‹ Les microzymasChapitre 265 sur 389 · DOUZIÈME CONFÉRENCE · texte numérisé non relu

DOUZIÈME CONFÉRENCE

Sommaire. — La santé et la maladie dans les systèmes des auteurs et dans la théorie du microzyma. — La notion du changement de fonction et de la conservation de la fonction acquise dans les microzymas. — Les microzymas pancréatiques nocifs en injection intraveineuse ; explications et- développements. — Injections intraveineuses de matières albuminoïdes et de zymases. — Les ferments et les fermentations de l’urine dans l’état physiologique et dans l’état pathologique. — La formation de l’urine. — Développements historiques. — Composés essentiels de l’urine : leur composition et leur constitution. — La néfrozymase. — Fermentation ammoniacale de l’urine. — Mucus et microzymas de l’urine. — Fermentation de l’urine physiologique au contact de l’air. — Les microzymas de l’urine considérés comme ferments alcooliques, acétiques, etc. — Les ferments de l’urine pathologique. — Notion de l’état morbide des microzymas. — Il n’y a pas de ferment spécifique de la fermentation ammoniacale : il y a fonction acquise pouvant se perdre. — Observation détaillée d’un cas remarquable de rétention d’urine. — Démonstration directe que les germes de l’air ne sont pas la cause de la fermentation ammoniacale de l’urine dans la vessie. — Conclusions.

Messieurs ,

Tout le monde a l’idée de ce que l’on appelle un être vivant. Mais peu de personnes ont l’idée très claire de ce qu’est l’organisation dans son essence. On a la notion vague de la chose, sans pouvoir préciser quelles sont, dans l’organisme vivant, les parties « d’où part l’action vitale », comme s’exprime M. Virchow. De même on a 1 idée de santé et de maladie, sans qu’on puisse définir exactement en quoi consistent l’une et l’autre.

Autrefois, peut-être encore aujourd’hui , deux doctrines ont été imaginées pour expliquer la maladie : le solidisme et

ï humorisme. i

Les humoristes attribuaient la maladie à une altération primitive des humeurs et en déduisaient des caractères nosologiques et des indications thérapeutiques. Ils se seraient

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sans doute arrangés de la théorie du protoplasma et du blastème : les protoplasmas ou les blastèmes étant des matières supposées anhistes, liquides ou semi-liquides.

Les solidistes , au contraire, pensaient que les solides sont seuls doués de propriétés vitales ; ils soutenaient, en conséquence, que les maladies tiennent aux lésions des parties solides de l’économie , et que ces parties seules peuvent devenir le siège de phénomènes pathologiques et recevoir l’impression de la cause morbifique. Les médecins sectateurs de cette doctrine se seraient aisément rattachés à la théorie cellulaire , car selon cette théorie les cellules sont seules actives, les liquides simplement passifs.

Il est facile de comprendre qu’il ne soit pas indifférent , pour le médecin qui traite un malade , d’être assuré qu’il a affaire à une masse de protoplasma ou de blastème, c’est-à-dire à un amas de principes immédiats plus ou moins nombreux et plus ou moins modifiés, plutôt qu’à quelque chose de vivant par soi et qui s’altère morphologiquement comme peut faire la cellule 1

Dans la première hypothèse, il fera comme les humoristes ; il admettra une altération primitive des humeurs, c’est-à-dire des principes chimiques qui les composent; et s’il lui répugne d’admettre la maladie d’un principe immédiat et sa vitalité, comme le veut le système protoplasmique , il s’imaginera, comme l’ont fait plusieurs avant Raspail et depuis, que la cause des maladies est hors du sujet malade, dans des parasites qui l’envahissent et dont les germes existent dans une sorte de panspermie morbifique comme il y a une panspermie des ferments! La pathologie se réduira pour eux à un Traité de l’histoire naturelle des parasites morbifiques!

