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ET LA SUPPURATION

a vus: Notons, en passant , qu’en 1874, M. Pasteur n’avait pas encore su distinguer le microzyma du pus ; il a mis à profit la leçon de M. Gosselin, et plus lard , il découvrira ce microzyma associé en 8 , mais il l’appellera micî'obe pyogénique, lui croyant une fonction spéciale dans une spécificité particulière.

« Mais que penser enfin du rôle des ferments , qui a été la préoccupation principale de M. A. Guérin? » M. Gosselin ne veut pas le nier ; il accepte qu’il est bon d’en préserver les plaies si la chose est réalisable , mais il conclut que les ferments n’agissent pas d’une façon nuisible sur toutes les matières organisées; et en grand chirurgien qu’il est, il prend en haute considération l’altération qui donne aux tissus et aux liquides exposés à l’air une inflammation traumatique intense. Dans le pansement ouaté , les avantages peuvent résulter de la suppression des germes de l’air, mais surtout de la compression qui diminue l’afflux du sang vers les vaisseaux de la plaie , de la chaleur uniforme qu’il entretient , de l’immobilité qu’il procure à la région malade, toutes influences qui modèrent l’inflammation , etc.

M. Pasteur a fait, sur le Rapport de M. Gosselin , de très longues remarques qui méritent d’être lues , quand on veut se faire une idée de la façon dont le savant chimiste comprend l’organisation et la guérison d’une plaie ; c’est le commentaire le plus accentué de son idée de la maladie (1).

(1) Voici le résumé des remarques de M. Pasteur : il se demande ce qui arriverait si une plaie était maintenue, dès le début, entourée d’air pur, privé de germes; il est porté à croire que la guérison serait nécessaire, parce que rien ne gênerait le travail de réparation etc. « Mais quelle est la théorie de cette réparation ? « Selon moi, dit M. Pasteur, on ne saurait mieux comparer la blessure d’un membre et la réparation qui est le signe et le complément de la guérison, qu’à ce qui se passe lorsqu’on blesse un cristal, et qu’on replace ensuite ce crjstal dans une eau-mère, c’est-à-dire dans son liquide nutritif.... Le cristal blessé se reconstitue dans son intégrité première... le travail de nutrition sur la blessure est incomparablement plus marqué que sur les autres points de la surface dont la forme extérieure n’est pas

altérée Des faits tout semblables n’ont-ils pas lieu à la surface d’un

membre blessé : le travail de la vie, la nutrition en ce point ne sont-ils pas beaucoup plus actifs que partout ailleurs? La seule différence entre la réparation des membres d’un cristal blessé et la réparation à la surface du corps de l'animal, consiste en ce que, pour ce dernier, la nutrition vient de l’intérieur à l'extérieur, tandis que pour le cristal elle

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