‹ Les microzymasChapitre 261 sur 389 · LA LEVURE ET L’EAU OXYGÉNÉE · texte numérisé non relu

LA LEVURE ET L’EAU OXYGÉNÉE

ses microzyraas, qui subissent en même temps quelque altération dans leur substance ; 3° que la matière organisée ou les microzymas perdent la propriété de dégager l’oxygène du bioxyde d’hydrogène par l’action d’une température assez élevée et, peut-être, par l’influence de certains agents, de l’acide cyanhydrique, par exemple; -4° que la cause du dégagement n’est pas la même dans un microzyma ou une substance organisée, et dans un métal ou certains oxydes ; 5° que la matière organique, principe immédiat, opère le dégagement, même quand elle a été chauffée à une température capable d’y opérer quelque modification, comme il arrive pour l’hémoglobine qui se coagule et devient insoluble ; 6° que parmi les caractères de certaines substances organisées et de certains microzymas, il faut compter leur propriété de dégager l’oxygène de l’eau oxygénée.

La fibrine et ses microzymas, après avoir épuisé leur activité décomposante, ne fluidifient plus l’empois et ne donnent plus de bactéries. Serait-ce parce que le microzyma a été tué, que lazymase, qui dans le microzyma fluidifie l’empois, a été détruite ? Il ne faudrait pas se hâter de conclure et de généraliser !

En effet, je me suis assuré que la sialozymase et la salive, mêlées d’eau oxygénée , saccharifient la matière amylacée avec autant d’intensité que sans cette addition , et que les organismes buccaux, bien lavés avec un grand excès de la même eau oxygénée, sont presque aussi actifs qu’avant ce traitement.

D’un autre côté, la levûre qui a subi l’action de l’eau oxygénée intervertit et tait fermenter le sucre de canne. Dans une expérience j’ai mis en réaction 13*r de levûre en pâte, 50Br de sucre de canne, 80cc d’eau oxygénée à 9CC d’oxygène P ai centimètre cube, et la quantité d’eau nécessaire pour compléter 200cc de mélange. Dans l’espace de quelques heures, plus de 300cc d’oxygène se sont dégagés, et ce dégagement a continué pendant longtemps ; mais la fermentation alcoolique s’est accomplie régulièrement, fournissant la quantité théorique d’alcool ; l’acide acétique était peut-être un peu augmenté. La durée de la fermentation est accrue, voilà ce qu’a de plus saillant l’influence de l’eau oxygénée’

ORIGINE DES MICROZYMAS

mais c’cst l’effet ordinaire que produit le lavage prolongé de la levûre à l’eau distillée.

Vous le voyez, la levûre n’est pas tuée ; et nous avons là une preuve nouvelle que la fermentation alcoolique n’est pas la vie sans air. La levûre n’est ni aérobie ni anaérobie, puisqu’elle s’accommode également de la vie avec oxygène et sans oxygène.

Maintenant nous avons les éléments de la réponse à l’une des deux questions posées au commencement de la Conférence.

Quelle est l’origine des microzymas atmosphériques ? Il est démontré que les organes de tous les êtres vivants actuellement connus, végétaux et animaux, sans exception , y compris ceux qu’on désigne comme étant des ferments, bactéries et autres, sont', par régression, réductibles en microzymas.

Depuis que j’ai découvert les microzymas : dans mes expériences sur l’interversion, que l’on croyait spontanée, de l’eau sucrée ; dans l’air; dans la craie ; dans les granulations moléculaires des fermentations et des divers liquides naturels , tels que le vin, le lait, l’urine, etc.; dans les tissus et organes des animaux et des végétaux ; je les ai recherchés partout où il était rationnel de le faire comme conséquence de la théorie, savoir : dans d’autres roches que la craie, dans la terre cultivée et le terreau, dans la terre vierge des garrigues du département de l’Hérault, dans la vase des marais, dans la poussière des rues de nos cités ! Je les ai trouvés dans plusieurs eaux minérales, soit à l’état isolés ou réunis en masses que l’on croyait anhistes, comme dans la glairine de Molitg ; et je suis convaincu que si l’on cherchait bien, on en découvrirait dans les eaux et les boues des geysers et des salzes ou volcans boueux : la nature et l’origine de la glairine me garantit le bien fondé de cette opinion.

Dans les rochesdes terrains quaternaires, tertiaires, secondaires et de transitions compris dans les périodes de formation appelées homozoïques, néozoïques, mésozoïques et paléozoïques, ils représentent les restes vivants des êtres divers qui ont vécu à ces époques reculées. Il m’a été donné de rencontrer même de vraies bactéries vivantes dans

Page 1