ET LA TUBERCULOSE
culose, n’est pas une maladie parasitaire. Non, non, il n’y a pas un microzyma tuberculeux originairement créé pour rendre les gens et les bêtes phthisiques. Malgré M. Pasteur et ses adeptes, les médecins continueront de regarder la phthisie comme développée par d’autres causes qu’un parasite : le séjour habituel dans un lieu où l’air n’est pas suffisamment renouvelé , les variations de température intempestives , l’humidité habituelle , l’alimentation insuffisante , des aliments de mauvaise qualité et, par-dessus tout, l’inconduite et certains vices, ou la cohabitation avec des phthisiques.
Et maintenant appliquez la notion que la cellule est un élément anatomique transitoire, et cette autre, qu’un microzyma est susceptible de changer de fonction et de devenir morbide , et vous reconnaîtrez que les microzymas de la tuberculose ne sont que le terme ultime de la régression ’ d’une cellule ou d’un groupe de cellules, mais des microzymas devenus morbides. Quand on inocule ce microzyma , il ne se multiplie pas, mais il produit une dys’crasie qui modifie les conditions d’existence de certains groupes de cellules, d’où résulte leur régression, avec évolution morbide de leurs microzymas.
Dans la précédente Conférence , je vous ai déjà parlé du pus. Il est nécessaire que je vous en entretienne encore, car il joue un très grand rôle dans la pathogénie parasitique. Il faut que vous soyez convaincus que ce produit pathologique n’est pas la conséquence de l’intervention d’un parasite , mais la suite d’actes purement physiologiques s’accomplissant dans l’être vivant.
Le pus ordinaire et le pus virulent. Tous les tissus ne sont pas également aptes à donner du pus : Selon M. Virchow (l), il est douteux que les éléments musculeux , nerveux et vasculaires (capillaires), le produisent; il y aurait deux modes de production du pus : la formation épithéliale et la formation conjonctive; tant qu’elle est purement épithéliale, il n’y a pas de perte notable de substance; il ne se forme pas d’ulcér.ation , ce qui arrive chaque fois que le pus se forme dans le tissu conjonctif. Dans la théorie
(1) Virchow, Pathol, cell., p. 375.