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LA FIÈVRE PUERPÉRALE

Fièvre puerpérale . Il y a déjà longtemps, M. Ch. Robin (1) a fait une étude attentive des lochies depuis l’accouchement jusqu’à leur cessation, qui correspond au retour de la muqueuse utérine à l’état physiologique. Au début, dès la fin du premier jour, le nombre des hématies diminue , les leucocytes augmentent, et on trouve dans le liquide, outre les cellules épithéliales du vagin, des cellules sphéroïdales et des granulations moléculaires très nombreuses. Dès le second jour, les leucocytes sont plus nombreux que les hématies, et bientôt ces dernières disparaissent. Les leucocytes étant prédominants , on en trouve qui sont devenus plus volumineux et en même temps granuleux. À la fin , les granulations moléculaires deviennent plus nombreuses ainsi que les globules granuleux. Telle est l’origine des microzymas des lochies : ils sont le résultat de la régression des leucocytes et des globules devenus granuleux. C’est ce qui se passe toujours lorsque les cellules se résorbent ; le phénomène est le même et produit par le même mécanisme , quoique dans d’autres conditions que pour les globules des alvéoles pulmonaires qui produisent le tubercule. Sous certaines influences, après la parturition, les femmes peuvent être atteintes de fièvre puerpérale. On a fait de cette terrible maladie une maladie parasitaire. Le germe du parasite , bien entendu, remonte, de l’extérieur, jusque dans l’utérus blessé, etc., etc. On a trouvé dans les lochies, dans les lymphatiques, etc., des microzymas en chapelets de grains, le microzyma en 8 de chiffre : M. Orth a appelé cela micrococcus , c’était le parasite. M. Pasteur a vu ces microzymas en évolution bactérienne; c’était, dans son opinion, le parasite de la maladie, qui, pénétrant à l’intérieur, produit les désordres que l’on connaît. Loin de voir dans les leucocytes des lochies, dans les tissus où des lésions se produisent, l’origine de ces microzymas, on suppose invariablement qu’ils viennent de l’air, sans jamais donner la preuve directe de l’assertion. On a été jusqu’à introduire dans les parties génitales d’une chienne qui venait de mettre bas des matières provenant de femmes ayant succombé à l’affreuse maladie : on a fait souffrir inutilement la pauvre (t) Leçons sur les humeurs , p. 568.

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