‹ Les microzymasChapitre 262 sur 389 · ATMOSPHÉRIQUES · texte numérisé non relu

ATMOSPHÉRIQUES

certains calcaires d’eau douce et marins assez modernes 1

Dans la terre cultivée et dans le terreau étudié sur place, dans les montagnes qui avoisinent St-Pons dans l’Hérault, où il n’est pas rare de découvrir des bactéries avec les microzymas, ils proviennent des engrais et des détritus des végétaux qui s’y développent et y périssent chaque année.

Dans la terre vierge des garrigues , ils ont certainement une origine semblable !

Dans la vase des marais , ils sont, de même, le résultat de la décomposition des matières végétales et animales des végétaux et des animaux qui y vivent ety. meurent. Et dans ces marais ils opèrent des fermentatidns d’où résultent du gaz des marais ou hydrure de méthyle, de l’alcool et de l’acide acétique que j’en ai retiré par la distillation.

Dans la poussière des rues , ils proviennent de détritus animaux et végétaux de toutes sortes partout répandus, mais surtout des déjections des chevaux et autres bestiaux qui les parcourent ! Dans les rues de Montpellier, surtout de ses boulevards macadamisés avec des roches calcairès, et des routes qui y aboutissent, les microzvmas sont si abondants que cette poussière calcaire constitue un des meilleurs ferments lactiques et butyriques; délayées dans l’eau, ces poussières fermentent directement et fournissent de l’alcool, etc. !

Aux microzvmas des totales destructions actuelles, il faut ajouter les microzymas'des totales destructions des âges géologiques qui proviennent, aujourd’hui, de la naturelle et incessante dégradation de certaines roches dans les profondeurs de ia terre, lesquels sont ramenés à la surface par les eaux des sources; ainsi que ceux qui sont rendus libres par ia trituration de ces roches dans leurs applications à l’art, à l’industrie ou à l’agriculture.

Enfin, il ne faut pas négliger les microzvmas qui sont mis en liberté pendant la desquamation incessante qui s’opère à la surface des corps de tous les êtres actuellement vivants !

Ce sont les microzymas de toutes ces provenances si diverses que le vent dissémine, par milliards, à chaque instant, à la surface de la terre et dans l’air qui nous entoure !

A ces microzymas se trouvent associées les spores de la flore microscopique : algues, champignons, etc., et les microzymas qui en peuvent issir. Mais, je l’ai déjà fait remarquer, le nombre de ces spores est négligeable en regard de celui des microzymas; quant aux œufs des infusoires ciliés, il n’y a pas même à s’en préoccuper.

L’origine des microzymas atmosphériques n’a donc rien de mystérieux ; elle est trouvée et toute naturelle ; il n’est pas nécessaire d’invoquer pour eu*, une création spéciale !

Et il n’est pas sans intérêt de vous faire remarquer, dès maintenant, que parmi ces microzymas se trouvent nécessairement ceux de tous les êtres qui sont morts des maladies les plus diverses !

Les microzymas libres de l’atmosphère, des eaux et de la terre, sont donc issus d’animaux et de végétaux de toutes sortes, sains et malades, morts ou vivants; provenant des divers centres organiques de ces êtres ; ayant déjà passé par l’état de bactérie ou non ; on conçoit d’après cela qu’il y en ait de plusieurs fonctions chimiques et d’inégalement aptes à évoluer en bactéries ou à produire des cellules dans des conditions variées. Mais tous possèdent les caractères cl’indestructibili té physiologique, d’adaptation aux milieux, de résistance vitale que nous avons reconnus aux organismes les plus inférieurs.

Sans doute les microzymas, en passant par diverses formes intermédiaires, peuvent évoluer èn bactéries ; mais il fgut i encore se souvenir que cette propriété singulière, les microzymas des différents centres organiques, à tous les âges, ne ; la possèdent pas au même degré ; ce qui nous «conduira à reconnaître que les microzymas, morphologiquement semblables, se différencient avec le temps, en changeant de fonction ou en acquérant de nouvelles dans les différents ! centres organiques.

Abordons maintenant la solution de la difficulté la plus grande, qui est aussi la dernière, au moins en ce qui lcs.-jlB concerne comme individus. /

Les microzymas sont-ils des végétaux ou des animaux t u La question ainsi posée suppose qu’ils sont morphologique- j ment définis et organisés! Vous ne doutez pas qu’ils ne le

soient ; notons de nouveau, pourtant, que ceux qui les appellent micrococcus, les supposent végétaux et affirment, dans le nom même, leur organisation et leur vitalité. Ceux qui, à la suite de M. Pasteur, les appellent germes, corpuscules-germes, supposent évidemment qu’ils peuvent être aussi bien germes d’animaux que de végétaux; du reste, nous le verrons, M. Pasteur n’a pas voulu se prononcer, les définissant de manière à ne pas se compromettre ! Pour moi, conformément aux principes et aux faits exposés dans ces Conférences, j’ai toujours répondu en disant que :

« Les microzymas sont végétaux dans tes végétaux ; animaux dans les animaux ; puisqu’ils constituent ce qu’il y a de primitivement vivant dans les uns et dans les autres, mais qu’ils sont divers dans les diverses espèces et dans les divers centres organiques de chaque espèce; car, morphologiquement identiques, leur fonction n’est pas la même dans l’œuf, dans le sang, dans la rate, dans le foie, dans le thymus, dans le poumon, dans l’estomac, dans le pancréas, etc. Pour ce qui est de leur origine et parenté, disais-je, ils n’en ont pas d’autre, actuelle, quc l’être qui a engendré l’individu qui les contient. Les microzymas sont dans l’œuf, dans la graine ou la spore ; ils étaient auparavant dans les organes de la génération des'parents de cet œuf, de cette graine ou de cette spore. Ce que l’on appelle blastème, protoplasma, chacun selon son espèce et sa destination, ne sont vivants que par les microzymas qu’ils contiennent et qu’ils tirent du lieu où ils naissent dans l’individu qui les produit! »

Quant à savoir s’il y a eu des microzymas avant les organismes qu’ils servent à construire, la question est insoluble ! Il ne serait certainement pas sans intérêt de pouvoir déterminer si tel ou tel microzyma atmosphérique faisait primitivement partie constituante d’un animal ou d’un végétal. Mais, si la solution était donnée, ce ne serait point encore assez : il y aurait encore obligation de signaler à quel centre organique de quelle espèce il a appartenu ?

M. Ch. Robin, dont les travaux et les opinions sont de ceux qu’on n’a pas le droit de passer sous silence, a agité des problèmes de cet ordre. C’est ainsi qu’il a constaté que

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