DE SUBSTANCES DIVERSES
fication, était intégralement soluble dans l’eau, et son pouvoir rotatoire :
L’injection dans les veines détermine des troubles fonctionnels considérables qui , dans les proportions d’environ 0sr,35 par kilogramme d’animal (chien), déterminent la mort.
Et la diastase se retrouve partiellement dans les urines, sans modification de son pouvoir rotatoire et de ses propriétés chimiques.
Pcincréazymase (1). Elle avait été extraite de l’infusion du pancréas de bœuf broyé; elle avait pour pouvoir rotatoire :
[a]jf = — 34°
On a fait sept expériences concordantes , desquelles il est résulté que l’injection intraveineuse de la pancréazymase amène des troubles fonctionnels d’une gravité exceptionnelle et détermine la mort, quand sa proportion atteint environ 0sr, 1 5 par kilogramme d’animal (chien). Elle n’est éliminée par les urines que partiellement, avec conservation de tous ses caractères.
Quelle que soit l’explication de ces derniers faits, il est évident que l’injection intraveineuse de substances aussi parfaitement solubles que la gélatine (rendue soluble à froid), la diastase, etla pancréazymase , ne détermine pas la mort par le mécanisme des embolies capillaires dans le poumon , le cerveau, etc. J’ai dit de substances d’une solubilité si parfaite, je devrais ajouter : qui , telles que la diastase etla pancréazymase, sont des ferments solubles qui, loin de former des embolies , tendent à rendre plus solubles, en les transformant, certains éléments du sang, et qui traversent les reins et se retrouvent partiellement dans l’urine. Mais il faut qu’il ne reste pas de doutes dans vos esprits; pour cela je vais rapporter trois expériences très significatives de MM. Baltus et J. Béchamp :
1 . A un chien pesant 1 3 kilog. , 5, on a injecté par la fémorale 18gr d’albumine du blanc d’œuf dissous dans 90cc d’eau. L’animal non seulement n’est pas mort , mais il a très bien %
(1) Ibid.
INJECTIONS INTRAVEINEUSES
supporté l’opération. Et, de l’urine rendue par le chien sous cette influence, on a extrait 105r,2G d’albumine contenant une zymase énergique, capable de transformer la fécule cuite en glucose. Donc lsr,37 d’albumine injectés, par kilogramme d’animal , dont près de la moitié , contrairement à ce que l’on croyait , est resté dans son organisme, et qui contenait une zymase , n’ont déterminé aucun trouble maladif appréciable.
2. A un chien de chasse, pesant 11 kil.,5, on injecte 6sr5de caséine pure dissoute dans une quantité de carbonate de soude telle que la solution était neutre. Le volume de la solution était de S5CC. L’animal ne présente pas le plus léger trouble. . Et la caséine est presque totalement retenue , car on n’en retrouve , plus ou moins modifiée , guère plus de 1er.
3. A un chien mouton pesant 9 k., 3, on injecte en une demi-heure, par la fémorale, S0CC de lait. Après un peu de malaise , le chien se remet, boit et mange de bon appétit. Les urines ne contiennentpas de caséine.
Ces expériences sont concluantes; la dernière tout particulièrement puisquele lait contient, outre ses microzymas, les globules graisseux avec leur membrane, ainsique les détritus des cellules glandulaires détruites.
Il ne peut donc pas être question de phénomènes mécaniques, pour expliquer la mort par les microzymas pancréatiques; leur nocivité tient sans doute "à une tout autre cause , qu’ils doivent à une spécificité très particulière , car leur influence est incontestablement personnelle. Ils sont nocifs , sans doute par la propriété qu’ils ont de produire la pancréazymase et, par là, de digérer les matières albuminoïdes, sur quoi j’appellerai votre attention.
Quoi qu’il en soit, vous ne pouvez pas mettre en doute que les microzymas du foie et ceux du lait ne sont pas de ceux qui, injectés dans les veines, sont nuisibles; et si vous notez que toutes les expériences de MM. E. Baltus et J. Béchamp ont été faites sans prendre aucune précaution contre les germes de l’air, vous conclurez que ceux qui sont tombés dans les liquides injectés n’ont été pour rien dans les phénomènes observés.