Dans la seconde hypothèse , il fera comme les solidistes modernes, il cherchera dans l’organisme quelque élément figuré auquel il puisse raisonnablement attribuer une existence individuelle , et il écrira un Traité de Pathologie cellulaire basée sur l’étude physiologique et pathologique des tissus. M. Virchow, vous vous en souvenez, a posé le problème en ces termes : « La question est de savoir, a-t-il dit, quelles sont les parties du corps d’où part l’action

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vitale, quels sont les éléments actifs, quels sont les éléments passifs : » et il estimait que la question est très susceptible d’une réponse définitive; que, dans les applications de l’Histologie à la Physiologie et à la Pathologie , il est possible de s’assurer que la cellule est le dernier élément morphologique de tout phénomène vital ; que l’action vitale ne peut pas être rejetée au delà delà cellule, laquelle est l’élément organique per se dont cette action émane, mais qui n’est actif qu’aussi longtemps qu’il se présente à nous comme un tout complet !

Or, la cellule étant un élément anatomique transitoire , ne peut pas être l’unité vitale , l’élément organisé per se. Rappelez-vous que la cellule, après sa destruction, se trouve réduite à ses microzymas, et que ceux-ci sont le commencement de toute organisation vivante , et qu’ils en sont la fin physiologique. C’est ainsi que, procédant par exclusion, nous sommes arrivés à reconnaître que le seul élément morphologique fondamental et vivant dans un organisme , c’est le microzyraa. Un organisme est tissé de microzymas, comme une combinaison chimique est formée de corps simples. Les microzymas forment à eux seuls, unis par une matière intercellulaire, certains tissus; d’autres tissus ou organes sont formés de cellules qui ont été construites par les microzymas. Dans chaque centre d’activité : tissu non cellulaire, cellule, glande, le microzyma est l’élément morphologique fondamental. Une glande, un ganglion, une cellule, un tissu formé de cellules ou simplement de microzymas, constituent des systèmes, des appareils, au sein desquels les microzymas sont doués de propriétés qui sont en rapport avec la destination de ces systèmes ou appareils. Et j’appelle votre attention très spécialement sur la remarque que voici : Toutes les fois qu’une nouvelle fonction ou un nouveau tissu doivent apparaître dans un organisme, depuis l’ovule jusqu’aux poils , un appareil spécial est constitué, lequel fonctionne indépendamment des autres et pour son proprô compte. A ce propos, laissez-moi faire une citation empruntée à la première Leçon de la Pathologie cellulaire de M. Virchow; elle mérite Loute votre attention, car elle constitue le résumé de la théorie cellulaire fait par

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l’auteur qui a le plus écrit pour la faire triompher. M. Virchow s’exprime comme ceci :

« Une seule forme élémentaire traverse tout le règne organique, restant toujours la même ; on chercherait en vain à lui substituer autre chose , rien ne peut la remplacer. Nous sommes conduits à considérer les formations plus élevées, la plante, l’animal, comme la somme, comme la résultante d’un nombre plus ou moins grand de cellules semblables ou dissemblables. L’arbre représente une masse ordonnée d’après une certaine règle ; chacune de ses parties, la feuille comme la racine, le tronc comme la Heur, contient des éléments cellulaires. Il en est de même pour le règne animal. Chaque animal représente une somme cl’unités vitales qui portent chacune en elles-mêmes les caractères complets de la vie. Ce n’est pas dans un point limité d’une organisation supérieure, dans le cerveau de l’homme par exemple, que l’on peut trouver le caractère de l’unité de la vie; on le trouve bien plutôt dans l'arrangement régulier, constant de l’élément distinct. On voit donc que l’organisme élevé, que l’individu résulte toujours d’une espèce d’organisation sociale, de la réunion de plusieurs éléments mis en commun: c’est une masse d’existences individuelles dépendantes les unes des autres; mais cette dépendance est d’une nature telle que chaque élément a son activité propre , et même lorsque d’autres parties impriment à l’élément une impulsion, une excitation quelconque, la fonction n’en émane pas moins de l’élément lui-même et ne lui en est pas moins personnelle. »

