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LE DÉVELOPPEMENT EMBRYONNAIRE

n’a pas eu égard aux granulations» moléculaires , mais il n’en reste pas moins qu’il n’a pas vu une première cellule se transformer en globule du sang.

III. Vers le septième jour de l’incubation, les muscles contenus dans le tubercule qui représente le membre inférieur, ont la forme de tubes granuleux, contenant, très, rapprochés les uns des autres, des noyaux granuleux et à nucléoles; on ne remarque aucune trace des stries qui ont fait donifer à ces muscles un nom qui rappelle cette particularité. Vers le dixième jour, il en est encore de même, seulement les noyaux, moins nombreux, sont plus espacés. Les stries ne se voient ni dans les muscles des membres, ni dans le cœur. Ces muscles ressemblent, au plus haut degré, en ce moment, à des fibres musculaires striées d’animaux adultes, qui auraient séjourné quelques heures dans l’estomac d’un chien.

Nous avons observé chez quelques individus au dixième jour, chez tous peu de temps après, que les granulations se groupent très manifestement en lignes droites et parallèles, pour former les stries. Ces granulations sont évidemment plus volumineuses que les mierozymas d’origine et que les granulations que l’on voyait au commencement dans le tube musculaire. Et remarquez que les stries sont d’abord granuleuses ; mais bientôt la substance qui sépare les granulations prend le même pouvoir réfringent que ces granulations elles-mêmes , et les stries apparaissent alors sous la forme de lignes continues. Je ne peux pas vous développer davantage ce sujet, mais si je vous dis qu’au vingtième jour les muscles striés sont très analogues à ceux du poulet adulte, vous admettrez avec moi que les noyaux du début, dans les tubes granuleux, étaient le lieu où les mierozymas ont peu à peu acquis de nouvelles propriétés, et que de là sont issus les éléments granuleux qui, par leur union, ont formé les stries. Les recherches les plus récentes sur la structure du muscle strié adulte, me paraissent légitimer cette théorie.

IV. Centres nerveux. Après trente-six à quarante heures, la moelle ne paraît pas encore contenir de cellules; elle est uniformément granuleuse dans toute son étendue, mais on

LES MICROZYMAS PENDANT

commence à soupçonner une certaine condensation des microzymas sous forme globuleuse. Vers quarante-huit heures , on commence à voir la cellulosité apparaître dans la ligne centrale qui sépare les deux cordons. Après soixantedouze heures, cette cellulosité est manifeste dans toute rétendue de la moelle ; à partir de cet instant, elle s’accentue de plus en plus. Ces cellules se forment donc sur place, comme les globules sanguins dans les vaisseaux, par une certaine condensation des microzymas.

Et il n’y a pas à hésiter, car dans tout ce travail nous surprenons les microzymas se comportant comme nous les avons vus se comporter dans le vitellus pour former les globules vitellins, dans le bouillon de levûre sucré lorsque ceux de la levûre broyée ou ceux de la Mère de vinaigre engendrent les cellules du ferment alcoolique ! Ils se réunissent, se tassent sous la forme d’une sphère et, ainsi réunis, ils se sécrètent une enveloppe , et la cellule est constituée ! Je le répète, c’est là le résultat immédiat de l’observation, non pas le fruit d’un système préconçu. Les microzymas, oui, les microzymas sont facteurs de cellules ; et ils sont aussi capables de produire les vibrioniens !

Et je suis arrivé là par déduction, et M. Estor y est venu parce que lui-même a vu et s’est rangé à mon sentiment, c’est-à-dire à l’évidence des faits expérimentaux. Et M. Estor et moi étions des défenseurs de la théorie cellulaire que nous avions admise sans restriction dans plusieurs de nos écrits et dans nos enseignements ; nous ne pouvions pas être dupes d’une illusion, puisque nous étions obligés de réformer une manière de penser que nous croyions absolument vraie !

Que nous sommes loin de la panspermie de Bonnet et de ses germes préexistants ! Panspermie que moi aussi j’avais défendue.

Ma tâche serait finie ici, puisque je vous ai conduits, en partant de l’étude du microzyma atmosphérique et de la craie, à celle des microzymas des végétaux et des animaux que je- vous ai montrés évoluant en bactéries et accomplissant leur plus haute fonction, qui est de constituer les tissus de l’oiseau , et par suite ceux de tout animal et de

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