‹ Les microzymasChapitre 244 sur 389 · MATIÈRE VIVANTE · texte numérisé non relu

MATIÈRE VIVANTE

auteurs y font abstraction des granulations moléculaires pour ne considérer que le protoplasma, défini , selon M. Yan Tieghem : de la matière vivante formée seulement de principes immédiats où n’existe rien de primitivement structuré.

Mais en voilà assez; avec ce que je vous ai dit dans la troisième Conférence, vous avez maintenant les éléments de la conviction raisonnée qu’aucun des systèmes successivement invoqués ou adoptés par les savants : théorie mécanique, théorie cellulaire, théorie du blastème ou du protoplasma, n’est en état de rendre compte des faits physiologiques concernant la genèse des cellules et d’expliquer le mystère de la génération.

La théorie du microzyma, au contraire, aboutit à une grande unité. Les microzymas sont structurés et vivants ; ils peuvent se multiplier et communiquer à la matière qui sert à leur multiplication la propriété qui est en eux, l’activité chimique et physiologique qui les caractérise, parce qu’ils transforment cette matière en leur propre substance et qu’elle devient ce qu’ils sont. Dans l’organisme, les cellules, toutes les cellules, sont d’abord le fruit de leur activité, et ces cellules, à leur tour, étant constituées, je le répète, sont des appareils dans lesquels ces microzymas acquièrent de nouvelles aptitudes, en y subissant une sorte d’incubation, tandis qu’ils s’y multiplient : c’est ainsi que les microzymas vitcllins deviennent microzymas du foie, microzymas du pancréas, microzymas des cellules pepsiques, microzymas nerveux, microzymas qui, à un moment donné, acquerront la propriété fécondante dans le spermatozoïde, etc.

Ce ne sont pas là de gratuites assertions, mais des faits constatés. S’il y a dans tout cela quelque chose de merveilleux, la merveille n’est pas d’un ordre différent de celle que manifestent tous les êtres organisés.

Affirmons maintenant que les théories qui ont cours dans la science, ont été impuissantes quand elles ont prétendu répondre aux deux questions que je posais en commençant, et que je reproduis :

Qu’est-ce, "pour un être vivant , qu’être organisé ?

ET ORGANISATION

Qu’est-ce que la matière vivante ?

Nous allons essayer de donner la réponse, en nous fondant sur l’ensemble des faits concernant l’histoire des microzymas, et conformément aux propositions démontrées qui légitiment mon postulatum.

De la matière vivante et de V organisation. — Dans tout le cours de ces Conférences, j’ai raisonné dans l’hypothèse que les microzymas sont organisés , structurés : et ce pléonasme est nécessaire, puisque Ton admet qu'il peut y avoir organisation et vie dans la matière non structurée appelée blastème ou protoplasm c’est-à-dire dans un assemblage de principes purement chimiques.

Cependant, les savants, en considérant les protoplasmas et blastèmes comme des substances vivantes, quoique formées seulement d’eau et d’un plus ou moins grand nombre de composés chimiques divers, sont fort embarrassés, tant la notion de vie leur paraît exiger quelque chose de plus que des propriétés purement chimiques dans la matière qu’ils considèrent comme vivante. Voilà pourquoi chacun, cherchant la cause qui fait différer si profondément la matière vivante de la matière purement chimique, ajoute à celle-ci quelque chose d’extrinsèque. C’est ainsi que :

M. Robin suppose que les composants chimiques du blastème sont unis molécule à molécule, par combinaison spéciale et dissolution réciproque. Et c’est en vertu de ce mode d’union qu’il admet que la matière est organisée et vivante.

Cl. Bernard, après avoir dit que le protoplasma est un corps chimiquement défini, comme embarrassé par l’énormité de l’assertion, se reprend et ajoute : « ou du moins, par sa constitution physico-chimique. » Il avait d’ailleurs exprimé sa manière de voir plus explicitement : « Partout où il existe de la matière, cette matière est soumise sans doute aux lois générales de la physique et de la chimie ; mais chez les êtres vivants, l’action de ces lois est étroitement liée à une foule d’autres influences qu’on ne saurait nier (1). »

(1) Leçons sur les effets des substances toxiques et médicamenteuses , p. 84.

