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THÉORIE DU PROTOPLASMA

Théorie du protoplasma. Voici la définition la plus récente de la substance que l’on appelle de ce nom. Elle est de M. Van Tieghem, dans son Traité de botanique :

« Le protoplasma est un mélange avec de Veau, d’un plus ou moins grand nombre de principes immédiats différents , en voie* de transformation continuelle. »

C’est , à proprement parler, la même chose que le blastème , du moins quant à la composition (1). Il y a plusieurs

(1) Il Convient de transcrire en entier le paragraphe que M. Van Tieghem a consacré à la Composition chimique et aux réactions du protoplasma ; c’est extrêmement curieux:

« Certains de ces principes, dit le savant botaniste, contiennent du carbone, de l’hydrogène, de l’oxygène et de l’azote. Parmi ces substances quaternaires, les unes, fort complexes, font partie du groupe des matières dites albuminoïdes, comme l’albumine, la caséine, etc.; d’autresanalogues aux premières, sont des diastases , comme la diastase proprement dite, la pepsine, l’invertine , etc.; d’autres plus simples,,! appartiennent à la classe des amides , comme l’asparagine, la gluta--; mine , etc. ; et à celle des alcaloïdes , comme la morphine , la quinine, ,1 etc.; aussi le protoplasma offre-t-il toujours les réactions généralesslj des composés albuminoïdes. Il dégage, en brûlant, des vapeurs am--| moniacales. Il se coagule par la chaleur. A l’état de vie active, lai coagulation paraît d’ordinaire commencer déjà vers 50 degrés; cepem-B dant certaines bactériacées peuvent croître et se multiplier dans l’eauil jusque vers 75 degrés. A l’état de vie latente , le protoplasma supporte I sans périr une température beaucoup plus élevée, qui peut, dans lessl spores de certains Bacillus, par exemple, atteindre jusqu’à 105 degrés? I Il se colore : en jaune par l’iode , en jaune brun par l’action successivi w de l’acide nitrique et de la potasse, en rose par l’acide sulfurique com centré en présence du sucre, en rouge par le nitrate acide de mer- 4| cure , en violet par l’action successive du sulfate de cuivre et de la po -il tasse. Il se dissout dans l’acide acétique cristallisable , dans la potasssB étendue et parfois aussi dans l’ammoniaque ; tout au moins il y perd s?;H forme et devient homogène et transparent. Dans la potasse concentrée- il au contraire, il conserve sa forme pendant longtemps, mais unrjJJ simple addition d’eau la détruit immédiatement. L’alcool, l’éther, le j ! acides étendus et notamment les acides picrique, osmique,et chrccB mique , le coagulent et le durcissent; les bichromates alcalins agisser JJ de même. D’autres principes constitutifs du protoplasma ne cor 11 I tiennent que du carbone, de l’hydrogène et de l’oxygène. Ces com Jl posés ternaires appartiennent soit à la série des glucosides, comrr I j le tannin, soit à celle des hydrates de carbone, comme l’amidc II soluble , la dextrine, les sucres , soit à celle des corps gras et des cire I j D’autres , enfin , en petite quantité , sont de nature minérale. Aus I quand on le brûle sur une lame de platine, le protoplasma laisse-t toujours des cendres. »

Et l’auteur donne comme exemple particulier le suivant :

« Dépourvu à la fois de membrane, de noyau et de suc cellulair il dit-il, le plasmode adulte des myxomycètes (sortes de champignon I j

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