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LES BACTÉRIES

de sa manière de voir il donnait comme preuve , d’abord les laits tirés de ses observations et des expériences de M. Pasteur. Quelques chirurgiens ayant infirmé les conclusionsde M. À. Guérin, celui-ci écrivit ceci: « Je repousse les résultats annoncés par les médecins qui prétendent que la ouate n’empêche pas les vibrions de se produire dans le pus. »

En 1875 , M. Gosselin (1), au nom d’une Commission dont M. Pasteur faisait partie, lisait à l’Académie des sciences un Rapport sur le travail deM. A. Guérin. Il résulte de ce Rapport que M. Pasteur « a eu l’occasion d’examiner le pus trouvé au fond des appareils ouatés après 20 à-24 jours d’application, en avril 1874, avec M. A. Guérin, et il n’a trouvé ni vibrions ni bactéries. » Mais M. Gosselin, dans trois cas, a trouvé dans le pus clos corps mouvants en grand nombre ; et , une autre fois , en présence de deux membres de la Commission, dontM. Pasteur; « nous avons tous, dit M. Gosselin , constaté la présence de vibrions et de bactéries. »

Mais peut-être que ces quatre opérés, grâce aux ferments, étaient sous le coup de l’infection purulente ; détrompezvous, car, dit M. Gosselin : « J’ajoute que, sur ces quatre malades , les plaies, au moment où l’on a enlevé le bandage, présentaient un aspect favorable; qu’aucun d’eux, malgré la présence des vibrions et des bactéries , n'a eu ni la putridité du pus , ni l’infection purulente, et que leurs plaies se sont cicatrisées très régulièrement. »

Comment donc M. Pasteur et M. A. Guérin n’ont-ils pas aperçu les microzymas qui se trouvent nécessairement dans le pus, soit seuls, isolés ou accouplés , même dans les cas où n’y existent certainement pas de bactéries ni de vibrions? M. Gosselin va nous le dire : L’illustre chirurgien fait remarquer que , pour découvrir les corps mouvants , vibrions et bactéries, que ni M. Pasteur ni M. Guérin ne voyaient, il faut des grossissements de 500 et 600 diamètres ou même de la lentille à immersion qui va à 1 300 et 1400. Ces grossissements sont nécessaires, en effet, pourapercevoirdistinctement des objets de 0mm,001 à 0 m m , 0 0 0 6-, que M. Gosselin

(I) Comptes rendus, t. LXXX, p. 81 (1875).

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