MATIÈRE ORGANISÉE

M. Pasteur suppose que la matière purement chimique du protoplasma est douée de vertus de transformation que la chaleur détruit. Et son disciple, M. Van Tieghem, y reconnaît une voie de transformation continuelle.

Vous le voyez bien, quand ils y regardent de près, le médecin, le physiologiste, le chimiste, reconnaissent qu’il n’y a vie que dans ce qui est différent des composés purement chimiques.

Il faut soutenir, comme chose démontrée, qu’il n’y a de vivant que ce qui est organisé ; que la matière vivante est la matière organisée. C’est ce que je vais essayer de solidement établir. Mais, auparavant, pour éviter toute amphibologie, voyons quelle est, en biologie, la signification des mots : organiser , organisé, organisation , organique ?

Organiser, dit Littré, « c’est donner la disposition qui rend des substances aptes à vivre, à être animées. »

Organisé, disent Littré et Robin, c’est « ce qui est composé d’organes. »

Organisation , disent les mêmes auteurs, c’est « l’état d’un corps organisé ; ensemble des parties qui le constituent et qui régissent ses actions.... On emploie aussi ce mot pour exprimer la structure propre d’une partie seulement d’un corps vivant. »

Organique , c’est « ce qui a rapport à l’organisation. » Et Bossuet, au rapport de Littré, disait : « La première chose qui paraît dans notre corps, c’est qu’il est organique, c’est-à-dire composé de parties de différentes natures, qui ont différentes fonctions. »

Voilà ce que disent les dictionnaires. Organiser la matière pour la rendre apte à vivre, à être animée, c’est la façonner et la disposer en organes comme l’artiste façonne et agence les organes, les rouages d’une machine, d’une locomotive, d’une montre, avant de tendre le ressort qui la fera marcher. Et l’organisation, c’est le savant arrangement des parties vers un but déterminé.

Organisation et aptitude à vivre sont pour la matière choses corrélatives. Les conditions de la vie manifestée sont V organisation et le milieu approprié 'auquel l’organisme emprunte les éléments de sa nutrition.

ET MATIÈRE ORGANIQUE

L’organisation suppose des parties, des organes, et par suite la structure ; et vous venez de voir que les dictionnaires appellent organique la matière qui est organisée.

Je dois appeler votre attention sur l’amphibologie à laquelle prête le mot organique.

Vous vous souvenez que M. N. Joly, pour faire paraître rationnelle la doctrine de la génération spontanée, a dit : a Afin d’éviter toute équivoque, nous déclarons une fois pour toutes que nous n’entendons pas, par ces mots hétérogénie ou génération spontanée, une création faite de rien, mais bien la production d’u 1 être organisé nouveau, dénué de parents, et dont les éléments primordiaux sont tirés de la matière organique ambiante. »

Je vous ai fait voir que cette matière organique ambiante est celle qui existe dans les substances organisées: foin, graines diverses, lait, viande, etc., que M. N. Joly et Pouch'et employaient dans leurs expériences. Ils ne voyaient là plus rien d’organisé. Ces savants employaient le mot organique dans le même sens que Buffon, sans avoir aucun égard au sens que les chimistes y attachent depuis Lavoisier. Cela est si vrai que, parlant des organismes de ses expériences , Pouchet disait : « Les organismes se produisent à même la nature expirante, au moment où les éléments des êtres entrent dans de nouvelles combinaisons chimiques, et éprouvent tous les phénomènes de la fermentation ou de la putréfaction... comme si, pour s’organiser , les êtres nouveaux attendaient la désagrégation des autres , afin de s’emparer des molécules de la substance expirante , à

mesure qu’elles se trouvent mises en liberfé Sous

l’empire de la putréfaction, les corps organisés se décomposent, et dissocient leurs molécules organiques; puis après avoir erré en liberté... lorsque les circonstances plastiques viennent à se manifester, ces molécules se groupent de nouveau pour constituer un nouvel être , etc. (1). » Il est clair que la matière organique ambiante de M. Joly n’est autre que les parties des êtres organisés "détruits par la fermentation que Pouchet appelle molécules organiques, comme Buffon.