Au point de vue philosophique , ce résumé exprime très bien l’idée générale qu’il n’y a de vivant que ce- qui est structuré, et que chaque parcelle de la matière d’un être organisé est vivante, parce quelle recèle un élément morphologiquement défini. Mais encore une fois la cellule n’est j pas l’unité vitale que la philosophie puisse admettre : la ('Cellule est déjà un appareil composé. Si donc on accepte (l’énoncé que Chaque animal représente une somme l< d’unités vitales , il faut reconnaître que l’unité n’est pas •la cellule , mais le microzyma, qui est vraiment le seul ^élément réellement irréductible qui porte en lui-même les

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caractères, complets de la vie et qui se retrouve partout, dans les liquides comme dans les solides dits intercellulaires.

La cellule, en effet, ne se retrouve pas avec ce caractère d’universalité , et nous avons reconnu dans la Mère de vinaigre et dans la Glairine de Molitg des productions non cellulaires et pourtant vivantes. Mais M. Virchow lui-même reconnaît un tissu intercellulaire où n’existent pas de cellules. En effet, le savant histologiste a été amené à concevoir le corps humain comme divisé en territoires cellulaires, parce qu’il a trouvé, dans l’organisation animale , une particularité qui ne se rencontre que rarement dans le règne végétal, c’est-à-dire l’existence d"un tissu intercellulaire. C’est, dit-il, la substance abondante ( intermédiaire , intercellulaire) homogène et régulièrement disposée qui sépare les cellules et dont il ne sait pas quelle est la partie qui dépend de la cellule , de telle cellule ou de telle autre. Cette substance intermédiaire, que M. Virchow considère comme non structurée , puisqu’il la dit homogène , était regardée par Schwann comme le blastème (cytoblastème) destiné au développement de nouvelles cellules. M. Virchow n’est pas de cet avis ; selon lui, lorsqu’un tissu n’est pas simple (entièrement composé de cellules placées, l’une à côté de l’autre et faciles à limiter), mais composé, où existe une substance intercellulaire, la cellule régit, outre son propre contenu, une certaine partie de lai substance qui l’entoure, laquelle partage le sort de la cellule et participe à ses altérations. Bref, dans les tissus composés, telle région appartient à une cellule, telle partie ài une autre (1). Les cellules sont'dans les tissus composéscomme des gouverneurs de territoires non habités! M. Virchow donne comme exemple d’un tissu composé de cette i sorte, le cartilage épiphysaire du bras d’un enfant. Eh! bien, dans la partie du cartilage où il n’y a pas de cellules, il y a des microzymas, et il est probable que dans tous les tissus-! dits homogènes par M. Virchow, il y en ait pareillement!

11 y a certainement dans la conception de M. Virchow, qui était aussi celle de Küss, un côté philosophique vrai

(1) Virchow, Pathologie cellulaire, première leçoD , pp. 11, 12, 13.

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que je vous ai montré. Mais l’idée qu’elle exprime est incomplète; elle n’est conforme aux faits, qu’autant qu’on la résume en disant avec Cuvier que « toutes les parties d’un corps vivant, sont liées et qu’elles ne peuvent agir qu’autant qu’elles agissent toutes ensemble. » Mais cette harmonie et cette solidarité, que Cuvier affirmait exister entre toutes les parties du corps vivant , n’exclut pas le fonctionnement séparé de ces parties et la diversité de leur fonction. Il y a coordination de toutes les fonctions particulières ; elles convergent toutes vers le même but final , qui est la conservation de l’individu et dè l’espèce. Pour atteindre ce but, il ne suffit pas d’éléments anatomiques mis en commun , d’une somme d’unités vitales, cellules ou microzymas, concourant, par une espèce d’organisation sociale , comme s'exprime M. Virchow, à la constitution de l’individu et à sa conservation : non, il faut un ensemble d’appareils divers dont le plus simple est la cellule. Tous ces appareils, sans doute , fonctionnent avec indépendance , chacun pour son compte; mais ils sont tous plus ou moins solidaires les uns des autres , de façon que le trouble fonctionnel qui survient dans l’un, retentit plus ou moins vivement sur le fonctionnement des autres et, par suite, sur le bien-être de l’économie tout entière. La santé résulte de l’harmonie des fonctions physiologiques de toutes les parties et, dans chacune, de l’intégrité fonctionnelle de l’élément anatomique fondamental qui est le microzyma. Un malaise peut résulter du fonctionnement dévié de l’une des parties seulement, sans que la santé soit compromise. Mais qu’est-ce que la maladie ?

