‹ Les microzymasChapitre 281 sur 389 · ORGANISMES IMPÉNÉTRABLES · texte numérisé non relu

ORGANISMES IMPÉNÉTRABLES

ments parasitaires de cette nature.... (1)» D’autre part, cependant, il assure qu’ « en définitive on peut conclure rigoureusement (2) que les liquides de l’économie, le sang et l’urine, par exemple, peuvent donner asile à des ferments divers, au sein même des organes, quand des causes extérieures viennent à. faire pénétrer dans ces liquides les germes de ces ferments, et que des maladies plus ou moins graves en sont la conséquence : par contre, on doit admettre que dans l’état de santé, le corps des animaux est fermé ù. l’introduction de ces germes extérieurs. » Au sujet de cette dernière assertion, M. Pasteur, toutefois, reconnaît que des « expériences directes peuvent seules porter la conviction dans les esprits (3). »

On pourrait croire que d’une part , M. Pasteur a prouvé cette impénétrabilité et que des millions de microzymas que les 8.000 litres d’air introduisent journellement dans nos voies respiratoires , aucun ne reste et ne passe outre ; d’autre part, qu’il a directement démontré la pénétration des germes, dans certains cas extraordinaires. Non, aucune de ces preuves n’a été faite. L’impénétrabilité du corps, humain aux germes, M. Pasteur a cru la démontrer par son expérience sur le sang; il crut y trouver la démonstration qu’il n’y avait pas de germes de bactéries dans le sang. Chose étrange, ce qui aurait dû lui faire découvrir les microzymas dans ce liquide est précisément ce qui les lui fait nier! Reportez-vous à la cinquième Conférence où nous avons étudié l’évolution bactérienne des microzymas sanguins et fibrineux! C’est donc d’une expérience mal interprétée et non comprise que M. Pasteur conclut qu’il n’y a pas de germes dans le sang, et que l’organisme leur ferme toute entrée. M. Pasteur n’a pas réfléchi que si, dans l’état de santé, le corps des animaux est fermé à l’introduction de ses germes, et qu’ils y pénètrent dans l’état de maladie, c’est donc que la maladie peut se produire sans les germes. Mais négligeons cette manière de contradiction et recherchons

(1) L. Pasteur , Études sur la bière, p. 40.

(2) Ou a vu dans la dernière Conférence que la conclusion n’est pas rigpureuse : M. Pasteur n’a rien démontré à cet égard.

(3) L. Pasteur, Études sur la bière , p. 46 (1876).

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