(1) Traité de la génération spontanée , p. 335.

MATIÈRE ORGANISÉE

Or vous savez que, depuis Lavoisier, la matière organique n est plus considérée comme étant d’essence spéciale. Elle est minérale par ses composants. Les principes immédiats d’origine animale ou végétale sont des combinaisons de carbone, d’hydrogène, d’oxygène, d’azote, unis deux à deux, trois à trois, quatre à quatre, le carbone toujours présent. On les nomme matière organique à cause de leur origine , et on les étudie, dans cette partie de la science qu’on appelle chimie organique , par les procédés et les méthodes de la chimie minérale. Les principes immédiats peuvent être des acides, des bases, des alcoloïdes, des amides, des sels, des composés indifférents ou singuliers dont plusieurs, grâce aux admirables travaux de M. Berthelot, peuvent être formés par synthèse totale. Loin de les définir par leur origine, on devrait les appeler non des composés organiques , mais des combinaisons du carbone, car ce corps simple est l’élément constant et nécessaire de la composition de tout principe immédiat.

Il n’y a donc pas de matière organique par essence : toute matière est minérale par ses composants. Cette expression ne doit donc être employée scientifiquement que comme une manière abrégée de désigner certaines combinaisons du carbone.

Sans doute, la matière des êtres organisés, en bloc, contient plusieurs de ces principes immédiats, mais associés à des principes immédiats purement minéraux : beaucoup d’eau , de l’oxygène , de l’azote , de l’acide carbonique , des sulfates, chlorures, fluorures, phosphates, silicates, carbonates, dans lesquels entrent le potassium, le sodium , . le calcium, l’aluminium, le magnésium, le fer, directement ou à l’état d’oxydes. Mais l’eau et ces composés minéraux y sont indispensables. Un pareil assemblage , accompagné ou non de quelque arrangement histologique, voilà ce que l’on appelle, un peu vaguement, de la matière organique en histoire naturelle. Si bien qu’un des physiologistes les plus distingués de l’Allemagne , J. Müller , disait, en parlant des formes cle la matière organique :

« La matière organique se trouve à Yétat de dissolution complète dans beaucoup d’humeurs, où le microscope ne

ET MATIÈRE ORGANIQUE

fait découvrir aucune espèce de molécules : c’est ce qui a lieu dans la liqueur du sang, où cette matière 'ne prend la forme de globules que par l’action de la pile galvanique , ou par la chaleur et autres influences chimiques. -Elle est également dissoute en partie dans la lymphe des vaisseaux lymphatiques. Fréquemment la matière organique affecte la forme ‘de molécules microscopiques arrondies; ces molécules doivent être considérées comme de légers précipités, encore dépourvus de structure , qui se produisent dans des dissolutions de substances organiques pendant le cours des opérations vitales, et qui d’ailleurs ressemblent beaucoup aux précipités de globules que l’art peut faire naître, dans ces mêmes dissolutions, à l’aide des ré’actifs chimiques. Ici se rangent les globules qui forment en partie le contenu des cellules chez les végétaux et les animaux.... Lorsque ces petites molécules sans structure sont tenues en suspension dans un liquide, elles montrent le phénomène microscopique découvert par Robert Brown et appréciable

même après la mort Dans sa plus grande simplicité de

structure, telle que l’offrent partout les premiers rudiments des végétaux et des animaux, la matière organique forme une cellule.... La force qui anime les corps organiques n’est connue nulle part ailleurs que dans ces corps. Elle ne se manifeste que dans les combinaisons organiques qui lui donnent naissance , et jamais les éléments fondamentaux (les corps simples) ne produisent de toutes pièces aucune parcelle de matière organique, lorsqu’ils viennent par hasard à se rencontrer (1). »

