pas moins de cinq substances différentes, dont trois se trouvent constituer les microzymas vitellins !

J’ai, autrefois, analysé le liquide d’un sperjnatocèle : il contenait, dans 1,000 parties, 2gr44 d’une albumine coagulable par la chaleur, et 5sr75 d'une albumine non coagulable (2). Et il résulte des recherches de M. J. Birot (3) et de M. J. Béchamp (4) que les liquides d’ascite ne contiennent pas du tout d’albumines du sang ; d’après M. J. Béchamp, les liquides albumineux d’hydrocèle contiennent également plusieurs albumines. De ses recherches, M. J. Béchamp a conclu que les membranes que traversent les albumines du sang sont la cause des modifications constatées. De même dans la glande mammaire, les albumines du sang subissent des transformations si profondes qu’il en résulte, outre la lactalbumine et la galactozymase, la caséine, substance qui n’est formée que là.

(1) A. Commaille. Comptes-rendus, t. LXXVIII, p. 1359 (1874).

(2) Montpellier médical, t. X, p. 326, Note inscrite dans un Mémoire de M. Bouisson.

(3) J. Birot. Thèses de Montpellier. 1874.

(4) J. Bécliamp, Annales de chimie et de physique.

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