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PAR MICROZYMAS DE L’URINE

Vous avez sous les yeux une fermentation qui est en train, où la fécule fermente par des microzymas et des bactéries de l’urine putréfiée.

Je vais vous citer quels sont les résultats obtenus avec les organismes des fermentations d’urine dont je vous ai parlé.

I. Les ferments de l’expérience I (d'urine d’homme de 49 ans), pesaient, humides, à l’état de pâte, V. On les a mis, le 23 août, dans une solution de sucre de canne (508r pour 500 d’eau), avec les précautions d’usage , et l’appareil a été muni d’un tube abducteur. S’il s’est dégagé du gaz, le dégagement a été si lent qu’il n’a pas été possible d’en déterminer la nature avec assez de précision. Le 10 décembre suivant, la liqueur est acide et réduit le réactif cupropotassique. Distillé et trouvé :

Alcool absolu 0cc-,4

Acide acétique .... 6sr-,0

II. Les ferments de l’opération II (urine d’homme de 18 ans), qui n’avait pas subi la fermentation ammoniacale, ont fourni un résultat semblable; seulement le dégagement d’acide carbonique et d’hydrogène a pu être sûrement constaté.

A l’égard des ferments, voici ce quia été observé. Ceux de la première de ces expériences sont restés ce qu’ils étaient, sauf que la bactérie à tête brillante n’existe plus ; ceux de la seconde n’ont subi aucun changement. Et j’ajoute qu’il n’y a ni torulacée , ni mycélium dans aucune des deux.

III. Les ferments de l’opération V (urine d’homme de 52 ans, créosotée), formés de microzymas simples et évolués en chapelets de grains (torulacée), qui n’avaient pas fait putréfier l’urine ammoniacalement, encore empâtés de mucus , sont mis dans 406r d’empois contenant 2er de fécule et très légèrement créosoté. Laissé à l’étuve à 30-40 degrés centigrades, dans un appareil clos par un tube abducteur.

L’état de l’empois et des ferments est examiné de 24 en 24 heures. 48 heures après le début de l’expérience, il y a moins de longs chapelets; les microzymas accouplés

FERMENTATIONS

deux à deux ont évidemment chacun de leurs grains un peu allongés. 72 heures plus tard, il y a quelques petites bactéries et un petit nombre de grandes bactéries mobiles, droites ou articulées, à deux à trois segments , qui se meuvent en rapprochant les articles puis les étendant brusquement. Les longs chapelets ont peu à peu disparu , et ont semblé être remplacés par des bactéries. Il y a encore des granulations libres, et un petit nombre d’accouplés. L’empois, sans se liquéfier complètement, est devenu acide !

Ces faits ne vous surprennent pas, vous connaissez assez l’histoire des microzymas pour savoir quelle est l’influence des milieux sur les phases de leur évolution.

IV. L’expérience suivante est très significative. L’urine d’un diabétique guéri, ne contenait plus une trace de sucre. Au début, en décembre 1865, elle commençait à devenir alcaline, elle contenait déjà des bactéries dans son mucus. Elle est conservée en vase bouché, du 25 décembre 1865 au 23 avril 1867, sans l’ouvrir pendant tout ce temps. L’expérience a été faite pour savoir ce que deviendraient les ferments ! Le dépôt étant alors recueilli , l’urine est alca-‘ line, infecte. Le dépôt est formé de beaucoup de matières minérales et de microzymas très mobiles : sans bactérie ni torula. Le tout est introduit aussitôt dans 400cc d’empois contenant 20sr de fécule et 20gr de carbonate de chaux pur, préparé dans des liqueurs bouillantes, etc. Le 30 avril, on commence à recueillir du gaz, mélange d’acide carbonique et d’hydrogène. Le gaz analysé les jours suivants contenait en centièmes et en volume :

30 avril

1er mai

3 mai

Acide carbonique.

Hydrogène . . .

Le produit -de la

fermentation

contenait de

l’alcool,

l’acide acétique et de l’acide butyrique.

Les ferments à la fin de l’expérience ne sont que des microzymas et des bactéries.

V. Mais il ne faut pas s’imaginer que pour agir comme ferment sur le sucre ou sur la fécule, il faille que les microzymas urinaires aient d’abord éprouvé l’évolution bactérienne.

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