Vous retrouvez là, sous une autre forme, la pensée de M. Ch. Robin , que Liégeois résume comme ceci en commençant un chapitre sur Y organisation :

« Un des caractères qui distinguent avant tout les êtres vivants des corps inertes, c’est leur composition. Tandis que ceux-ci ont une composition identique dans toute leur masse, ceux-là, au contraire, sont formés par la dissolution et l’union réciproques de principes immédiats nombreux. C’est à cet état de dissolution et d’union complexe que pré-

(1) J. Müller, Manuel de physiologie. Traduction de A. J. L. Jourdan, seconde édition, revue et annotée, par E. Littré (1851).

MATIÈRE ORGANISÉE

sentent les principes d’ordres divers dans les matières solides, ou demi-solides, ou liquides des êtres vivants , que l’on donne le nom à? organisation. »

Ainsi, Y organisation, c’est-à-dire Y état d’un corps organisé, résulte du concours de principes immédiats organiques, je veux dire de combinaisons plus ou moins complexes du carbone, et de principes immédiats minéraux. C’est là la matière qui peut vivre, qui vit et qui, sans le secours d’aucun autre facteur, engendrera une cellule épithéliale, une fibre, un élément anatomique quelconque (1) et, par conséquent, un ovule, une cellule spermatique, un spermatozoïde, un œuf, un homme! Car, pesez bien les termes dont se servent J. Müller et Liégeois, et vous reconnaîtrez que la conséquence est inéluctable.

Est-ce vrai, est-ce expérimental? La matière organique, conçue selon les systèmes que je viens de citer, et avec la notion scientifique de la nature exacte de ce que l’on nomme principe immédiat, peut-elle être réputée une substance vivante ? Non , certainement , puisque chacun des termes dont elle se compose est minéral par essence et que l’on ne dit pas qu’il y a de la matière minérale vivante. Il y a contradiction dans les termes. Rendons-la évidente, afin de pouvoir ensuite nous faire une idée nette de ce que c’est, qu’être organisé, doué d’organisation et de vie.

Reprenons l’expérience de M. Pasteur sur le sang pour la considérer sous un autre point de vue.

Le sang est un des mélanges les plus complexes de principes immédiats carbonés et de composés minéraux, que l’organisme fournisse , contenant les matériaux du protoplasma le plus riche. Par la disposition de son expérience, M. Pasteur n’v a pas détruit les vertus de transformation que par hypothèse il recélait, car il n’v a pas appliqué la chaleur, et il l’a mis en présence de l’air pur, c’est-à-dire dans les conditions les plus favorables à la vie du sang. De plus, ce sang ayant été pris à l’animal vivant, contenait les hématies et les globules blancs, c’est-à-dire quelque chose d’évidemment structuré. Eh bien, ce mélange abandonné

(1) Liégeois.

ET MATIÈRE ORGANIQUE

à la température physiologique, qu’est-il devenu? Bien que satisfaisant à toutes les conditions de la vie dans le système protoplasmique, il est mort, en ce sens que les hématies et les globules blancs, ont disparu , et rien ne les a remplacés. Bref, l’expérience de M. Pasteur va droit contre l’hypothèse qui veut que le protoplasma engendre les éléments anatomiques. C’est tout le contraire qui est arrivé ; j’ai dit que rien n’a remplacé les globules rouges et blancs, rien selon M. Pasteur; mais je vous ai expliqué que les microzymas des globules et ceux qui existent primitivement dans le sang ont détruit ces globules et produit les transformations observées. J’ajoute, pour avoir Réalisé l’expérience, que si l’on a soin de délayer le sang dans l’eau et que par une filtration soignée on écarte tous les microzymas, après une addition suffisante de créosote ou d’acide phénique , on conserve indéfiniment les matériaux du sang.