N’attendez pas de moi , en ce moment , une réponse à cette question; elle est bien trop embarrassante ! Cl. Bernard s'était proposé un jour, de traiter la Médecine comme une branche de la physiologie ; à la lecture de ses Leçons de Pathologie expérimentale , il est facile de s’assurer que son embarras n’a pas été moindre que celui de beaucoup d’autres pour donner une définition de la maladie !

Mais si je ne vous dis pas en quoi consiste la maladie, je peux vous assurer que lorsque nous sommes malades, c’est bien nous qui sommes les patients, qui souffrons et que

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c’est bien notre corps qui est le sujet de la maladie qui l’opprime. Bref, la maladie est seulement l’apanage de ce qui est organisé et vivant! Tenons compte de cette vérité d’évidence et serrons-la de près pour en déduire immédiatement quelques conséquences.

Un corps vivant, nous en sommes assurés, est composé de plusieurs systèmes d'organes ou d’appareils , dont les éléments anatomiques sont réductibles au microzyma, et de composés chimiques nombreux : principes immédiats divers et matières minérales diverses; insolubles ou solubles, sans compter l’eau dont la masse, pour le corps humain, par exemple, représente près des de son poids. On peut dire avec vérité que tous les tissus, et leurs éléments anatomiques, sont plongés dans une solution aqueuse, variable selon les centres organisés, de ces divers composés organiques et minéraux, le tout contenu dans une enveloppe qui limite le corps organisé dans l’espace! C’est un tel système vivant qui peut devenir malade et qui peut mourir !

Qu’est-ce que devenir malade et mourir pour un corps ainsi constitué ?

Pour fixer les idées, prenons l’os comme exemple; il est sujet à plusieurs maladies. Or, dans sa totalité, abstraction faite de l’eau , il contient près de 66 pour cent de sels minéraux; le reste est représenté par environ 32 pour cent d’osséine et quelques centièmes d’éléments anatomiques et de vaisseaux! Parmi les substances purement minérales, c’est le phosphate de chaux . qui prédomine avec le carbonate, puisqu’il y a 53 pour cent du premier et 11 pour cent du second. Les éléments anatomiques sont eux-mêmes, au point de vue chimique , représentés par des principes immédiats. De façon que dans la théorie du protoplasma , ce qui devient malade ce sont tous ces principes chimiques ! Eh! bien, peut-on raisonnablement soutenir que du phosphate de chaux, du carbonate calcaire ou de magnésie, de l’osséine etc., puissent être dits capables de maladies? et de mourir? Non, cela n’est pas : les lois de la chimie protestent contre une manière de voir aussi étrange! Un composé chimique , même organique , est impérissable et naturelle-

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ment inaltérable, car la matière est inerte. Donc, s’il est vrai que l’on ne puisse pas dire que l’eau, qui compose la plus grande partie de notre être ; des matières purement chimiques et solubles qui entrent dans la composition des liquides de l’organisme , telles que l’urée , la créatine, la leucine , l’acide urique , l’acide taurocholique , la lécithine, l’albumine, les sulfates , les chlorures, phosphates; des matières insolubles comme la musculine, l’osséine, la cartilagéine et toutes les substances gélatinigènes qui font partie des solides de l’organisme, sont organisées et par suite peuvent devenir malades ; il faut conclure que c’est dans quelque chose qui n’est pas simplement de la matière chimique, mais qui est organisé, vivant, qu’il faut rechercher ce qui peut devenir malade , c’est-à-dire qui peut subir quelque modification dans sa manière d’être et sa fonction.