Voici un second exemple : il s’agit des matériaux de l’œuf de poule.

L’œuf de poule fécondé, assurément, contient tout ce qu’il faut pour produire non seulement un poulet, mais au moins les cellules et autres éléments anatomiques de cet oiseau. Pourvu qu’on lui fournisse de l’air pur en quantité suffisante et un degré de chaleur déterminé et sensiblement invariable , l’oiseau naîtra!

Si l’on vient, par des secousses assez fortes, à tout mêler dans cet œuf et qu’ensuite on le soumette à l’incubation , qu’arrivera-t-il? Il n’en sortira plus jamais de poulet, et l’homme le plus savant 11e parviendra plus à lui donner sa première texture. Ainsi l’œuf brouillé 11e donne plus de poulet. Il faut même moins que cela: que la couveuse laisse un peu refroidir l’œuf non brouillé, c’est fini, il n’y aura pas d’oiseau. Toute la matière nécessaire y était pourtant (1). Que se passe-t-il donc dans l’œuf brouillé que l’on soumet à l’incubation? Ce qui était vivant en lui a-t-il été tué ? Non , mais il a agi dans d’autres conditions : au lieu de

(1) La chaleur n’avait pas détruit les vertus de transformation qui y existaient, et M. Van Tieghem ne peut pas refuser d’y voir la représentation du protoplasma le plus parfait, et la voie de continuelle transformation qui produit le poulet ne devrait pas y être perdue.

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former des tissas et de déterminer les réactions chimiques nécessaires pour la formation des substances qui doivent intervenir pendant le développement ultérieur de l’animal, il n’a plus formé de tissus, il a agi pour son compte personnel égoïstement: il s’est nourri, s’estmultiplié, et d’autres combinaisons ont été engendrées. Bref, dans ces nouvelles conditions, les microzymas du jaune de l’œuf ont agi comme agissent les ferments et, nous l’avons vu, chose très digne d’attention, l’alcool, l’acide acétique, l’acide carbonique, l’hydrogène dégagés ou formés , l’ont été aux dépens des matières glucogènes ou du glucose de l’œuf; les matières albuminoïdes sont retrouvées sensiblement intactes. Et n’oubliez pas qu’un élève de M. Pasteur, M. U. Gayon , très frappé de cette expérience, l’interprète comme la conséquence de l’influence exercée par les germes de l’air qui pénètrent dans les œufs pendant leur formation dans l’oviducte ; il ne voyait donc lui aussi, dans l’œuf, que l’assemblage des principes immédiats d’un protoplasma, et comme M. Pasteur a adopté l’idée de M. Gayon, il en résulte que lui également ne voit dans l’œuf que delà matière purement chimique sans structure !

Ainsi, puisque l’œuf brouillé ne produit plus de poulet, c’est donc que la matière nécessaire et les microzymas ne suffisent pas encore; qu’y a-t-il donc de plus dans l’œuf?' Ah! c’est l’arrangement. Pour molle qu’est sa consistance, la substance vitelline n’est pas homogène : nous y avons noté plusieurs zones : Une main savante autant qu’habile et toute puissante y a distribué la matière et les microzymas. selon le but à atteindre et la fin voulue.

Un but à atteindre et une fin voulue, dis-je, et non point fatale.

Liégeois, qui a suivi avec tant de soin, dans son Traite de physiologie, l’étude de la fonction de reproduction , jusqu’au moment où le spermatozoïde a pénétré dans l’ovule, se demande « comment l’union intime de la substance du spermatozoïde avec celle de l’ovule concourt à éveiller en celui-ci ce travail remarquable qui va donner naissance à un être nouveau ? » et il se répond que c’est là « un problème insoluble sans doute à tout jamais! La limite de nos

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