Oui, si nous n’étions formés que de matière purement chimique, nous serions impérissables aussi bien que toute matière, car dans la nature , matériellement, rien ne se crée et rien ne se perd : la substance d’un cristal qui se détruit n’est pas anéantie, elle peut toujours reformer le cristal, identiquement, individuellement ce qu’il était auparavant. Ce qui disparaît quand la destruction nous saisit, c’estplus que delà matière, laquelle, d’essence indestructible, ne reproduira jamais identiquement le même individu, à l’organisme duquel elle n’avait été que prêtée . C’est en tant qu’individus organisés et vivants que nous sommes la proie de la maladie etde la mort. Mais, être la proie de la mort, n’est-ce pas physiologiquement être encore la proie de la vie ? puisque la totale destruction, naturellement, n’est possible que grâce au concours de ce qui était physiologiquement et chimiquement vivant en nous et qui persiste après le trépas! Oui, tout être organisé est destiné à être la proie de la vie ! et cela estvraimême pourceux qui n’admettentpas la théorie du microzyma , mais qui invoquent l’action vitale et la panspermie des ferments, les quels ne sont que les auxiliaires accidentels du retour de la matière organique à l’état minéral. Rappelez-vous, en effet, que, selon M. Pasteur, la matière organisée s’accumulerait sans cesse si on l’abandonnait à elle-

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même à 1 abri des germes atmosphériques des vibrions et des bactéries !

La théorie cellulaire avait placé dans la cellule le siège initial de la vie et de la maladie. Nous avons vu que cette théorie est insuffisante ; elle a été abandonnée, même en Allemagne, par un grand nombre de médecins et de physiologistes, en tant qu’expression absolue des faits histologiques, physiologiques et pathologiques. La théorie du protoplasma prévaut de plus en plus , si bien que cette théorie ne pouvant pas rendre compte de la maladie en général, on cherche hors de l’organisme vivant, dans une panspermie microbiotique, la cause de toutes les maladies. Et c’est là une erreur ajoutée à une autre erreur !

Il n’est pas nécessaire d’insister davantage sur ce que les microzymas sont les unités vivantes sans lesquelles les phénomènes chimiques, physiologiques et histogéniques qui sont manifestés dans l’organisme ne seraient pas, à moins de reconnaître des effets sans cause. Or, autant il y a de centres fonctionnels, irréductibles quant à la fonction, autant de microzymas d’espèces distinctes, fonctionnellement, au sens chimique et physiologique.

Je crois devoir rappeler cependant que les microzymas, à la dimension près, sont morphologiquement identiques dans tous les centres d’activité ; il résulte de cette*remarque qu'une description ne pouvant pas les distinguer comme espèces, il convient de les désigner par leur origine dans l’être qui les contient, mais surtout par leur fonction originelle. Toutefois, l’origine du microzyma peut ne rien apprendre sur sa fonction chimique , puisque], d’après M. J. Béchamp, la fonction d’un microzyma d’une glande donnée de fœtus n’est pas la même qu’il possédera plus tard dans cette glande du même animal, etc. Il faut grandement tenir compte de cette remarque et de cette autre, que les microzymas d’une même glande ou tissus de deux animaux différents d’espèce, ne sont pas nécessairement de même fonction chimique. Enfin, pour caractériser un microzyma par sa fonction, il faut se rappeler que les milieux ne remplissent que les conditions de la manifestation des phénomènes vitaux des tissus, des systèmes orga-

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